CHARTES ET PIECES LITURGIQUES
Les documents qui nous restent à sig^naler sont dispersés çà et là dans le manuscrit de Saint-Étienne : ils sont de moins long'ue haleine et de moindre valeur que les précédents : toutefois on ne doit pas les dédaig'ner, car chacun d'eux contient quelques renseig*nements utiles pour l'histoire chartraine.
Parmi ces documents, les uns sont des pièces administratives, les autres des pièces liturg'iques. Les premiers comprennent trois serments prononcés en assemblée capitulaire :
A. le serment irun prévôt du CJiapitre;
B. le serment d'Hnçiues de GaUardon ;
G. Je serment des chanoines de Chartres au sujet de Gervais et de ses fils.
Les pièces liturg*iques se composent :
A. d'un office noté de saint Gilles;
B. d\{ne litanie des saints;
G. d'u7ie cérémonie d'anathème; D. d'un office des morts.
Il est aisé de comprendre pour quels motifs ces diverses pièces ont
été insérées dans le volume qui contenait à la fois le Nécrolog-e et le Martyrolog'e du Chapitre. Le Néerolog-e en effet était un livre officiel, et on y mentionnait souvent, comme nous l'avons vu, les droits et les propriétés des chanoines. C'est à ce titre qu'on lui a confié les trois serments indiqués ci-dessus, qui sont précisément des actes passés en plein chapitre et concernant les biens capitulaires. Quant au Martyrolog-e , on le hsait pendant Primes à l'égalise, et il servait de livre de cérémonies. C'est la raison pour laquelle on y a inscrit l'office de saint Gilles et plus tard, vers la fin du XP siècle, les prières usuelles des litanies, la cérémonie de l'anathème et l'office des morts. Il faut remarquer en outre que tous ces documents ont été copiés antérieurement à l'année 1130, dans le temps où le Nécrologie était encore en usag'e.