‹ Un mariage extravagant [microforme]Chapitre 35 sur 44 · NM MARIAGE EXTRA · texte numérisé non relu

NM MARIAGE EXTRA

“ | 257 Qau'il l'y conduise. Elle à constamans Une sorte d’extase et de béatitude de-

YU pour la première fois Lord Dynely.

« e.bellÿ journée! so Upire-t-elle en prenant son Mâpeau : et en regardant le ciel. Je n’ai jamais été ss heureuse de ma vie. L — Surtout depuis que Terry Dennison est arrivé, pond Sa Seigneurie. ©, « | —0h! Lord Dynely1.. Terry... comme si je me souis de Terry ! réplique Crystal'avec un gentil petit omement plein de vivacité. ax = Nonf... En êtes-vous bien sûre, Crystal ? Vous nes Ÿ ous souciez pas de Terry? oi:

— Lord Dynely, vous savez bien que non. | | — Alors, C’est que vous en aimez un autre. Qui à d'autre MP“, ma petite Crystal? Vous avez de si nombreux sans cel, brateurs... Ah! vous ne savez pas comme je suis | lement jaloux. » re F . is refroidi Elle le regarde vivement, presque avec colère, pour e, ou croit MP ‘il parle sérieusement. Ses yeux et ses lèvres “ aussi. tient et il a des regards qu’elle ne peut soutenir. 1e France, Mk rougit et se recule instinctivement. | a n ce, timide, MR Mais lui la saisit dans ses bras,, Fy preëse fortege M, ct fait pleuvoir les baisers.sur ses joues. 7 (Je vous aime, Crystal, dit-il, et je veux que vous Weniez ma femme. » ' |

h Cr

Une heure après, lès invités du pique-nique com-

açaient à se retirer. Lord Dynely allait reconduire

sal dans sa voiture. Chacun se pressait vers

n véhicule, quand ils arrivèrent sur le lieu du dé- D'OR

“og 258 UN MARIAGE EXTRAVAGANT

il est, comme) toujours, froid, larguissent, maitre de MR jouérent < lui, et, en dpparence du moins, légèrement ‘nnuyé JAX de Ê comme d’habitude. Mais lorsqu'il! se trouve seul ave MR time de l' . Crystal dans le phaéton, il ne s'ennuie plus ïe moins. faction et du monde. de régner « Je parlerai à votre bon vieux père demain, hi dieux dE dit-il. Naturellement nous savons quelle sera sa ré porcelaine ponse. Je vous achèterai pn anneau de fiançailles partagèr en Voyons, donnez-mioi cette petite bague bleue et blanche bearrties: pour me guider sur la dimension. Jusqu à la = Oh! s’écrie Crystal avec une soudaine doule Je sera dans la voix, c’est celle.que m’a donnée Terry! bienséances — Ah! dit froidement Dynely en la lui retirant prenant

du doigt et en la mettant dans la poche de son gikt: entrevue el. bien, nous la rendrons à-Terry;et il pourrak Fene des 1

.… donner à Victoria, ou à Évangeline, ou à Joséphine,ou Per

- à celle qu’il lui plaira. Vous ne devez plus accepter de Comment bague d'aucun homme, et vous ne devez plus port de Jusqu que lés 2 miennes dorénavant et pour toujours. » Vrai POI par grand, qu’il s'abaisse né.

dance, jusqu elle est tro

bienfaisante | été ainsi cho CHAPITRE XII en à telle en joi.

UN CHOIX qu'elle Jst t : vin et Élisab

On passa une très-agréable soirée chez le vicair elle.

et l’on termina délicieusement “une délicieuse jo jé Vas-tu 1 née. Délicieuse au moins pour ‘Crystal et. son nob ue pal u de signe om > siraleur. Ils dongtrent en apparence peu de sign Re

de leur ravissement intérieur; ils chantèrent #

n) aus. Poe . | +

t, maître de ent ‘énnuyé ve seul ave lus ie moins.

demain, lui sera sa ré

fiançailles ae et blanche

aine douleur 'erry!

lui retirant e son gilet:

il pourrak

telle \S joignant incansciér e

jouérent des duos selon l’ancienne coutume, mais les yeux de Crystal conservérent cet éclat de la joie’ intime de l’amour heureux, et le demi-sourire de satisfaction et de triomphe de la passion partagée ne cessa de régner pendant toute la soirée sur le visage radieux d’Éric. Ils prirent le thé dans des tasses de porcelaine grandes comme des: coquilles d'œuf, se partagèrent les pâtisseries et les minces tartines beurrées. Crystal acCoMpagna enfin son amoureux jusqu'à la grille.

