PROLOGUE
Je chante, après Boileau, notre maître immortel, Une dévote envie et les guerres du ciel, Et ce curé vengeur, qui, pour se satisfaire, Son vieux chantre chassa pendant le saint mystère, J'aurais pour clavier d'orgue accommodé mes vers, Mais son seul organiste eut le même revers.
On dit que ce curé, si plein de sa rancune, Y voyait le moyen d’ériger sa fortune, Que d’une haute gloire il hâtait les desseins, Et qu’au titre d'évêque il tendait les deux mains. Le chantre, d'autre part, un homme de balustre, Etait en même temps congréganiste illustre.
Muse, tu nous diras comment des traits pieux Favorisent parfois des cœurs malicieux :
Comment, entre dévots, il se peut qu’on se rosse, Et pourquoi, dans un oint tant d'amour de la crosse. Muse, dis-nous encore pourquoi dans le pétrin
Tant de gens a plongés la question du lutrin.
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