Acte V, se. XII. Faute d'impression idiote de l'édition ne varielur
il roule lourdement, ce grand char où nous sommes, Que les événements traînent, tout charges d'hommes...
Il est clair qu'il faut chargé, se rapportant au mot char.
Ilnd. Ponctuation du ms. (dans l'édit., la virgule est après « marche ») :
La foi marche à grands pas, envahissant les villes.
Ibid. Autre erreur de ponctuation de notre édition; il faut, après loyale, une virgule, non un point d'exclamation :
Cette pourpre est au pcuiile, et, d'une âme loyale, Je la tiens de lui. —
Acte premier ' {Les conjurés et la iaverne-). — Il renferme un peu moins d'un millier- de vers; commencé le G août 18-2G, il fut achevé le 24.
Scène I. — Dans la mention initiale, le ms. (sans correction) porte rue au lieu de place. Après : « habits {sic) de drap noir », le ms. ajoute ces mots, non biffés : calotte de soie noire (il s'agit du costume de Lord Ormond). En revanche, les mots hnut-de-chausses de serge noire sont absents du ms., et les grandes bottes ont été annexées dans l'interligne, comme bottines dans le texte. Le premier vers donne (sans correction) la date : « vingt-cinq juin mil six c&ni soixantesept » (au lieu de cinquante-sept). Premier jet, biffé : « Tout près du pont de Londi^e, à l'angle des deux rues ». Les indications scéniques : « // regarde autour
de lui // reporte les yeux sur la lettre » manquent au
ms. La citation tirée des Mémoires de Charles II sur sa fuite de Worcester (« Tous deux, en effet [le Roi et Lord Wilmot], etc. »), citation accrochée au vers : « Avait, pour fuir Gromwell, etc. », est un renvoi marginal qui figure, ainsi que les autres renvois analogues, dans les notes imprimées au bout de l'édition ne varietur. Nous les négligerons. Les mentions : « se levant » et : « f examinant d'un air dédaigneux de la tête aux pieds » sont absentes du ms. : nous constatons ici l'inverse de ce qu'on remarque en d'autres drames. Le Roi s'amuse, par exemple, où le ms. montre des indi-
i. Cromirell n'ayant pas été écrit en vue de la scène, on n'y trouvera aucun de ces dessins schématiques, de ces croquis de décor qui abondent dans les autres drames.
On notera que très souvent, dans les cas de correction interlinéaire, Hugo a laissé subsister le premier jet, non raturé. Ses amendements ultérieurs auront plus de hardiesse.
2. Dans le manuscrit autographe, chaque titre d'acte est ainsi accru d'un sous-titre.
cations supprimées ensuite dans l'édition. Partout le mot mi/loi'd est écrit à l'anglaise, avec un ij. Sur le ms. : // l'embrasse (au lieu de : « Il lui prend les mains avec affection »). Les quatre vers suivants (« — Toi dans Londre! etc.) sont dans la marge. Le ms. porte, sans correction : «... Où Cromwell triomphant monte au pouvoir suprême ! » Le vers suivant est une correction interlinéaire. Premier jet : « Si le Lord-Protecteur venait à le savoir... » Dans l'interligne : « ... vous êtes à genoux,.., si brave en nos combats! » Sur le ms., sans rature : Lord Broghill, choqué. Premier jet, biffé : « Ah! — proscrit, je vous plains;.., » Après ces vers : « A l'heure où Vestminster {sic) S'ouvrira pour ce Roi, que va sacrer l'enfer,... » Hugo, par erreur, avait écrit un distique sur rimes masculines. Le premier vers, dont la majeure partie est illisible sous l'épaisse rature, se terminait par sceptre usurpé. Le second était celui-ci : « De vingt coups de poignard il tombera frappé! » « Mouvant mur de fer » est une correction interlinéaire. Premier jet, non biffé, dans le texte : « Ce mur d'airain mobile ». Les mots : « rouges cuirassiers » ne sont pas raturés, mais surmontés de cette correction projetée dans l'interligne : « vieux arquebusiers ». Premiers jets, barrés : « De remplacer Cromwell il rjorde V espérance... » et : «... est d'un effet certain ». Le ras. porte : « Sedley, Jenkins, Slingsby... » Premier jet, non barré : « Car/-, vieil indépendant, Barebone, Harrison ». « Tient enfermés » est dans l'interligne; premier jet, non biffé : « Cromwell a fait jeter ». Au-dessus de : « ... va le confondre », cette correction interlinéaire, rejetée : «peut te répondre. » Le vers suivant est une correction interlinéaire, remplaçant cette première rédaction, raturée : « Parmi tant de partis, tous de noms différents). » Orth. du ms, : Darkstead.
