‹ Un mariage extravagant [microforme]Chapitre 25 sur 44 · A sédait, ses très-humbles · texte numérisé non relu

A sédait, ses très-humbles

aison de Qu'elle parlât de politique italienne avec le prince

lante et | Venturini, Où du dernier opéra avec le signor Carlo prèser dolce, le Nouveau ténor vénitien'; qu’elle discourût

vant les d'art avec les étudiants chevelus aux yeux réveurs ou

rofonde LE les académiciens obèses, ou qu’elle commentât le ré-

‘tention DD cent commérage de Belgrave avec ‘un duc militaire

à la lui entreprenant, c'était toujours la même chose. Elle

réveil DD prenait de l'intérêt au sujet, non à l'homme. Sor

tœur, si elle en avait, était doublé d’un triple airaiy

e UN MARIAGE EXTRAVAGANT de l'émou- Il parldit bien, et comme il' un peu partout, cela se voyait eavait été lement des sujets. C’étaient:

avait beaucoup voyagé, » il trouvait assez faci-

Apres anecdotes de son séjour , et que cet Mdans l'Inde, des récitgi De lle, des Campagnes et des né 3 tou Moufrances de la sup Wd’Amérique, les scènes ent après émouvantes et anink ji

IN “anada, présentées avec l'accent que donne ‘la 8 e. 11 lui dépeignait cette

sa future, Mdernière contrée avec sés étés Courts et brûlants, ses

tainement EMiongs et froids hivers, et dans ces causeries les heures : 11 des séances passaient comme des rêves. Fi

L repoussé «M. Locksley, disait souvent La

ceptables Errainent un charm

aient jin- un homme que je

a pairieet Etre! Il a été parto

ges tout Locksley et le‘c

on King-

avait été fort labommandes aissaient

mmande le Saint. MBLocksley

Canada. M écoutan par Jui Moute sa vi

)eaucoüp orresier REX vie ly. Elle squisses

faisait avec lui. C'était ebservateur, un curieux

à ; es brûle ou sujet d’études que l'inquiétude peinte dans ces gran D

yeux bruns, les rapides et impatients regards lancg vers la porte, le calme soudain qui s’emparait d’el quand un nom nouveau était annoncé, l'ombre rapid de l’impatience et de l'énnui ou le prompt éclair qu illuminait ses traits selon que c'était on que ce n’étx pas le nom qu’elle désirait entendre.

Et on nesait comment, certainement ce n’était paspe le fait de Locksley : il était le plus modeste et le moin présomptueux des hommes, il se trouvait presqu aussitôt à côté d’elle, tenant la petite main gant iquée, quoi qu'elle lui présentait dans une franche et amie ee étreinte, et se réconfortant à l’éclat de ses radieug oi, par exen sourires. Au Parc aussi, appuyé sur la barrière, fl s mant son cigare, Lockstey était souvent favorisé d'u gracieux salut du haut de certain équipage armorié,el = Éric est une figure charmante encadrée dans une merveille de muse, réponc dentelle parisienne et de boutons de rose brillait SD — Les belles lui pour un instant, comme une étoile du crépuscuk dents. Bie Cette grandé taille à tournure militaire, ce visag berchér. si ve bronzé, ce grave sourire de reconnaissance, Mlle For ; restêr les aurait reconnus entre mille.

Lord Dynely n’arrivait toujours pas.” « C’est fort étrange, c’est incompréhensible, c'e souverainement ennuyeux, répétait à tout instant Lad Dynely, soit à elle-même, soit à Terry, en fronçai! ses blonds sourcils. Je ne puis comprendre cela. Î «paraissait avoir tant d'affection pour France! Eth ” Voir maintenant coqueter hvec la moitié des hommé de fondres. À dire vrai, :

— Je n’appelle pas cela coqueter, répondait Terry. positions de f + Françe ne peut pas s'empêcher de sourire.et de tourge,. diners et les ner la tête aux hommes, pas plus que l’héliotrope ol S le tournesol de se tourner-vers le soleil, et si te sokei

HT

IS Ces grand

gards lancà

ses radie arrière, fl avorisé d’

armorié,

es brûle ou les fane un peu, je ne crois pas qu’on oive en blâmer le soleil, C’est poétique cd. n'est-ce as ? ajoute Terry, quelque peu surpris de son propre xploit. | 4

— Éric est impardonnable, réplique Lady Dynely, ächée et presque irritée contre son favori, et jele lui irai dans ma prochaine lettre. La fin de juillet arrive t nous partons pour le Devon la semaine prochaine. anniversaire de sa naissance est au mois d'août, et ui pourrait nous dire s’il viendra même à cette poque Comme de juste, France doit s’en trouver. iquée, quoiqu’elle le dissimule bien.

