‹ Un journal inédit du Parlement de Paris pendant la FrondeChapitre 34 sur 64 · Contre le maréchal d'Hocquincourt · texte numérisé non relu

Contre le maréchal d'Hocquincourt

3. Il faut corriger 16 : c'était un mardi ; le trompette, envoyé par le duc d'Orléans à d'Hocquincourt au sujet de la détention de Ritault, ne revint que le lundi 15. Sur cette séance du 16, voy. surtout Omer Talon, p. 462, le Journal du Parlement, p. 171, Vallier, t. III, p. 120-125. Retz (t. IV, p. 77) déclare que ce qui se passa ce jour-là au Parlement « n'est d'aucune considération ».

4. C'est-à-dire : les gens du roi. Ce fut Talon qui, comme d'habitude, porta la parole.

du trompette de M. le duc d'Orléans; mais, puisque les choses en étoient à ce point, ils estimoient à propos de renvoyer un second trompette vers le maréchal d'Hocquincourt pour lui déclarer qu'il sera responsable, lui et sa postérité, de la personne de M. Bitault, et, à faute de le rendre, lui donner copie de l'arrêt, et cependant entendre le trompette par devant les commissaires, pour sa déposition être présentée au Roi par les députés de la Cour étant sur les lieux, et, en outre, d'en écrire à M. le garde des sceaux.

M. Payen' a remontré que la ruine des particuliers étoit certaine dans celle du public, qu'il falloit donc user de toutes voies, et prier M. le duc d'Orléans d'user de représailles.

M. Mole, parlant de la prison de M. Bitault : qu'il ne s'en falloit étonner parce que son ordinaire^ étoit, dans la moindre prospérité, de faire des impertinences, qu'il étoit à propos d'en donner avis à tous les autres Parlements pour leur faire encore juger de sa conduite et, parce que l'on avoit avis que M. Geniers n'étoit en sûreté dans la ville de Sens 3, rendre cette ville responsable de sa personne.

M. Portail a fait lecture d'une lettre de M. Bitault, par laquelle se voyoit qu'il avoit couru fort grand péril, étant tombé dans un fossé et s'étant tout meurtri dans cette chute lorsqu'il s'efforça de se sauver^.

M. Vedeau : qu'il étoit à propos d'écrire à M. de Geniers et le prier de s'en revenir.

M. Le Boultz a parlé fort avantageusement de la ville de Sens et de son zèle pour le Parlement, et qu'il n'y avoit aucune apparence que M. de Geniers y fût en péril ^ : de quoi tout le monde est demeuré d'accord.

M. ..6 a dit qu'il avoit avis de Bretagne d'un arrêt rendu contre

1. Pierre Payen, sieur des Landes, prieur de la Charité, conseiller clerc depuis le 19 février 1621 ; il siégeait à la Grand'Chambre.

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