Premier jet, biffé : « ... pour le SliiaiH, dans les guerres civiles, etc. » Lapsus du ms. : « De soldat des Sluarl... » Les deux vers : « Laisse à son triste sort... et sois mon juge » furent rajoutés en marge. Hugo, par inadvertance, avait écrit dans le texte (juatre rimes masculines consécutives. Premiers j(!ts, barrés : « J'étais venu lever- dans Londre un régiment.... Ma vie était entre ses mains. » « Cromwell m'a
* fait membre de sa pairie » remplace, dans l'interligne,
cette leçon, rayée : « il m'a fait lord de la trésorerie » ; et « lord de sa haute cour » remplace le premier jet, biffé : « membre de l'autre chambre ». « Quelque amour qui me lie à... n est une correction interlinéaire substituée au premier jet, d'ailleurs non barré : « Quelque [sic] soit mon amour pour sa noble maison... » Ms., sans correction ; « Va, Broijhill, viens briser le joug, etc. » Projet abandonné de correction : «... pour ion dessein secret ». « Triomphe » a remplacé victoire. La mention : « fièrement » manque au ms., ainsi que : '< lui tendant la main. » Ms.,sans correction : <■ J'ai reçu les leçons '.... J'ai vu Dunbar, Armagli... » — .( Di's s<'ids bras (pd pouvaient sur la terre... » est une correction interlinéaire. Premier jet, barré :
Ces luttes des seigneurs (?), les seuls qui sur lu terre l'oni nient perdre ou saurer le trùne d'Aiiijleterre...
■ — Premier jet : « Souviens-toi, t7«^y ^/v*'//////, que nous avons tous deux /{oui/i, etc. » La menlion : « // rrril (juelques mots., etc. » fut rajoutée dans rinlerligne. Les mots : « ri'poussant le papier » man(pient au ms.
— Lu facedu V(M's: «Rien n'échappe à (^.ronnvell, etc. », sur le fol. -43, au haut, à gau(;he, on lit cette note :
I. L'édition Al. Houssiaux (1800) doiiiie liioii « .l'ai rciu /m le(.ons ". Klle est plus correcte que l'édition ne earielur.
TH. DK V. H. * 5
« Ces feuillets du manuscrit de 18:26 ayant été perdus, je me suis décidé à les récrire pour ne pas décompléter le manuscrit. 5 juillet 1802 (de B'"' à C*"*^, numérotage à l'encre rouge i. Hugo a recopié ainsi sur l'imprimé jusqu'au fol. 51 (scène quatrième), précisément jusqu'au vers :
M'entretint, m'honora d'un ordre à vous remettre.
La mention seul, que donne rédition ue varie tur avant la dernière réplique de Lord Ormond (adressée à Lord Broghillj, constitue une erreur flagrante : il faut blessé, que donnent le ms. sans correction et les autres éditions. Décidément, on ne saurait trop le répéter : l'édition détînilive est pleine de fautes manifestes, grossières. On dit (ju'elle fut exécutée sous les yeux de Victor Hugo ; mais il a dû s'eil occuper très indolemment, ou mieux, s'en rapporter totalement à ses amis sur ce dernier et si important tirage pour lequel on a trop négligemment consulté les textes originaux. Il faudrait maintenant, de toute nécessité, l'amender par une recension nouvelle, une revision très sérieuse, faite à l'aide des papiers autographes.
Scène II *. — La fin de la mention <|ui précède les couplets fredonnés dans la coulisse par la voix de Lord Rochester est ainsi libellée, sans correction : «... chanter sur un air gai des ptiroles qui deviennent peu à peu distinctes. La voix, chanlunt : » — Le ms. porte : « Ma rapière pour l'époux.... Roulant sa dure ^ prunelle.... On frappe encore plus fort. »
1. Victor Hugo ignore, en général, l'usage des chiffres romains. 11 écrit, en toutes lettres : Scène deu.rième, troisième,... quatorzième, etc.
2. Les éditions donnent : - Ma rapière est pour l'époux... » et • sombre prunelle ».
CROMVVELL. 67
Scène III. — Le ms. porte : «... sous un manteau d^ puritain... » et, après le vers : « Un page... et cmlera? » le mot Traderidrra. — L'hémistiche : « Trouve-t-on dans Marhrl/i... » est une correction inierlinéaire. Le premier jet était, croyons-nous : « Lit-on dans Rvliaid trois.... » — La mention : « riant » mantjue au ms. avant : « Lui! cette austérité, etc. » — Le manuscrit donne, sans correction : « Avec cette devise : Aut nunquam, aut semper ». — Hugo orthographie presque toujours : Ha! Hé! [alnon : Ahl Ehl).
