UN MAHI DISPONIBLE
Ce qui me coûte le plus, et ce que je ne lui pardonnera jamais, c’est de me séparer de votre femme, de cette chère Adrienne que j’aime tant et qui profitait si bien de mes leçons. . . Elle va se rouiller pendant mon absence.
GASTON, à part.
Je l’espère bien.
SABINE
Dites-lui bien au moins qu’il n’y a pas de ma faute, que ma situation n’était plus tolérable, que c’est bien malgré moi..
GASTON
Soyez sans inquiétude, chère amie , je sais ce qu’il faudra lui dire. Pendant que vous tenterez la conquête de votre mari, moi, je tenterai celle de ma femme.
SABINE
Ab ! la malheyreuse !
GASTON
Merci !
SABINE
Mais qu’allons-nous devenir, si nos maris prennent la fantaisie de s’occuper de nous!.. C’est notre 93... c’est la fin du monde...
Parisien!.. Dieu le veuille!
SABINE
Vous êtes insupportable !.. mais, pardon!., mes malles à remplir, mes toilettes à emballer... Au revoir... cher ami.
ff- TIIÉATKE DES GENS DU MONDE , "
GASTON
Bon voyage... chère madame I Et mes amitiés à Pédrigo-
[Sabine sort par la droite.) (Gaston à part.) Et maintenant... & ma ^
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