I.AFFEMAS, saluant
Comme il vous plaira!
(Se rapiirocliant de son oreille.)
IVIais, au point bù vous en êtes, Me ménager serait plus prudent.
MARiON, brisée, d'une voix éteinte.
Allons, faites!
(Laffemas la saisit dans sosbras et l'embrasse. .A.u l)ruit du baiser, Didier se réveille, se retourne, prend la lanterne sourde à terre, la dirige sur les visages de Mariou et de Laffemas, et tous trois restent quelques instants immobiles et comme pétrifiés. Enfin, Didier éclate d'un rire horrible.)
DIDIE?;
Ha! c'est bien Marion Delorrae, que je croi!
MARION', s'arrachant des bras de Laffemas.
Anges du jugement, prenez pitié de moi!
(Elle vient tomber à genoux sur le devant du théâtre.) DIDIER.
La place est bien choisie, — et l'homme aussi. Madame !
MARION, se relevant, égarée.
Didier! Fuyez!...
(Didier la regarde; clic recule.)
Didier! j'en jure sur mon àme, C'était pour vous sauver, vous arracher d'ici,
(Montrant Laffemas).
Pour fléchir ce luturreau! pour vous sauver!...
DIDIER
Merci !
Donc I , je suis bien ingrat ! — Comment ! je vous tourmente, Tandis que c'est pour moi, chaste et lldèle amante, Qu'à ce juge -, qui vient torturer et tuer, Vous ave/ la bonté de vous prostituer!