— Extraordinairement bien, dit Terry. Si bien que noi, par exemple, je suis tout disposé à penser qu'elle en est pas le moins du monde contrariée, Où Éric re-l-il encore à présent ?

— Éric est encore en Espagne, et évidemment il S'y muse, répond la mère d’Éric, mécontente.

— Les belles filles de Cadix. murmure Terry entre ss dents. Bien, ne vous tourmentez pas. J'irai l'y hercher, si vous voulez.

— Terry, ne dites pas d'absurdités. Que ferionsous, France et moi, sans vous pour nous accompaner et nous protéger? Vous avez été le meilleur des res, et je sais que plus d’une fois il vous à tardé 6 pouvoir partir pour vous rendre dans le Lincoln.

— Votre plaisir doit Passer avant tout, pour moi, » épond Terry.

Mais il pousse un faible soupir en faisant cette éponse,

À dire vrai, il a bien des fois aspiré à quitter les positions de fleurs et l’Opéra, les parties et le Parc, 8 dîners et les soirées, et tout le reste, pour $’en Îler dans.le vieux vicariat de-son enfance, où brille

” son étoile polaire. Mais Lady Dynely en a disposé an. parole de Lady Dynely est une

trement, et la moindre loi pour Terry.

« Si je pouvais seulement avoir congé pour ur semaine, dit-il un jour à France avec un açcent pathétique, je n’en demanderais pas davantage! Voyez. vous, c’est la plus aimée, la plus douce petite bonne amie du monde. j

— Naturellement, interrompt France gravement.

— Oh! je l'ai profondément. aimée toujours, depui ‘que je portais mes blouses d'enfant et elle des robe courtes de mousseline avec des bretelles sur l’épauk: et je meurs d’envie d'aller lui porter ces bonnes not: velles: ma commission d’officier, cinq cents livres par

an, et autre chose encore. »

Terry rougit tout à coup.

€ Un homme peut se marier et entretenir convens blement sa femme avec sa solde et cinq cents livres par an, n'est-ce pas, France? Vous savez, rien qu’une petit: villa dans un faubourg, une gentille petite bonne, mn petit 'groom, et une petite voiture à un cheval; hein cela se peut-il? Mes goûts ne sont pas dispendieux, comme le disait l’autre jour Lady Dynely, et elle. Ah! . France, je vois des masses de filles, vous savez, & jolies filles et de superbes filles, mais pas une, non, j Vous en donne ma parole, pas une À moitié aûss bonne, aussi douce, aussi gentille que ma petite Crystal. »

Mlle Forrester est la confidente de Terry; il s’ouvr volontiers à elle. Quant à Lady Dynely, pour tant qu'l l'aime et la vénère-ou plutôt à cause de cette grand affection et de cette vénération, il reste interdit de vant elle. Mais France sympathise avec lui plus que

“Jamaäis dans ces dérniers temps, et elle écoute rt

véusè, tai amours.

« Quel] air de reg1 une insipid de devenir

—Ah!r piteux. Qu pas fout à !

je succomb:

faire ce qu’ deux perso:

marier... ce tenez à Éric

— Vous c n'en suis pa; pressé d’arri

— C’est ur justement Le Éric mérite «

— Lesabs Je he vois pa Éric; moi je garcon s’amu Terry, vous désirez. C’est Vous retenir à gentille et la après vous âu

UN MARIAGE EXTRAVAGANT Le 159 veusé, tandis que Dennison ratonte lhistoïre de ses amours. | |

« Quel bon garço vous faites, Terry, dit-elle d’un

disposé au.

nely est une

8 Due uw D air de regret. C’est dommage‘de vous jeter en pâture 4 . sl un açcet uneinsipide petite fille de Campagné. J'ai presque envie Aie age! Voye. D de devenir amoureuse de VQus, moi-même. | etite bonne — Ah! mais non, s’il vous plaît, dit Terrÿ d'un air ne à piteux. Que ce n€ soit qu’une presque envie, n’en faites A. avernent. M pas tout à fait ne. Si Vous persistiez A RO urs, depui j

le des robe ar l’épaule:

OnIeS nou s Livres par

e. D'ailleurs, vous appartenez à Éric.