Scène IV. — Le vieux manuscrit reprend au vers : M M'entretint, m'honora... », écrit deux fois. La mention : « bas à Rochcsler » (avant : « Drôle! je n'entends pas... »j a remplacé la mention ; (( à part ». — Premier jet, de forme moins raide. moins vive : « Mais ces subtilités, de tel nom quou les nomme... » — Les mots : « le reçoit à genoux » sont rajoutés dans Tinterligne. — Le ms. porte : « lisant '/ deux voix, moitié haut, moitié bas. » — Premier jet : « D'ailleurs, à Davenant accordez tout crédit. » La mention qui suit la lettre du roi Charles fut rajoutée en marge, et les mots : « avec le même cérémonial » sont dans l'interligne, — L'hémistiche : <i Aveugle, assez bon clerc » est une correction marginale; premier jet, barré : « Bon théologien ». — Le ms., sans correction, donne : t( Quoj/ce Milton... » — Addition marginale de quatre vers : « D'un docteur puritain... et du gouffre (ms. sans correction) d'Endor ». — Sur le ms. : « Davenant s'assied à une table et écrit un billet quil -présente à Rochester » (ces derniers mots sont barrés). — Premier jet, biffé : « Que Milton au vieux IVoll, etc. » Vieux Noll remplace également diable au vers suivant. — Sur le ms. : <« De la porte du mail... » La mention suivante : « S'adressant à Ormond » fut rajoutée
dans linterligne. Après le vers : « Bon d'avoir pour otage un ennemi vivant », Hugo biffa, pour le reprendre ensuite un peu modifié, le vers : « Pourlant, gardons toujours lappui des Têtes-Rondes ». Les quatre vers suivants ' < Et de l'argent?... un généreux crédit •> sont une annexion marginale. — « Un chêne aux racines profondes » a remplacé : un arbre. — Noter, dans le premier jet, cet hémistiche, barré : « Oui, du Parnasse anglais vous êtes le flambeau » (remplacé par: « Un renard poiijnardél... »). Le ms., sans correction, porte : «.... Vithers, Dn/den et Saint-Albans >. — Premier jet de l'aparté d'Ormond lil s'adressait d'abord à Hochesterj :
«... Rougissez donc, mi/lord comte. ' Entre nous,
Davenant le poète est bien moins fou que cous.
Lord Rocliester, vexé, répliquait à Davenant : « Vous ne voulez donc pas wécouter? -> Et il disait, à part (et non à Ormond : ms., sans correction) : « Des rapsodies! etc. » — « S'il se récuse! » a remplacé : « s'il refuse 1 » — Premier jet, barré; à la question de Davenant : ■■ Avant tout, Mylord n'est point fâché? » Rocliester répondait : « Vous me poussez à bout. Laissez-moi ! ' »
Les mentions : " se dêlournanl .... le repoussant », manquent au manuscrit. — Premier jet, non barré : (' Saint-George! à tout sow^rtj-je nesuispas enclin... » Au vers suivant, case surcharge verre. — Le ms., sans correction, donne : « Sa perruque à canons (au lieu de tui/au.r)... .. Le terme était impropre, canons ne s'ap-
1. Linsislance de Rocliester pour lire ses vers cl la querelle qui s'ensuit rappellent beaucoup un épisode analogue de la scène de l'orgie, dans Lucrèce Dorgia.
pliquant (ju'aux dentelles et aux rubans dont on s'ornait les genoux, au temps de Louis Xl\'. — Dans Tinterligne : « lùHre qu'un [vain secours] » — Le ms., sans correction, donne, ainsi que certaines éditions, d'ailleurs : «... et nous fait du môme âge ». — La plus grande partie du jeu de scène final, à partir des mots : w leurs rj ranch cliapiiaux, etc. », fut rajoutée au texte.
Scène V. — La dernière partie de la mention initiale (à partir des mots : « et salue les trois cavaliers, etc. ») est absente du manuscrit, ainsi que les mentions suivantes : « lui rendant son salut » et « s'inclinant ». — Comte (en marge) a remplacé mijlord dans la réplique d'Ormond à Rochester. — Premier jet, barré : « Quand le vieux Carr arrive, // est du saint banquet le moins digne convive ». — Peste! est une correction marginale, et Ces luttes-là une correction interlinéaire. Premier jet, biffé : « Les luttes selon Dieu me sont habituelles ». — « Bas à Davenant » est dans l'interligne; premier jet, barré : «à part. » — Continuant man([ue au ms. — Premiers jets : « J'avais du Parlement.... Pleurant, car sous Cromwell nos lois sont disparues.... Je sors, Gtje viens à votre la/jle amie. » — La malédiction est une correction interlinéaire (premier jet, barré : C abomination). — Bas manque au ms. avant : « à Davenant,... à lord Rochester. » — Le ms., sans correction, porte : « Il croit (\\ïaprès mille ans.... » Vont être, dans l'interligne, remplace le pren)ier jet, non barré : seront. La mention suivante est libellée ainsi : « Carr, (jui a paru méditer profondément ». — On m'oubliait est dans l'interligne. Premier jet, barré : « Je fus jeté dans l'ombre ». — Sur le ms., sans correction : « J'ai tant pleuré, gémi, membres du saint troupeau.... » — Premier jet, raturé : <> L\iho-
minalion de la perdition I ^) A la suite, << bas à Davi^^ liant » a remplacé : " à part ' . » — Tudicu ! a remplacé le premier jet (barré) : Vraiment ! — Le manuscrit donne, sans correc lions : « Guidez mes pas dans le sentier étroit;.... Les mille ans sont ;9asses. « — Après le vers : a Risquons le madrigal, à tort comme à travers! » on lit ces mots, biffés : « haut à Carr ». Le bout de dialogue drolatique qui suit (depuis : <■ D'abord, faisons-le boire » jusquà : <• Monsieur, c'est un quatrain... ») est une annexion marginale. Nous y noterons, dans le jeu de scène, cette divergence du ms. : c( ... Carr se verse à boire sans façon. » — Orthographe du ras. :
...j'ai loiigteH/s balancé - Entre Griselidis et Parthéno///cé.