« Je'serai ici demain d'aussi bonne heure que les bienséances le permettent, ma jolie petite chérie, dit-il en prenanton gracieux visage dans ses mains, pour l'entrevue particulière avec votre Papa. Bonsoir, reine des roses du jardin des houris, et rêvez de moi. » É S

Comment n’en rêverait-elle pas? Elle le suit des yeux jusqu’à ce qu’il ail disparu. Qu'il est beau! Un vrai roi parmi. les hommés. Qu'il est noble, qu'il est grand, qu’il est bon! Sf élevé au-dessus d’elle, il s'abaisse. néanmoins, dans son adorable condescen dance, jusqu’à l'aimer et À en faire sa femme. Oh! elle est trois. fois bénie. Certainement quelque fée bienfaisante a présidé.à sa naissance, pour qu’elle ait

té ainsi choisie par le favori des dieux.

{Mon bien-aimé’.. mon bigfnimé !.. murmureemgént. les mains, lorsqu'elle êst tirée de sa rêverie Par le Révérend Ed-.

Vin et Élisabeth Jane, qui font crier le sable derrière elle |

SE Vas-tu rester KR à nie la lune toute laps

nujf, Crystal! demande sèchement la sœur dinée. Tu +:

is qu'il tombe de‘la rosée et que iq toilette est de

Crystal. Bonsoir, monsieur Mee pe Et elle jette un aimable regard de: compassion sur

M, Meeke/

“« Pau petit homme, pense-t-elle, quelle existence lui réserv *Élisabeth Jane, et comme ma vie va être différeñte de celle de la pauvre et simple Élisabeth

Jane! » s

Elle éprouve une grande pitié pour ces deux êtres, car leur union sera insipide ef vulgaire; mais elle ressent aussi cette même pitié pour ses huit sœurs, * dont la destinée est loin d’être aussi favorisée « que la siennéÿ; $

« Qu'ai-je jamais fait pour mériter d’être aussi heureusef se dit-elle, tandis qu’un doux sourire se dessine sur sa petite figure enfant. Que pourrai-je faire jamais pour prouver combiert j Jj ’en suis reconnaissante et touchéef » fs, «d

Elle s’arrête et reçu ‘bite rougeur de honte Fe cliagrin voile sa f.

la grand taille de Terfÿapparaît debbut auprès dal Üs adresser“

:« Je n’ai pas pu trouver le moyen d uné- “parole de toute la joufnée,; ; sayant d’avoir l'air enjoué. Voi ment agcaparée par Lord Dyni soirée. Faisons un tour dans lejardin.

Quoi! à minuit? Oh! Terry! répond-lle en rit, je suis hotriblement fatiguée, d’ailleurs, après ce pique-nique. Plus tard. Bonsoir. »

. Elle s’élance légère comme un oiseau ou comme sylphe en haut de l'escalier et, lui envoyant un bäisér avec sa main, elle disparaît.

Les neuf filles du Révérend Higgins étaient accouplées par defix et réparties en cinq chambres. C'était

1, dit-il en es-

oilà une elle

, le sourires Den ue su-

reg 8i entière-

le malher Jane. Qu . etlatrour ” dela fené . dine, la f Crystal r« folies et d Elle bone heu

ÿ premiers I des centain notes joyer 20res d’Élis

“Crystal r( les épaules « che ouverte,

li, qu’elle

se représent

nd de son ifurd’ ui ip

FŒUX Où tro

doucement el

joie, et elle de

| UN MARIAGE EXTRAVAGANT M le malheur de Crystal d’avoir ssion sur .

usement

| 261 Pour camarade Élisabeth:

heure après elle existence e va être Élisabeth

ux êtres, mais elle it sœurs, : s À be que la Premiers rayonsda

des centaines de“ÿk lits oiséaux re aussi MAors les ro urire se ourrai-je +Connais- ?

