‹ Un laboratoire dramaturgiqueChapitre 67 sur 112 · Scène IV. — Très peu de remarques à faire. Le manuscrit porte · texte numérisé non relu

Scène IV. — Très peu de remarques à faire. Le manuscrit porte

Cela, c'est à moi seul. — Vous m'en aviez pourtant Promis aussi ma part.

On se bat, au secours!...

au lieu de : « Alerte, monseigneur! »

Une addition marginale :

... Chante-moi quelque chant....

— Parle-moi, ravis-moi....

Et c'est tout l'essentiel.

Au verso du feuillet renfermant la fin du second acte apparaît un petit dessin, une rapide esquisse de blason. Les manuscrits des drames de Victor Hugo ne sont point parmi les plus copieusement illustrés '. On rencontre pourtant quelques croquis, notamment dans I{uy-/Jlas, Le liai soumise, Les Burrjraces. Ce sont

1. Sur les dessins de V. Hugo, voir, dans nos Papiers d'autrefois (p. 148 sqq.), la liste des principau.x croquis ornant |es ms.

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souvent des dispositions scliéinati(|ii('S de (Jécors. Le poète à la vision si nolle se créait ainsi à lui-mômc des points de repère. — Ici, c'est un aigle ljicèj)liale, aux ailes éployées, portant un écusson sur la poitrine, et, au-dessous, cette devise : « Ait lieu de cœur, un (inisson ». (Voir acte IV, scène iv. ) — Sur la même feuille, on distingue quelques vers cfti fragments de vers, la plupart à peine lisibles, absolument grifTonnés, dans le feu de l'inspiration :

... I.a tète d'un vieux Devient donc plus Irt^rre on perdant ses cheveux?

Ce vers est une vieille connaissance. Nous l'avons noté, à l'acle I, sous une forme un peu dilTérente. Victor Hugo songeait encore à l'utiliser pour la scène des Portraits.

I.'amour est Pour les jeunes aveugle, et horgne pour les vieux.... Aux jeunes filles que je vois de ma fenêtre.... Dérider d'un baiser le (illisible) qui se fronce....

Acte III (Le Vieillard). — Composé entre les dates 8 sept. -14 sept. La scène est au château ducal de Silva, dans les montagnes d'Aragon.

Scènes 1 et II. — Les deux premiers vers sont écrits en marge. L'acte commençait par : « M'as-tu bien pardonné? » Les corrections de détail sont assez nombreuses. Énumérons les principales. Le poète avait hasardé cette incorrection iDon Uuy Gomez parle à Doua Sol, et il oublie d'applif[uer la règle des participes, prévoyant peut-être qu'on la supprimerait un jour comme trop gônantej :

... ci jf n'aurais pniut dû Te condamner au moins sans l'avoir entendu

... ces cavaliers frivoles Ont defrclca amours qui s'usent en paroles... ... Chère enfant! je te vois avec de jeunes yeux, Et quand ton regard luit sous ta Jioire prunelle...

(Le manuscrit porte : noire, sans correction.) Plus loin (scène II), le coffret est en acier, non en argent ciselé. — Don Ruy demandait au page :

... Sait-on inen de lout ce qui se passe Au dehors? Que dit-on de la bande vivace?...

Le page répond qu'Hernani est mort, selon le bruit public.

Je n"ai jilus de remords à mon bonheur, ma belle, Allez d(inc vous parer, mais vite, en un clin d'œil.

Le ms. donne, sans correction : « Et, grâce à ses yeux noirs,...» (au lieu de : « ses doux yeux. ») Sans doute, le poète a prévu le cas d'une Dona Sol blonde (cf. la même remarque plus haut).

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