Ces deux noms furent substitués, par correction interlinéaire, aux trois noms [Entre] Argathélidis, Parlhénie et Circé, que fournissait la rédaction primitive. On n'ignore pas que, presque toujours, Hugo bouleverse et modifie ainsi ses noms propres; son choix se fonde sur des raisons d'harmonie et de sonorité dont il est seul juge. — Le ms. porte : » Fuis! va-t-en {sic), Bethsamitc, impur Madianite, Amalécitel » Plus loin, il porte (sans correction) : furieux (et non : indigné). — L'âme a surchargé le cœur. — Premier jet, barré : «... d'un cœur simple et serein ». — La mention : « s animant de plus en plus » est absente
1. (tu voit que plusieurs apartés oui élv ainsi remplacés par (les rcdexions cliuchotées à l'oreille «l'un interlocuteur.
2. En lisant ce passage amusant, il est impossible de ne pas songer à la fameuse scène du Misanl/iropi: de Molière où Oronte lit, après mille itrécaulions oratoires, son sonnet à .\lceste. Encore une réminiscence classique!
du ms. — Le ms. donne : « Ne les courbera /ms (et non : /loint}.... » — Après ce vers : i> DunfdsdeZerviah c'est bien là le propos! » on lit cinq vers, bifTés par une rature en croix de Saint-André :
Mais comment n'ai-je pas vu plutùt (sic] que cet liommr- Porte riiabit mondain des enfants de Sodome. Derrière son oreille, etc. (i" jet, non biffé : on voit pendre...} Non, non, ce ne sont pas des saints ! et».
Là (sur le fol. oo, au verso) se place une importante addition marginale (depuis : « En ce moment, le manteau de Rochester s'entr'ouvre, etc. » jusqu'à : « Tu t'en désistes! > Dans la mention initiale, scandalist} manque au manuscrit, qui donne : w .Mais oui, oui\ » Avant l'exclamation de Lord Ormond (« Fous! »), on lit sur le ms. ces mots, non barrés : w à part, et regardant à la fois Rochester et Carr. » — « Au comble de Vindignation » a remplacé furieux.
Scène VI. — Plusieurs mentions de titres ou de qualités (le colonel, le major général, le corroyeur, le lieutenant général) ont été rajoutées dans la marge ou dans l'interligne, où figurent également ces mots : " comme pmcessionnellemenl ». La fin de la description des costumes (« longues épées qui soulèvent, etc. ») est absente du manuscrit. Partout Hugo écrit en toutes lettres : Le colonel Joyce. La fin du jeu de scène (« On doit supposer.... J^ètes-Rondes ») figure, avec (juel([ues faibles changements, dans la marge. La mention : « // regarde à la porte » manque au ms., où Ion l'emarijuc l'interversion :
Sedley, — lord l)roi;lietla, — Rosebcrry, — Clifford.
Scène Vif. — Sur le ms., sans corrections : «-.. dans un coin du théâtre... avec un coup d'œil sévère... »
l''"' jet, bilTé : «... avec un ronp d'œil sur les Tètes Rondes ». La mention : *< bas à lîoseberrij <> est absente du ms., qui donne, sans correction : « ... où siegrairnt Ormond, Rochester et Davenant », et : «... un garçon de la taverne, qui apporte... »
Sct'-ne VIII. — « Qu'un saint zèle ranime », correction interlinéaire, a remplacé le premier jet, non barré : «armé contre le crime. » — Qu fut rajouté en marge devant : « en exemples d'honneur..: », de manière à donnera la phrase un tour exclamatif. — Dans l'interligne, les mots buvant, feutres noirs, précieux. Le premier jet, non barré, était : « Qu'avec leurs hauts chapeaux coupés en forme d'ifs Xos saints sont curienxl... » — Sur le ms., sans correction, on lit Harrison, et non « Plinlimnion ». Et les deux vers suivants sont rangés dans l'ordre inverse : « Le damné Barebone^..; Carr, (jui nous suit... » Ces interversions ne sont point rares. — Tout le portrait de Barebone, esquissé par Davenant parlant bas à sir Richard Willis, fut ultérieurement rajouté; il manque sur le manuscrit. C'est un héquei , d'une quinzaine de vers. Après le vers : « Carr, qui nous suit d'un œil de haine et de frayeur », on lit : « Overton, régicide; auprès duquel déclame Le ravisseur du roi, Joyce ».
Scène IX. — Sur le ms., « le major général Lambert ». La mention : « longue épée à large garde de cuicre » manque au ms. — Dans tout le cours de cette
l.Ici se place la noie sur les fanaliiiues qui remplaçaient leurs noms (le liaplème par quelque soln'iquel religieux (voir la petite édition 7ie variiUur, au lias de la page 3'.»'). Plus loin, au haut de la page 398, note sur Joyce. Le ms. porte : " Le cornet {sic) Joyce, ci-devant tailleur, enlève, assisté de cinquante cavaliers, etc. » La date fournie par le ms. est /647 (et non : 1644). Les derniers mots (•■ Ce fut le commencement de sa fortune >•) sont absents du manuscrit.