; UNE SU. lüi, qu’elle plai face, car ès" d'elle, :

“entièreine belle

-elle en +8, après

comme yant un

Involontairement l'hymne de Mendelssohn monte à ses lèvres: Que tout ce qui vil el respire chante un hymne au Seigneur.

Elle se dirige vers la grille, sur laquelle elle s'appuie toujours chantant. Son chant arrive aux oreilles d’une autre personne aussi matinale, qui se tient adossée mélancoliquement à un orme voisin e fumant un cigare. Il tressaille, jette son cigare et traverse les prairies humides de rosée pour la rejoindre.

C’est Terry. Quel autre que Terry dans cette maison-

née de femmes fumerait des regalias le matin ?

Terry n’a pas bien dormi, il n’a pas même dorni du-tout ; aussi paraît-il triste et anxieux au milieu de ces magnificences de la nature. Il enfonce son clu. peau sur son front pour se préserver des rayons di soleil, et il voit la douce figure de Crystal s’assombrir, | tandis que son chant s'éteint dès qu'il arrive auprä d’elle.: Ses jolis yeux, les plus beaux qui existeni, suivant lui, se troublent sous l'impression du malair nerveux dont elle est saisie.

« Vous êtes matinale, Crystal, dit-il avec un fai sourire. Je vois que vous conservez vos bonnes hab tudes. J'espère que vous êtes entièrement reposée & vos fatigues d'hier.

— Oh! oui, je vous remercie, répond Crystal, adop tant sa vieille formule; j "espère que vos rêves ont été

agréables, Terry?

: — Je n’ai ni dormi ni rêvé, » réplique gravosts Terry.

Elle le regarde et arrache les feuilles d’un €g si tier qui croît près de la grille. I1 prend alors æ petite main malfaisante, il la serre, et regails à doigt où il avait mis la bague de pores État il quoises.

”.« Elle n Elle reti:

l'tié étourdis « Vous a Les Je vo promis. Vo — Jusqu’ Mais elle séloigne de cieusement Jusqu'à Eh bie

E Et qu’e Il essaye d sur les fleurs

en autre ho ma vie. Je vo drais pas vou

Son courag

ohn monte ire chante

quelle elle arrive aux anale, qui se e voisin en gare et traa rejoindre. tte maison-' tin ?

nême dormi u milieu de ce son Cha- , rayons di ’assombrir, rive auprès ui existent, -du malais

ec un faible onnes habi-

6 reposée de

Ten la douleur ‘qu'il Q UP n

« Elle n’y est plus? y» dit-il avec trouble.

l'tié étourdie, et se tait

| « Vous aviez promis de la porter, Crystal. ie rien

| — Je, vous demande pardon, Terry, je n promis. Vôus l’y aviez mise et je l’ai — Jusqu'à. continuez, Crystal. v Mais elle ne s’en souciait pas, à ce qu’il parut. Elle séloigne de luiet se met de nouveau à casser capridéusement les branches de l’églantier. .

Jusqu'à quand, Crystal ? Répondez-moi.

Eh bien, jusqu’à hier soir. | Et qu’est-il arrivé hier soir à cetté bague 1 Il essaye de voir son visage, mais elle le tient baissé sur les fleurs embaumées qu'elle tourmente, et garde de nouveau le silence. :

€ Crystal... Crystal! s'écrie-til, qu'est-ce que tout cela signifie ? Qui a pris ma bague? »

Ainsi pressée, elle reprend courage pour se défendre ti le regarde avec une certaine crânerie.

< Lord Dynely l’a prise hier soir. I] avait le droit.

de la prendre. Je ne puis recevoir de bague d’au- : cn autre homme que lui pendant tous les jow

na vie, Je vous rendrai la. vôtré demain.."ÿyé drais pas vous blesser, Terry, mais je l’aim

“+ ,. , presque aussi vite- qu’il est.

Tu. Son visage devient pourpre, et elle retourne au malheureux églantier. -

: Quant à Terry, il est Hçoit un coup mortel, pâle et muet, Et pourtant il sy aitendait, il le savait. Mais cela ne diminue en

Son courage s’en va

resté comme un homme qui éprouve et n’a Pas amorti le

Elle retire vivement sa main, moitié effrayée, moi-

portée jusqu’à.

