Scène Vil. — A noter, cette indication scénique. supprimée
M.VRIO.N, lui montrant lo coupe-tète.
Quand je te l'avais dit, que le bourreau viendrait!
Les condamnés vont sortir. Saverny plaisante encore. L'auteur avait ici multiplié les bons mots (nous l'avons remarqué plus haut). Il y avait excès, et la raillerie ne laissait pas que d'être un peu froide :
(A Laffemas.)
Bonjour, Monsieur.
(A un liatolcur qui jiortc un sinyc sur son <Ios.)
r.iit voir raulro?
DIDIFl;
Murcliuiis.
l>i.s (lonr, loi, loijiK'l (le vous deux
MARIO.N
Et mil n\'i pitié d'eux!
LAFFEMAS, bas à Maiion.
Il faut dans un moment que le cardinal passe, il sera temps encor de demander leur grâce.
— Tout cela rayé, et remplacé par ceci (qui l'ut encore effacé) :
SAVERNY, à Lalfomas.
Ah ! votre tragédie arrive à bonne fin. L'auteur est-il content?
MARRIN.
Plus d'espérance, enfin !
(Didier embrasse Saverny.)
Embrassons-nous.
MARIÛN.
Et moi?
DIDIER, montrant à Laftemas Marion qu"il repousse.
Vous ne l'embrassez pas, Monsieur?
(II embrasse de nouveau Savern .) MARION, revenant à lui
Et moi, Didier?
DIDIER, montrant Saverny.
C'est mon ami, Madame M
Ainsi, le poète persistait à prêter des mots amers à Didier, (}ui refusait tout pardon. Cette attitude ne se démentait point. Car, tout de suite après, l'heure sonnait ; et Didier, sans s'être attendri, s'adressait au peuple :
(Noul' heures sonnent lentement. Didier fait signe à tous de se taire. Profond sileucc.)