scène, l'auteur a écrit, avant les noms des inlerlocuteurs, leurs titres m extenso : « le général Lambert, le major général Ilarrison, le tieiilenant général Ludlow, le colonel Joyce ». L'édition les a supprimés partout. Risquer est dans l'interligne; 1"" jet, non biffé : <( ... donner le grand coup ». — L'indication : « Une pause » est absente du ms. L'aparté de Lambert, qui suit (([uatre vers), est rajouté en marge f« Allons! c'en est donc fait.... Parlons! » Dans l'indication suivante de jeu de scène, « joyeusement » a remplacé gahaenl. — Premiers jets : « Mes chers amis.... Un homme, se disant protecteur... » — Sur le ms., sans correction : « Veut s'arroger de Roi le titre héréditaire )). — « Du comté d' » est dans l'interligne; 1"'' jet, non barré : « natif de Huntingdon? » — Le ms., sans correction, porte : « Oui, qu'il meure! (et non : « Meure Olivier Cromwell! ») » et : « Lambert, à part : Point de maître! » — « ]\Ie semble un » est dans l'interligne; 1"='' jet, non barré : « Notre oppresseur du ciel peut-être est l'instrument ». — Ms., sans correction : « Puissent (et non : Pussent) de leurs clartés... » Le tour est, d'ailleurs, incorrect. — « D'entortiller... » est une correction interlinéaire; 1" jet, non bifl'é : « D'assaisonner... » — On lit en marge la mention : « // hésite » avant : « D'immoler (l-"" jet, biffé : « De frapper ») Cromwell? » — Annexion marginale (en marge du fol. 59), depuis la mention : « Les trois conjurés prennent place parmi les jmrilains » jusqu'à l'exclamation : « Meure Olivier Cromwell ! » inclusivement. Le ms., sans correction, porte : « Regarde, — que d'amis, Lambertl » — « .le le sais » est dans l'interligne; 1" jet, barré : « Il l'ignore! » — « Dispersé » a remplacé, dans l'interligne, « suspendu par un crime ». — Tout le fragment de dialogue qui s'étend des
paroles de Barebone : « Pour l'Angleterre, amis, etc. » à la question : «... étiez-vous pas tailleur? » (seize vers) manque au manuscrit. Dans la rédaction primitive, le corroyeur Barebone disait, après le vers : « Il faut pour gouverner être soixante-dix! »
Mais dans chaque comté prenons les gens notables.
JOYCE, avec mépris.
Des corroyeurs!
LORD ROSEBERRY, avec force.
Messieurs! — la loi des Douze-Tables, etc.
La mention : « lise lève, roule dévolement lesyeux, etc. » est absente du ms., ainsi que, plus loin, les mots : <c Les Têtes-Rondes se détournent avec indignation ». — Premier jet : « Est-on sûr que l'intrus songe à se faire Roi? » — D'après le ms., le général Lambert disait à part (et non : « bas à Overton ») : « Imbécile pillard! etc. » — En marge, les quatre vers : « Dévoré d'une soif de l'or.... non, mais la volerait (lems., sans correction, porte : « mais il la volerait ») ». Au-dessous des deux derniers vers, en marge et non biffée, cette variante, projet de correction non maintenu : «... Et s'il en avait un {sceptre), ne demanderait pas Combien de nations"! mais combien de kàrats ? (.sic) » — « Un vil » est dans l'interligne; 1*^'' jet, non barré: «... notre bouc émissaire ». Les deux vers qui terminent cette réplique de Barebone (« Il veut être... comme Agag! ») sont en marge. Premier jet, rayé :
Et l'insensé veut être, à l'iiidc de Moab,
lloi comme Snlomou ; — qu'il le soit comme Acliab!
A la suite, le nom de Syndercomb fut rajouté. Auparavant, tout le vers : « Qu'il meure ! Il a comblé sa
mesure de crimes » était placé dans la bouche de Lambert. En marge, Hugo spécifie : « Il ne faut pas oultlier que les deux groupes peuvent parler chacun de leur (sic) côté sans s'entendre l'un l'autre ». — Sur le ms., sans correction : « Il juge, ahsoui, punit... »
— Dans la réplique suivante de Sir Richard Willis (réplique attribuée d'abord à Lord Ormondj , « Lord Ilolland » a remplacé un autre nom, raturé, Ashhurnham. — Primitivement, cette scène neuvième se terminait après le cri des conjurés agitant leurs poignards : « Exterminons le tyran et sa race! » comme en font foi ces mots, qu'on lit encore sous la rature : « Scène dixième. Les Mêmes. Richard Cromwell. »
Scène X. — La mention initiale fut rajoutée dans l'interligne. — Le ras. porte : « Ricuard Cromwell, riant. « Et le second vers, corrigé dans l'interligne, était d'abord : « S'est-on jamais pour boire ainsi barricadé ?» — L'indication du jeu de scène (« // salue les conjurés autour de lui ») est absente du manuscrit.
— Sur le ms., sans correction : « Bals, chasses, y''»./-, plaisirs permis et non permis... » — Premier jet, non modifié : <> Tout est finil » — A la suite des mots : « C'est infâme! » on lit ces deux vers, biffés, puis refondus :
Ingrats! où seriez-vous sans moi? Dans les prisons. Vous ai-je pas toujours servi (sic) de cent façons?
