MADAME DE LORRIS A MONSIEUR DE RIAS
a Vous m'encouragez... M'autorisezvous à me montrer avec vous de la dernière indiscrétion? »
KmiSIKim. DB BIA8 A MABAJiB DE LORftlS.
« Plus vous serez indiscrète, plus celb.
me sera agréable. »
MADAME DE LORfilS A MONSIEUR DE RIAS.
« Je n'en sais rien ! — Quoi qu'il en
UN MARIAGK DANS LE iMONDE 247
soit, je commence. — Mon cher cousin, je n*ad pas été aussi insensiUe que j'en ai eu l*air au reproche flatteur que vous m'avez adressé dans la soirée de samedi dernier.
J'aurais été, suivant vous, la cause déterminante de votre mariage. •• Ce fut mon mérite éblouissant qui vous donna jadis de n^n sexe une idée tellement avantageuse que toutes vos déjections contre le mariage se dissipèrent soudain, comme un brouillard devant l'astre du jour... C'est trèsbien. J'accepte le compliment, pourvu que vous me permettiez de remplir les devoirs qu'il m'impose. Je me regarde comme engagée d'honneur à réaliser les espérances que je vous ai fait concevoir. 3e veux que votre ménage soit heureux. Vous me direz u'il est trop tard : je ne le crois pas, je
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me consacre à vous prouver le contraire; mais il faut que vous me secondiez par votre confiance et votre bonne volonté : il faut que je puisse exiger de vous au besoin quelques sacrifices... Par exemple (je jette la sonde!), êtes-vous homme, malgré votre pure essence parisienne, à entreprendre un petit voyage hors de France, quand je vous en aurai démontré l'opportunité? »
MONSIEUR DE MÀS A MADAME DE LOREIS.
a Oui, si VOUS m'accompagnez. »