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regard sur la pâleur mortelle du visage de Terry, et doute qt cette vue l’effraye davantage encore. « vite qu « Oh! Terry, ne vous mettez pas en colère, bégaye France : - t-elle tandis que des larmes.commencent à humecty La ro ses paupières. Comment aurais-je pu m’en défendre? disparut est'si beau, si noble, si grand! Comment aurajs-je m, demeura comment n importe qui pourrait-il s'empêcher de l'a ‘France. mer ? .« Mi — Non, répond Terry, dont une étrange contraints «oubliée. sefre les res et dont l'accent a une dureté fnacca disait : F tumée, vous ne pouviez l’éviter. Vous n’êtes -qu'un —Iln enfant, je vous croyais üne femme. Vous ne pouvig Dennison pas l’éviter. Mais par le ciel, lui. c'est: ul lâche.» qu'il a ét. Elle frémit, piquée à l’extrème par cette accusation. serait; qu < nr . reprit-elle avec animatijgn. Comme maines pc osez-vous, Terry ?...V ous me dites à , hors de demandé, , présence, ce ‘que vous n’auriez pas le courage de li ici loin d” dire en face. Il est le meilleur‘èt le plus noble üs si cette ré hommes èt je l'aimeïde toute mon âm di) Londres a Il se tourna vers elle et la regarda fixkément. Il lü "m'a appris prit les meins et sembla se consulter; ses yeux bil je suis:tou laient d’une indomptable fierté. = toutes ces- « Vous l’aimez, Crystal? | à

more Non — De tout mon cœur, de toute mon âme; je yü De chuchotem tant, que, si je le perdais, j'en mourrais. M ditcela.

—Æt lui; il vous dit qu’il vous aime, je suppose! DR. + Ilya

— ]I1 me le dit et je le Sais. J’en suis aussi sûre continua le aussi certaine que je suis sûre d’étreici. » À voudra pas Il lui lâcha les mains et se détourna en appuja paraisse, il

ses bras sur le pilier de la grille. .: ‘1 el la grâce « «Il vous le dit, et vous lé savez! Jé rad ‘ pouvoir sur savoir à combien” de dizaines d’autres Lord Dyne : le juge comr a dit autant pendant les vingt et un ans de sà vit « etcomme le Nous vivons dans un siècle où l'on va vite, mais À Soutiens su

doute qu’il y ait beaucoup de gens qui aillent aussi +, vite que cela. Je serais curieux de “Savoir ce que France Forrester dira de tout ceci. »

La rougeur que la colère avait amenée sur sa joue disparut, l'éclair irrité s'éteignit dans ses Yeux. Elle

de Terry, &t

olère, bégaye t à humecty

aurajs-je pr demeura attérrég et pâle devant lui. Elle avait oublié êcher de l'i: France, -

. « Mlle Forrester 1. reprit-elle tout bas. Je l'avais «oubliée. je l'avais oubliée! Et disait. il me disait.

S ne pouyig

Dennison avec un, sourire triste. [1 ne vous à pas dit ub lâche.»

qu'il a ététonvenu depuis leur enfance qu'il l'épou-

€ aCCUSAUURR … serait; qu’il edf revenu 4*la maison il y a trois se- . Comme maines pour là demander en mariage; qu’il le lui à , hors de demandé. de dd’a priée, suppliée, et. qu’elle l’a envoyé urage dl jci loin d’ellé, dif “attendre sa réponse définitive; que gs noble ds si cette réponse ést favorable, ils doivent se marier à ; Londres au printemps prochain. C'est sa mère qui ment. Î ME m'a appris tout cela. Quoi qu’il. vous ait dit hier soif s yeux br

- Jesuis-tout à.fait sûr qu’il ne Vous à pas parlé de " Toutes ces-choses.: eu" ‘— Nôn, dit-elle d’ane. voix qui réssemblait à un chuchotement, — et sés lèvres, pâlirent, —] ne m’a pas y dit cela. Re. A | * + Ilyaune Élreonstance favorable dans tout cela, continua le.jeune homme ; c’est un lâche, mais il nef voudra pas l’affliger. Tout, incroyable que cela vous Paraisse, il faut-que vous sachiez que toute la beguté., . % la grâce séduisante de Yotre'demi-dieu n’8nt aucun. > ‘ Pouvoir sur elle. Elle ng l'aime pas; elle le connaît e : le juge comme ‘fus faible : tkcomme le plus fragile ét le plus aisé à rompre des

