SCÈNE XIII
LUCIENNE, HENRI**
HENRI
Voyons, ma chère Lucienne, tâchons d'être sérieux, ou plutôt tâchons de ne pas l'être plus qu'il ne &ut, ce qui est encore la meilleure manière de rester raisoimable.
LUCIENNE, qui est allée s'asaecdr imr )« oi^^apâ.
Oh ! VOUS, vous êtes la ri^son même ! . . .
HENRI , après s'être incliné par forme de remereimnent.
M. de Taisy vous a écrit une lettre ?. . •
* Henri, Lucienne , Juliette, ** Henri , Lneienne.
LUCIENNE
Deux ! s'il vous plaît! . . .
HENRI) prenant une chaise et s'asseyant près da eanapé.
C'est œ que j'allais dire 1 . . . Et peut-être. . . trouverezvous, comme moi, que c'est beaucoup en unjour?.««
LUCIENNE
Quand on écrit si bien ! . . .
HENRI
A la bonne heure ! . . . je ne conteste pas là-dessus. • • mais enfin, laissons là M. de Taisy et son mérite épistolaire... Je suppose seulement un gentil petit ménage comme le nôtre...
Comme le nôtre?. . ,
HENRI
Comme le nôtre l'était, du moins... une lune de miel faite à souhait et qui oubliait de changer ses quartiers. . . Un jour, dans ce paradis conjugal, une lettre tombe on ne sait d'où. . . du pommier d'Eve ou d'un guéridon?... Peu importe!... Le mari la ramasse, la replacesur leguéridon...
LUCIENNE
Et tout est dit !...
HENRI
Attendez, tout n'est pas dit!... Tombe une seconde lettre!...
LUCIENNE
Le cas devient plus grave ?...
HENRI
Le croyez-vous?... Pour un mari défiant et emporté, pour un jaloux qui n'examine rien, peut-être; mais le mari n'est pas un dragon...
LUCIENNE
Oh! non, certes!... . ,
HENRI
Le mari est tout bonnement un avocat.*
LUCIENNE
Qui ne s'emporte qu'à l'audience!..