‹ Un jour dans la luneChapitre 15 sur 20 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

Influences astrales et Astrologues.

La recherche des causes est bien vraiment une loi profonde de l'esprit, une loi qui s'impose à lui forcément et nécessairement, car de tout temps, nous avons vu l'humanité chercher derrière les effets constatés une raison capable d'en fournir use explication logique.

Ces causes venaient-elles à lui échapper par le fait d'une ignorance invincible, l'homme cherchait l'explication dans les phénomènes d'à côté, souvent dans les puissances de la nature qu'il personnifiait pour la circonstance et auxquelles il prêtait les pouvoirs les plue extravagants.

C'est ainsi que la voûte céleste attirant l'attention des peuples primitifs, les constellations furent vite appelées à jouer un rôle prépondérant dan6 les destinées humaines et dans toue les actes de la vie.

Virgile nous apprend qu'on associait Orion à la pluie prochaine, et que les Pléiades pronostiquaient l'orage.

Mais la présence au-dessus de l'horizon du Soleil, de la Lune ou des planètes, et, plus tard, la position calculée de ces astres dans le ciel, fut toute une science aux mains des astrologues pour prédire l'avenir.

Le Soleil, comme on le sait, rend visite, pendant le cours de l'année, aux douze Constellations zodiacales. Un individu naissant dans tel ou tel mois était donc sous l'influence bonne ou mauvaise de telle ou telle constellation. Le déterminisme avait ainsi beau jeu.

Ne souriez pas, bon nombre d'à ira nachs se croiraient, encore aujourd'hui, au-dessous de leur réputation, b'Us ne donnaient pas et bo pei tiré* île la

position du Soleil dans chaque partie du Zodiaque.

Etes-vous né sous le signe du Taureau ou du Bélier? Vous êtes assuré de la prospérité matérielle.

Le Scorpion vous prédit la destinée contraire, le Lion réalise le6 héros, la Vierge inspire les chastes inclinations, le Capricorne donne la richesse, etc., etc.

Malheureusement la diversité des destinées humaines pour les sujets nés sous tel ou tel signe a toujours été telle que les astrologues éprouvèrent < de bonne heure la nécessité d'explications additives.

C'est alors qu'on fit intervenir l'action de la- Lune et des planètes.

Mercure patronnait les arts; Mars excitait à la guerre; Vénus ne pouvait que conserver 6on rôle mythologique; Jupiter indiquait aux mortels nés sous son influence qu'ils étaient destinés aux plus grands triomphes, témoin ce passade tiré d'un volume d'Astrologie datant de Louis XIII : « Dans le premier signe du zodiaque, Jupiter fait les nobles, les puissants, les évêques, les préfets, les sages, les philosophes, les marchands, les banquiers. »

Saturne était associé aux plus grandes douleurs, il était considéré comme une étoile néfaste. Qu'aurait-on dit d'Uranus et de Neptune qu'on ne connaissait pas à cette époque?

Tout cela paraissait fort nature], personne n'avait envie d'en rire et cependant on croit rêver en lisant les manuscrit:-, du moyen âge et les horoscopes extraordinaires qu'ils contiennent.

Influence des signes du zodiaque SUR LE CORPS HUMAIN

(D après "ii ancien manuscrit.)

Les doctrines astrologiques très en honneur chez les Arabes étaient passées en Espagne, mais ce fut surtout au retour des croisades quelles se répandirent dans l'Europe occidentale.

Les rois et les princes eurent alors leurs astrologues attitrés et c'était bien le cas pour ces pauvres gens de répéter la parole de l'Ecriture : N otite confidere m principibus. « N'ayez aucune confiance dans les grands de ce monde. »

La flatterie, qui réussit presque toujours auprès d'eux, n'était souvent d'aucun secours aux astrologues et ceux-ci devaient se mettre l'esprit à la torture pour trouver mieux.

C'est ainsi qu'un jour d'humeur, Louis XI fit venir Galeotti, son astrologue, et lui posa une question fort embarrassante :

— Puisque tu sais tout, à ce que tu prétends, lui dit le prince, apprends-moi donc quand tu mourras.

Galeotti n'ignorait pas, hélas ! que le roi avait commandé à ses gens de le mettre dans un sac au premier signal, et de le jeter à la Seine.

Son esprit d 'à-propos le sauva de cette fâcheuse situation.

— Sire, répondit-il incontinent, j'ai' précisément consulté les astres à ce sujet, et ils m'ont appris que je mourrai trois jours avant Votre Majesté.