Dans la refonte, la première rédaction, barrée, était : « Donnez-moi vos raisons! » Le ms. porte toujours : «... de cent façons? » — Premier jet, non biffé : «... Contre vos créanciers... » La réponse de Clifford débutait par ces mots, barrés : « Pour moi».
— Sur le ms. : « Lord Rociiesteh, à part (et non :
/yfl.s à Davenant) : 11 a l'air d'un bon (]ial)le ». De même, ensuite : « Barebone, à part (et non : bas à Carr) », et : << LoHD RocnESTER, à. part (et non : <) Davenant) ». Premier jet : « Ah 1 serpent éhonlé...! » — Le geste : Cl croisant les liras sur sa poitrine » n'est pas indique sur le manuscrit. — Au lieu de l'exclamalion redoublée : « Trahison!... Trahison! » le ms., sans correction, donne : « Lord Roseberry, à part : Ciel !
— Lambert, à part : Où fuir? — Lord Clifford : Trahison !... » — Bas manque au ms. devant : « aux autres cavaliers ». — « Et des sobres Solons... » a remplacé, dans l'interligne, le premier jet, barré : « Elde tous nos Solons... » — La mention : « à part », après : « Barebone, indigné », est absente du ms, — Le ms., sans correction, porte : « Mais non » (au lieu de : « Non pas. »). — Premier jet, raturé ; «... Qui, toujours teints de sang, vont toujours cherchant Dieu ». Les corrections sont dans l'interligne. — Après «... une jérémiade », on distingue ces mots, biffés dans l'interligne : « // prend un verre ». — Sur le ms. : « Au fond, ceslde Stuarts... » — Plus loin, la mention est complétée par ces mots, non barrés sur le manuscrit : « Le son de la trompe s'interrompt, et une voir forte crie du dehors. » — Dans la mention finale de jeu de scène, les mots : « armés de piques » sont dans l'interligne.
Scène XI. — Les mots : « valets de ville, hallebardiei's, archers, peuple », sont absents du manuscrit.
— Selon le premier jet, c'était Lambert (et non : Ilarrison) qui prononçait à part (et non : « bas à Garland) les mots : *> Et l>ientot majesté ! » — La mention : « bas à Ludlow » (après le nom d'Ovcrton) manque au ms.
— Sur le ms. : « Que pour que du Seigneur... »
— La mention : « bas à Overton » (après le nom de
Ludlow) manque également au ms. — Le manuscrit, sans correction, donne : x... Afin que pour chacun Dieuse?)io??<rc clément — Ordonnons aux Iraitcurs.... »
— Bas manque au ms. avant : « aux conjurés puritains ».
— Le rendez-vous chuchoté entre Garland et Barebone(4 vers) manque sur le manuscrit, depuis : « Où nous reverrons-nous?... » jusqu'à : «... je vous introduirai ». Il y a simplement : « Ac^iei/. Séparons-nous sans bruit, mais sans mystère. » — fias manque au ms. avant : « Meure Olivier Cromwell!... » — « Mylord mon père » est dans l'interligne. Le premier jet (barré) était : « Mon père Olivier » ; appellation assez peu naturelle. — A la suite de cette dernière scène, on lit des chiffres (1000, 996, 988), qui représentent, selon l'usage, un calcul de vers, et la date de la fin du premier acte : ^l'i août 18:2().
Acte II. — Il commence sur le fol. 60. Au revers du fol. 67, on aperçoit quelques mots mis en réserve: Hélhéens, Jébuséens; des fragments de vers, des citations raturées :•« L'arbre s'enllamma pour dévorer ses fruits », etc. Date : 31 août 18:26 (Hugo a pris une semaine de repos). Titre exact : « Les espions et la fenêtre. » La mention initiale débute ainsi : « La scène est à White-Hall. Le théâtre représente la Salle des banquets. Au fond, etc. » Dans l'interligne, les mots : « uh Von distinr/ue encore le chiffre C //(Carolus Rex)». La phrase suivante (<■ Le même ehiffre, etc. ») manque au ms., ainsi que les mots : «... à poignée d'or ciselée k.
— Bariolage a remplacé le premier j^et, barré : lu.re: piémimtais a remplacé : suisses ^raturé).
Scène I. — Sur le ms., Filippi est orthographié Philippi ; et il y a : « trois binirgeois du canton de \aud ». Dans rénuméralioii des personnages, la liu
78 THEATRE DE AICTOR HLGO.
(« seigneurs et gentilshommes anglais; deux sentinelles ») est absente du ms. — Dans le vers prononcé par le page, on lit, sur le ms., Grâce et Grandeur, et non : « merci ». — Le nom de Mancini surcharge « Le DUC DE Créqui », et le ms. porte : « à pari », et non : « bas au duc de Créqui ». — Dans Tinterligne : « il fit à peine un pas ». Les mois : « à deux ballants » sonf rajoutés dans l'interligne, et le ms. porte : «... et un huissier crie : ». — Manque au ms. la mention : « Entre Cromn'ell, le chapeau sur la liHe ».