— Vous croyez? réplique France sérieusement. Je 1'en Suis pas aussi sûre que œla. Éric ne semble pas pressé d'arriver et de réclame ses droits.

— C'est une honte, dit Terry, etic’est ce que disait

justement Lady Dynely.'Elle est téfriblemént en colère. Éric mérife d’être battu.

if Con vent:

s livres par l’une petite bonne, un

‘al ei “é >yal; hein — Lesabsents ont toujours tort, dit Mlle Forrester. | é: spendieut Je he vois Pas pourquoi Mylady serait en colère contre À elle... AND Éric; moi je ïte-ldi en

savez, &l £arçon s’amuser à ne, non, je

Ditié aûssi

Jè parje vous le promets. Votre cas ve de cruauté envers les animäux

Terry, alarmé, voulut Len disent —— — —#

L plus que RTE ee : € Non, non, cela pourrait contrarier Lady Dynely.

coute rà

160 UN MARIAGE ER rRAT GUN E

Je ne le voudrais pas pour tout au HOUR Mes affaires . peuvent attendre.

— Les nôtres aussi. J ’affectionne fort Mylady, mais je ne vais pas jusqu’à baiser la trace de ses pas, comme font certaines gens, Je le lui demanderai. » :

Mile Forrester tint parole. Elle alla trouver Lady Dynely dans son boudoir, et entama la conversation aussitôt. ”

« Lady Dynely, 2 ne pourriez-vous donner congé à’

Terry pour deux semaines? Le pauvre garçon va: de-

" venir la proie d’une sombre mélancolie, et le ver dans le fruit se montre sur ses joues d’un si, bel incarnat,

En bon anglais, il est amoureux, et maintenant que

votre générosité lui a accordé de quoi vivre, il éprouve

naturellement le besoin d’aller le lui apprendre et de

déposer son cœur et sa fortune à ses pieds, en lui di- ; sant : Venez partager ma chaumière, gentille fille *

comme vous savez que cela se pratique, »

France parlait légèrement.

Lady Dynely posa sa plume; elle écrivait des reproches indignés à Éric, et regardà France avec un Visage pâle et décomposé comme celui d’une morte.

« Il veut se marier! Terry!.. fut tout ce qu’elle

“put dire.

— Naturellement. Nous en avons fait notre épagneul qui va chercher et rapporte, je le sais, mais il n’en est pas moins homme pour cela. Nous l'avons traité comme s’il était un page ou un valet de pie; mais il est lieutenant de dragons et il a vingt-quatre ans. Ce n’est certainement pas un Mathusalem, mais il est assez vieux pour se choisir une femme, s’il désire perpétrer cette espèce \de sottise.

— Terry! Une femme! »

Lady Dynely se rassied-encore, et sur la pâleur-

même! Jen.

—Ila tre rester, dont njustice. Qi

ement d’épau lerry et «elle emble leur E portaient des méchant, Lad

ie femme, s’i

es affaires

| éplacét lady, mais ine sorti as, Comme 1ver Lädy versation njnstice. Quand c’est Ja y d'Éric de prendre. femme, r congé À On Va: de- y à pas de ver dans Quelle est :

Ina, D, uno fille? | nant RE Cest une des demoiselles Higgins. 11 y a neuf AL lemoiselles Higgins, dit France, avec un léger hausre et de

. Menent d’épaules. C’est l’ en lui die. lerry et ‘lle s'aiment bille fille,

avant-dernière, pauvre fille!

depuis qu’ils mangeaient en-

sh

les repro-

avec un

nor te. — Envoyez-moi Terr à répand Lady Dynely. Je

ce qu'elle D parlerai. de tes | na! M Ne soyez pas trop dure Pour ce pauvre Barçon,

ire LE ‘olique France d’un ton supplia nély,

y Mais il me il eu

s l'avons le mères d’être aimées.

de pied; Pnvaincue que si vous

zt-quatre ille, de partir et deYse fai

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