Le roi, fort superstitieux, n'en crut rien peut-être, mais il n'eut garde de donner suite à son projet : « Après tout, pensa-t-il, on ne peut savoir! »

Chose étrange et qui peut jusqu'à un certain point excuser la croyance près-

Kn bant, la mer dos Ploies le cap de Laplace, le golfe dos Iris au-dessous le grand cirque noir est Platon. Pins bas encore, la mer du Froid el le pôle Nord de la Lune très montagneux (Image renversée). [D'après Vatlas photographique de l'Observatoire de Paris.)

que universelle à l'Astrologie aux époques où la Mécanique céleste n'était pas née, les astronomes euxmêmes donnaient l'exemple et la plupart d'entre eux cumulaient les fonctions d'astrologue et d'asironomien.

Il est vrai que plusieurs ne voyaient en l'Astrologie qu'un gagne-pain nécessaire et une façon indirecte de pouvoir se livrer à des travaux plus sérieux.

Dans ses Ephémérides de 1469.

Jean Miiller, qui n'est autre que Regiomontanus, recherche les aspects de la Lune sous lesquels il est préférable d'opérer une saignée, et sur quelles parties du corps humain influent plus spécialement les divere signes du Zodiaque.

Nous lisons, en effet, sur une vieille gravure d'un manuscrit de la bibliothèque de Bourges, des indications analogues.

Taurus (le Taureau) influe sur le col et le dessus de la gorge, le Cancer sur la poitrine, l'estomac, la râtelle et le poumon, etc.

Stoefler, habile mathématicien qui professait à Tubingue, croyait à l'influence des astres sur les événements terrestres.

Ayant calculé qu'il devait se produire une conjonction des planètes Mars.

Jupiter et Saturne au mois de février 1524, il annonça pour cette époque un déluge universel.

Pouvait-il en être autrement puisque le phénomène céleste devait avoir lieu dans la constellation des Poissons?

La prophétie fit grand bruit et un docteur de Toulouse, nommé Auriol, l'ayant prise fort au sérieux, fit immédiatement construire un énorme bateau sur les plans de l'arche de Noé.

Février arriva... et ce fut le mois le plus sec de l'année '

Jérôme Cardan, au court- d'un voyage qu'il fit en Ecosse, tira, dit -on, l'horoscope d'Edouard VI.

Mais il entassa tellement d'insuccès

Influence des planètes sur le corps humain. (D'après un ancien manuscrit.)

dans ses prédictions, que, dégoûté de la vie, il finit par annoncer sa mort pour l'année 1570.

Comme il voulait, au moins une fois, prouver l'exactitude de ses prophéties, il se laissa mourir de faim.

Tycho-Brahé (1546-1601) ne séparait pas habituellement l'Astrologie de l'Astronomie; ces deux sciences n'en faisaient qu'une à l'époque, ou plutôt la véritable Astronomie n'était pas née.

Appelé à l'étude des astres par une véritable vocation, Tycho avait eu toutes les peines du monde à réaliser ses desseins.

Son père, Otho Brahé, seigneur de Knudstrup, en Scanie, avait été élevédans la plus parfaite ignorance, comme il seyait à la noblesse cU ce tempe-là. Il

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Statue de Tvcho Br\hé.

Érigée dans le jardin de l'Observatoire de Lund Suède).

consentit cependant à envoyer son fils, d'abord à Copenhague, puis à Leipzig, faire ses études de droit, mais Tycho trompait la vigilance de son gouverneur et toutes les nuits étaient passées à étudier la voûte céleste.

D'un caractère bon et généreux, doué de sentiments élevés, il avait toutefois un tempérament violent et emporté. Ce fut pour lui la source d'ennuis sans nombre qui le suivirent toute son existence.

Pendant qu'il étudiait à Leipzig, il tira, parait-il, botj prr>pre horoscope et il constata avec effroi que son thème, en ce qui touchait la planète Mars, lui annonçait une difformité dans le visage.

Rien ne justifiait cette affirmation, lorsqu'un beau jour il se prit de querelle avec un de ses compagnons au sujet d'un théorème de géométrie, i Le duel fut décidé. Par utic nuit noire, à la lueur d'une torche fumeuse,

les deux adversaires se chargèrent avec fureur et après plusieurs reprises, un coup de sabre enleva le nez de Tycho- Brahé.

L'horoscope était accompli.

Tycho ne fut pas découragé par si triste aventure ; sa blessure guérie, il se confectionna un nez artificiel en or, argent et cire. L'imitation était si parfaite, au dire de ses comtemporains, que personne ne put jamais s'en apercevoir.

Kepler lui-même, qui devait s'illustrer par la découverte de lois immortelles, a été obligé de faire de l'Astrologie.

A chaque instant ses œuvres font mention des merveilleuses propriétés des nombres, des influences troublantes, de la conjonction des planètes, etc., etc.