Sci^-ne IL — Sur le ms. : « Il s assied, et met son chapeau ». — Dans la lettre, dont toutes les lignes sont guillemetées jusqu'au bout sur le ms. , on lit dans l'interligne les mots son (avant : « ambassadeur extraordinaire »),d'or (après : « épée ») et en mon nom. Elle est signée : Jules Mazarim. — Le ms. donne, sans correction : «... qui me sont adressés », et : « Il se tourne vers les envoyés pithnon lais ». — La mention : « d'un ton de bienveillance » est absente du ms., qui porte, sans correction : Bien (au lieu de : « Ah 1 ») — Avant : «... ont lui », villes est dans l'interligne; l''' jet : vallons; audessous : hameaux. — Dans le vers : « Il intervienne aux maux... », ce verbe manque au ms., qui porte : « Il éteigne (var. : arrête) les maux... » — Sur le ms., sans correction : « Mancini, à part (et non : « bas au duc ») ». — Premier jet, non barre : «... dans du sang catholique ». Le est dans l'interligne. — Premier jet de la réponse de l'envoyé de Suède. Phiiippi {sic) :
... Voire Altesse, jo clitis Déposer à vos pieds ce don que vous destine L'auguste majesté de ma reine Cliristine.
« Vous dira » a remplacé : vous apprend. — « /Jas à Whllclocke » a remplacé : « à part ». — « Poursuivant »
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manque au ms., el les mois : « et mécontent » y lurent rajoutés. — « Sa reine courtisane! etc. » lut substitué au premier jet : « (èas à Wlillelocke).
Pliilippi! Mancini! Toujours d'ûlroils lions Ont marié rintriiïuo à des Italiens!
— Sur le ms. : « Cromwell, étonné. Ou'enferme-telle? » — « Contient » est dans Tinterligne; premier jet, non biffé : cache. — Le ms. porte la mention : « bas » avant la réplique de Whitelocke (« Pour vous mon dévoûment extrême... ») et la réponse de Cromwell (« Je le connais... »). — « Fronçant le sourcil )> est une correction; premier jet : « d'un air mécontent. » — Premierjet : i<... des yeux de lynx... » — Voici la première rédaction de la fin de la réplique de Cromwell :
Ces fils des Rois du monde, allaités par la louve, Le gouvernent encor, mais d'en bas! et ton trouve Partout Mazarini, Philippin Mancini, Et force Italiens avec leurs noms en i.
Dans linterligne, cette variante du dernier vers : « Avec leur regard louche et tous leurs noms en ?'. » — « Ou'atlendez-vous?» futsubstitué au premierjet : « Que voulez-vous? » — L'adverbe rudement manque au ms. — Premier jet : << Cromwell avec Baal ne veut pas s'allier! » « A Balthazar » est une correction interlinéaire. — « Linlerromj)anl » manque au ms. — La mention suivante est ainsi libellée : « Ici, Cromwell s'arrête un moment, jjuis continue avec vivacité .» Le reste manque au ms. — « Mais moi ! » est une correction marginale » ; premier jet : «... A ma juste colère.... » — Dans l'interligne : « Me hrave-l-on en vain? » — « Insulter » a prévalu sur d'autres verbes
[affronter, outrager), substitués dans l'interligne; « injure » a supplanté les autres leçons du nis. : insulte, audace. — Les deux vers: « Le Castillan l'a pris... Cet atTront-là... « étaient d'abord intervertis; et on lisait primitivement : « Mancim, à part (et non : « bas av. duc de Crcqui ») », et : « Le duc de Créqui, montrant à Mancini la Toison d'or.... etc. »
Scène III. — Orfh. du ms. : « Vous avez l'air souffrant », et : -< Ce lit armorié des Stuart...: {au sine/.) »
— « Ailiers » est dans l'interligne; premier jet, non barré : flottansK — L'indication : « A Mistress Fletwood » fut rajoutée dans l'interligne. — - Le ms. donne : « Eveillée (non : « réveillée) en sursaut... »
— Les mentions : « d'une voix lanrjuissante..., la baisant au front...., aigrement », manquent au manuscrit.
— Le vers : « Pourquoi nous refuser ce plaisir ravissant... (var. : innocent) est une correction marginale. Premier jet, non biffé dans le texte : « Ne senlezvousdonc point ce plaisir ravissant... » — La mention : « »e détournant avec dédain » est absente du ms. — « Votre sœur » est une correction interlinéaire ; premier jet, non ])arré : « Ma tante ». — Enfin, les deux vers de Lady Francis : « Et depuis peu de tems.... Je crois sans cesse.... » furent rajoutés au texte.
Scène IV. — « Excusez-moi » supplante, dans l'interligne, le premier jet, bilïé : " Vous cnti'ndcz? »
Siène V. — « Régir » remplace, dans l'interligne, le premier jet, bilTé : guidrr. — « Intimidé » (après le nom de Thurloëj manque au ms. — Leçon du ms., sans correction : « IJcosse. — Le marquis dWrgi/lr veut se
1. On sait que, conforméiiienl à la vieille orllioyr.iplie, Hugo éeiil vdlonlieis, sans t : bulluns, asfii.itar.s. floUdiiti, etc.; el, sans j'i leins, luiH/leins. etc. — Voir notre Introduclion, p. ;i(l.
