‹ Un laboratoire dramaturgiqueChapitre 62 sur 112 · Scène Vil. — A noter, cette indication scénique. supprimée · texte numérisé non relu

Scène Vil. — A noter, cette indication scénique. supprimée

M.VRIO.N, lui montrant lo coupe-tète.

Quand je te l'avais dit, que le bourreau viendrait!

Les condamnés vont sortir. Saverny plaisante encore. L'auteur avait ici multiplié les bons mots (nous l'avons remarqué plus haut). Il y avait excès, et la raillerie ne laissait pas que d'être un peu froide :

(A Laffemas.)

Bonjour, Monsieur.

(A un liatolcur qui jiortc un sinyc sur son <Ios.)

r.iit voir raulro?

DIDIFl;

Murcliuiis.

l>i.s (lonr, loi, loijiK'l (le vous deux

MARIO.N

Et mil n\'i pitié d'eux!

LAFFEMAS, bas à Maiion.

Il faut dans un moment que le cardinal passe, il sera temps encor de demander leur grâce.

— Tout cela rayé, et remplacé par ceci (qui l'ut encore effacé) :

SAVERNY, à Lalfomas.

Ah ! votre tragédie arrive à bonne fin. L'auteur est-il content?

MARRIN.

Plus d'espérance, enfin !

(Didier embrasse Saverny.)

Embrassons-nous.

MARIÛN.

Et moi?

DIDIER, montrant à Laftemas Marion qu"il repousse.

Vous ne l'embrassez pas, Monsieur?

(II embrasse de nouveau Savern .) MARION, revenant à lui

Et moi, Didier?

DIDIER, montrant Saverny.

C'est mon ami, Madame M

Ainsi, le poète persistait à prêter des mots amers à Didier, (}ui refusait tout pardon. Cette attitude ne se démentait point. Car, tout de suite après, l'heure sonnait ; et Didier, sans s'être attendri, s'adressait au peuple :

(Noul' heures sonnent lentement. Didier fait signe à tous de se taire. Profond sileucc.)

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