Il n'avait que vingt -quatre ans lorsqu'il fut nommé professeur à Graetz, en Styrie (1594). Outre sa chaire d'enseignement, il avait la charge de faire des aimanachs : pronostics du temps, horoscopes, tout cela côtoyait les nombres astronomiques relatifs à la position des astres.

Plus tard, il dut continuer cette triste profession pour nourrir sa nombreuse famille, et bien des fois il tira l'horoscope des princes qui l'appelaient en leur présence afin de « connaître leur sort par les astres ».

Kepler, au fond, n'ajoutait aucune foi à ces pratiques, et la preuve nous en est donnée par ce passage bien explicite : « De quoi vous plaignez-vous, philosophes trop délicats, si une fille (l'Astrologie) que vous jugez folle soutient une mère sage (l'Astronomie) mais pauvre, si cette mère n'est soufferte parmi les hommes plus fous encore, qu'en considération de ces mêmes folies? Si l'on n'avait eu le crédule espoir de lire l'avenir dans le ciel, auriez-vou6 jamais été assez sages pour étudier l'Astronomie pour ellemême? »

Et de fait, à l'époque de Kepler, les alchimistes, astrologues et magiciens pullulaient à tel point que L'Estoile écrivait dans son Journal de Henri 111 : « Du temps de Charles IX, cette vermine était

parvenue à Faris à une telle immunité qu'il y en avait jusqu'à 30 000, comme le confessa leur chef en 1572. »

Henri II consultait souvent le célèbre Nostradamus qui avait écrit les Centuries, recueil prophétique auquel personne ne comprit jamais rien, pas même leur auteur, très probablement.

Cet ouvrage, dont Henri II avait accepté la dédicace, valut cependant à Nostradamus d'être a.ppelé près du roi qui lui fit remettre 100 écus d'or et Renvoya à Blois tirer l'horoscope des jeunes princes, ses fils.

Xostradamus fut comblé d'honneurs à la suite de cette mission, et plus tard Charles IX et Catherine de Médicis se l'attachèrent.

Cette dernière ne tarda pas à concevoir pour l'Astrologie la plus haute estime. Elle dépensa des sommes folles pour construire des observatoires dans le seul but de pouvoir elle-même consulter les astres.

L'un des plus célèbres fut celui de l'hôtel de Soissons qui consistait en une colonne haute de 30 mètres et que la pioche des démolisseurs a respectée jusqu'à l'heure actuelle.

Cet Hôtel de Soisson6 a toute une histoire assez singulière se rattachant précisément à l'Astrologie.

Laissons Dulaure nous la raconter lui-même :

« Pourquoi cette reine, après avoir fait bâtir le château des Tuileries, y avoir employé des sommes considérables, les talents des plus célèbres artistes et toutes les recherches et les commodités du luxe, l'abandonna-t-elle peu de temps après que cet édifice fut achevé ? Pourquoi, mécontente de ce palais, achetât-elle, dans un moment où les finances étaient épuisées, l'abbaye de Saint-Maurdes-Fossés pour y bâtir sa demeure?

Pourquoi abandonna-t-elle ce projet

Figures anciennes servant à tracer les horoscopes.

Les 12 fuseaux de la Sphère céleste correspondent aux 12 enceintes du carré.

pour en adopter un autre et acheter le couvent des Filles pénitentes? Pourquoi fit-elle déplacer les religieuses qui l'habitaient pour les transférer à l'abbaye de Saint- M agloire et séculariser les religieux de cette dernière abbaye pour les transférer dans l'hôpital de Saint-Jacques-du- Haut-Pas ? Pourquoi fut-elle obligée de solliciter auprès du roi, son fils, la permission de conclure ces échanges, acquisitions, déplacements, de solliciter auprès du pape des bulles pour ratifier ces transactions et sécularisations, et, auprès du Parlement, l'enregistrement de tous ces actes?

Pourquoi, enfin, ordonnât-elle tant de changements et renonça-t-elle aux Tuileries pour faire bâtir et pour habiter un nouvel hôtel? Le voici. C'est que Catherine de Médicis était épouvantée de la prédiction d'un astrologue, qui lui avait annoncé qu'elle mourrait dans un lieu a.ppelé Saint-Germain; or les Tuileries étaient situées dans la paroisse de Saint- Germain-l'Auxerrois. « On la vit aussitôt, dit Mézeray, fuir superstitieusement tous les lieux et toutes les églises qui portaient ce nom. Elle n'alla plus à Saint-Germain-en-Laye, et même à cause que son palais des Tuileries 6e trouvait dans la paroisse de Saint-Germainl'Auxerrois. elle en fit bâtir un autre, Hôtel de Soissons, près Saint-Esutache. »

« L'amour-propre est satisfait lorsque dans les personnes puissantes, qui ont aspire à l'illustration, on trouve des actions ridicules. Cette reine si puissante, si redoutée, si impérieuse, se ravalait, par sa stupide crédulité, jusqu'à la dernière classe de la société; elle croyait ce qu'aujourd'hui les vieilles femmes dee villages les moins fréquentés rougiraient de croire; elle croyait aux prédictions des magiciens, et celle qui jetait l'épouvante

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Tour de l'hôtel, de Soissons servant a

Catherine de Médigis pour consulter

les astres.

dans le cœur de tant de personnes était '•Ile-même épouvantée par les oracles

misérable astrologue.