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rendre.... » — Après le nom de Thurloi', la mention : « prenant un autre papier », répétée à plusieurs reprises, a disparu de Tédition, où on lit, en revanche, les mots : i< passant à un autre parchemin^ etc. », absents du ms. — En marge, les deux vers : « Tout est tramé.... Unis aux cavaliers.... « — Premier jet : « Hé! j'en sais plus que toi... » — Dans linterligne : <' Ne perdons pas le temsl » — Sur le ms. : « Cromwell* l'interrompant avec impatience ». — Premier jet, barré : « faire emporter tous les flambeauxl... » — Sur le ms., sans rature : « Thurloë sort un moment pour exécuter cet ordre ». — Premier jet, rayé :
Montrons-leur que, dans Tombre où se ca.chent leurs pas, J'ai toujours un flambeau que Von n'emporte pas!
Premier jet de la correction : « ... dans cette ombre... » — Premiers jets : «... Vous faites secourir... leur rivale assurance.... Et, pour m'i»?-
téresser un peu à son affaire » — « Poursuivant »
a remplacé : continuant. — Premier jet, barré : « Je cours vite à l'église.... » La correction modifie notablement le sens : « Et je viens de l'église... » — Le ms. porte, sans correction : « Dans cette ville (et non : « Dans cette Armagh... ») une chaire est vacante ». La première rédaction (bilïée) de ce versétait:
....J'ai dans ma chapelle une chaire vacante.
Le second vers, heureusement modifié, était presque ridicule :
Cherche: pour la remplir quckpic bouclie éloquente.
Suivait un passage qui fut bàlonné. La continuation du rapport de Thurloë et le bout de dialogue
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qu'il provoque lurent ajoutés après coup ; cette scène v fut sensiblement amplifiée, comme on va le voir.
x\nnexion marginale (fol. 77), depuis : « L'empereur veut savoir... » jusqu'à : « ... et toujours gronde! » Sur le ms., « TiuRLOë, poursuivant ». « Sa chambre auli(iue » est une correction interlinéaire, remplaçant le premier jet : « son saint empire ». — En marge pareillement (fol. 77, au verso, en haut), depuis : « Le colonel Titus... » jusqu'à : «... touchant le projet présenté? » La mention : « Une pause » manque au ms. — L'énumération, faite par Thurloë, des parlementaires hostiles à (^ronnvell a été complètement changée. C'est conforme aux errements du poète : tous les noms propres du premier jet, sauf un, ont été abandonnés. Il y avait d'abord sur le ms. : « Contre vous ont parlé Desborougk, Lambert, Pride, //ay/eri^, et surtout Bradshair... » Le nom de Nicholas est absent du ms.
— En marge, les quatre vers : « Quant à vous, Thurloë,... sergent de la Cité ». Le ms., sans correction, porte Pool, et non Fag;/; Goolon, et non Trenchard; Thomas Widdrington, et non Gilbert Pickering. — Après le vers : « D'accepter la couronne, au nom du Parlement! » la scène, primitivement, se terminait. Le couplet sur l'ambition, confidence de Cromwcll à Thurloë, qui remplit tout le reste de la scène telle qu'on la lit imprimée (19 vers), figure comme annexion marginale sur le verso du folio 77 ', la mention finale étant absente du ms. — Le ms., sans correction, donne : « Ah! je le touche enfin... »; leçon meilleure peut-être que : « Ah! je le tiens... » Le vers : « Mais
1. Toiilc la marge île ce folio 17 (verso) est couverte, comme on voit, par les importantes amplifications de cette scène, très remaniée, bien qu'elle ne soit pas capitale.
dès longtemps, mylord,... » est une correction interlinéaire. Le premier jet, plus faible sans la triple répétition du mot Non! était (non barré) : « Mylord, depuis longtems ne régnez-vous pas? — Non! » — Leçon du manuscrit, sans correction : <i Pauvretés! f/sons donc d'un moment opportun. »
Scène VI. — Le ms. porte cette interversion : « Israël- Ben-Manassé, le vieux rabbin, en naillons, etc. », et, après le mot « haillons », ce jeu de scène, dontTindication fut supprimée : « ouvre lentement une petite porte masquée sous une tapisserie., et s'arrête sur le seuil en jetant autour de lui un coup d'œil scrutateur suivi d'un profond salut ». — Rajoutée dans l'interligne, la mention : « A Thurloë., qui s assied » — Sur le ms. : « // se lève et sapprocJie du rabbin., etc. » Les trois vers qui commencent ainsi : « Le pavillon est neutre!... etc. » sont une correction interlinéaire. Premier jet :
Ah ! mon cher Manassé., si par ton entremise .Je pouvais confisquer le tout adroitement, La moitié du butin t'appartiendr'rti^.
Dans la réponse de Manassé, l'on distingue un vers biiï'é : « Donnez-moi votre seing au bas de cette (un mot illisible : page, bulle"!). » La mention : « haussant les épaules » est absente du ms. — ■ Sur le ms., cette interversion : «... j'ai parfois le bonheur ». — Premier jet, barré : « Je me couclie à vos pieds ». — Réponse de Cromwell (premier jet) : « Dieu te garde! » La correction : « Vis en paix! » est dans l'interligne, ainsi que l'épithète mmonf/e (premier jet, biffé : maudit) du même vers. — Les mots : « qui se referme sur lui » manquent au manuscrit.