Première version de ces vers
SAVKRNY, en dormant. Marion! Marion ! vonoz, ma toute belle! Un S(ïul baiser !
niDiKu, à Marie.
.le crois (|ue queli|n'un vous appelle!
(Promenant tour à tour les yeux de Laffemas à Saverny et les ramenant sur lui.) A ce ([u'il me ]iaraît, nous sommes ici trois. Cf, la re|)rise de cette idée, au I" acte û'Uernaiti (scène m).
MARION, se traînant sur les genoux.
, 0 Didi'^r! par -pitié l
DIDIER
Four qui?
MARION
Te voir saisi... etc.
... Veux-tu venir? Veux-tu que je sois ta servante?...
Un deuxième texte, datant sans doute de 1829, indique, pour tout le début de cette scène, une coupure importante. On le trouve en marge, encadré et barré diagonalement. — Le voici, pour mémoire :
LAFFE.MAS, au fond du théâtre, bas à Marion.
Silence, nous y sommes.
MARION, apercevant Didier.
Le voici !
LAFFEMAS
Tout est prêt.
(Montrant les sentinelles.)
J'ai gagné ces deux hommes.
Une voilure est là.
(Posant le pacjuet à terre.)
Ci, les déguisements.
(Désignant les prisonniers.)
Les voulez-vous tous deux?
MARION
Oui.
LAFFE.MAS, ricanant d'un air goguenard.
Tous les deux?
MARION
Tu mens, Misérable! (A part.) A Jamais me voilà retombée!
LAFFE.M.VS, lui montrant la tirèche.
Vous sortirez par là tous à la dérobée.
On peut de lieaugency fuir sans être aperçu.
(A part, on souriant.)
Me voilà compromis, pourtant! — Si j'avais su....
MARION DE LOHME. 217
fUcvonant sur ses pas.) Il esL huit lumics '.
M.vnioN.
Bien....
Enfin, le Iroi-sième et dernier texte, qui est celui de l'édition, porte, sur le manuscrit, la date 25 mai 1831. Toute la fin de l'acte, jusqu'à : Didier. « Allez le retrouver.... », et, plus loin, depuis : «Hé! bien non, non; mon cœur se brise... » jusqu'à : « Au nom de votre Christ... » (scène vu), a été refait à cette époque. Les parties intermédiaires, remaniées sur le texte de 18::29, sont partout corrigées, surchargées. Et si l'auteur, qui ne recopiait pas inutilement, a livré ce texte à l'imprimeur, malgré le chaos des corrections, il faut en conclure que ce qu'il a jugé nécessaire de remettre au net a été singulièrement retouché. Tout l'épisode du pardon est nouveau. Le feuillet (n° 71) est daté du 2S mai 183 J. Le compte même des vers, que le poète n'oublie jamais d'établir après chaque acte, suffirait à nous renseigner sur l'importance de ces additions. L'acte était de 312 vers à l'origine; puis de 340, après les remaniements de 1829. Il conq>rend 460 vers après la refonte de 1831.
En revanche, le feuillet suivant, avec les derniers vers de la pièce, est demeuré tel quel; avec la date 27 juin 1821), et, en surcharge, 26 juin.
Voici maintenant les principaux passages du texte primitif, sur lesquels le sens critique de l'auteur s'est exercé, lors d'une suprême revision :