('<\ hôtel, qui, au xive siècle,, avait

porté successivement les noms de Nesle, de Bohême ou de Bahaigne, et, au xve, celui d'Orléans, puis celui des Filles pénitentes, quand les religieuses de ce nom l'occupaient, fut, en 1571, lorsque Catherine de Médicis en fit l'acquisition, nommé l'Hôtel de la Reine. Après la mort de cette reine, il fut appelé l'Hôtel des Princesses et enfin Hôtel de Soissons, comme on va le voir.

« Catherine de Médicis y avait fait construire, sur les dessins de Bullant et dans l'angle d'une cour latérale, une colonne dorique très élevée et cannelée pour servir d'observatoire à son usage.

Elle était contiguë et communiquait à l'Hôtel de la Reine. Cette colonne est la seule construction de l'Hôtel de Soissons qui soit conservée. On la voit encore adossée au bâtiment de la Halle ; elle recèle intérieurement un escalier à vis.

Cette reine y montait avec ses astrologues pour y consulter les astres, et chercher dans leurs positions la perspective d'un bonheur que ceux qui régnent avec, des crimes ne trouvent jamais sur la Terre. »

Les astrologues préférés de Catherine de Médicis étaient Régnier et un certain Corne Ruggieri, originaire de Florence; cest ce dernier qui avait fait à la princesse la prédiction relative au lieu de sa mort.

Or, malgré toutes les précautions qu'elle avait prises, voici ce qui arriva. C'est du moins ce que content certains historiens.

Après avoir fui tous les Saint-Germain du monde, et un jour qu'elle était à Bloi6, Catherine fut saisie d'une fièvre violente à la nouvelle de l'assassinat du duc de Guise. Aussitôt, apeurée, elle fait demander un prêtre et s'enquiert du nom du prélat.

— Le Père Saint-Germain, prédicateur du roi, lui répond-on.

— Ah ! s'écrie Catherine, je suis morte !

Elle mourut, en effet, le lendemain, 5 janvier 1589.

Sous les règnes suivants, les astrolo-

gués furent peutêtre moins nombreux, mais leur influence ne diminua point.

Sait-on qu'au moment de la naissance de son fils, Henri IV voulut que son médecin et astrologue Larivière dressât l'horoscope du royal enfant?

L'astrologue s'en tira à merveille, affirma que le jeune prince était né sous le signe de la Balance, et voilà pourquoi...

Louis XIII, à partir de son berceau, fut surnommé le Juste.

Aussi simple que celai

Un astrologue assista également à la naissance de Louis XIV et tira son horoscope avec autant de succès.

Comment aurait-il pu en être autrement puisque les astronomes euxmêmes se prêtaient volontiers à ces usages?

Plusieurs même avaient foi en leurs pronostics, témoin le fameux Morin qui n'hésitait pas à tout propos à prédire aux gens ce qui devait leur arriver à brève échéance.

C'est ainsi qu'il annonça à son collègue Gassendi, la date de sa mort pour la fin de juillet 1650 : a Mais jamais, racontait plaisamment le célèbre chanoine de Digne, je ne me suis mieux porté qu'à cette époque fatale marquée par la prédiction de Morin. »

Ne voyons-nous pas un peu plus tard,

Calculo ex tabulisSolaribus Tychonis dedu3:o.accid:cho£ anno 1596.

Calculo veroetftabuiis Frurenici^inflicuto eve-

Stfifum tjliTunt fumt /■t /'l'.et'huiH juruwnjic Sept,

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Fac-similé des éphémérides célestes éditées en 1609 et servant a. dresser les horoscopes de l'époque.

le comte de Boulainvilliers se mettre d'accord avec l'astrologue italien Colonne pour prédire à Voltaire qu'il mourrait à l'âge de trente-deux ans. a Chacun sait, dit Arago rapportant le fait, comment la prédiction se réalisa ».

Peu à peu cependant, la mode semblait tourner et nous voyons les plus 0 excellents mathématiciens » et « abstracteurs de quintessence » dont Rabelais s'était si spirituellement moqué, s'orienter vers les Almanaciis ou Pronostic<it ions.

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