Aoutiens sux lesqua}s -pufs

La

se s'appuyer une femme.

hier au soir il me

— Il ne vous a -pas parlé d’elle, j'en jurerais, dit

et plus: perfide que Ponde, Ar

LA

en MT te or 2 SEE ‘airs

ge pue nées)

guettiez la venue de votre chevalier tout dévoué. Je

UN MARIAGE EXTRAVAGANT x

Elle se réjouira donc-de se voir débarrassée de ses’ poursuites. Mais en ce\qui vous concerne, Crystal,

vous n’êtes pas la première ni la centième à quiil.

ait juré un amour éterrel, et vous ne serez pas la der. nière, je puis vous en faire le serment, si vous lui en fournissez l’occasion. Si vous tenez à Lord Dynely et si vous avez à cœur de le garder, eh bien, ma chère, mariez-vous tout dé suite, battez le fer pendant qu'il est chaud. »

Elle ne prononce pas une parole. Pâle et calme, elle resie inanimée, sans couleur dans ses yeux ou sur son visage, anéantie par ce qu’il vient de lui dire.

En la voyant ainsi, il sent toute amertume dispa-

. raître de son cœur et se changer en un sentiment plus

doux, plein de compassion et de pilié

« Crystal, pardonnez-moi, dit-) is un brital, je n’aurais pas dû vous dire de pareilles choses. Mais je vous aimais tant! Je vous ai aimée toute ma

vie. J'avais confiance en vous, j'avais conflance en ‘

lui. »

Il appuya sa tête sur ses bras.

p°on chagrin, à ellé, ajouté à son propre chagrin, c'était plus qu'il n’en pouvait supporter. Elle sé loigna vivement par une des allées du jardin et dis parut. /

Six hèures après, les peñdules sonnaient one het res, Lord Dynely descendait, de cheval à la grille de l'habitation du vicaire et attachait la bride au pilier Sur lequel le matin s'était appuyé Terry. Avant qu'il eût gagné la maison, une ombre mince et blanche apparut au coin de l’une des allées du jardin et lui fil signe de ne pas avgmoer. :

« C’est: vous, chérie, dit-il gaierment, et vous

nesuis pas lever de bo:

désert prim

Il se penc résoläment

« Attende chose à vo parlé, quar Tous... VOUS

Il rougit toujours si |

« Qui vo qu'ai-je bes Dennison, c

— Je sais deson rega nerveuse, m je l'avais ou été bien cru temps vous .

Elle éclat:

sa figure da ment.

« Pourqua vous fait ain tromper ain:

VOUS; mais

— Vous at iotjours véc dire, madem:

H était de un ricaneme sa beauté.

UN MARIAGE EXTRAVAGANT 267 ée de ses

wesuis pas en retard, n’est-ce pas? Vo ez-Vous, se , P x

Cr ystal, lever de bonne heure, comme vous l’entendez dans ce à qui il. désert primitif, n’est pas ma qualité dominante. » Hlade Il se pencha pour l’embrasser, mais elle s’arracha E us lui en résolèment d’entre ses bras. ; ss Dynely et « Attendez! lui dit-elle doucement. J'ai quelque vu à ma chère, chose à vous dire. Hier soir, quand vous m'avez he Fit dant qu’il parlé, quand vous m’avez dit que vous m'aimiez, | vous... Vous ne m’avez-rien dit de Mlle Forrester. » a1me, elle Il rougit et ses yeux bleus brillèrent de la colète ER D bonjours si prompte à s’allumer en lui.

on « Qui vous à raconté cela? demanda-t-il. Mais me dispa- qu'ai-je besoin de le demander? C’est M. Terence k ment plus Dennison, comme de juste. | — Je sais cela depuis longtemps, reprit-elle effravée © UE D dson regard irrité, tremblante comme une. enfant } es choses. nerveuse, mais décidée néanmoins à continuer ; mais toute ma 4 ie l'avais oublié hier. Oh1 Lord Dynely!.. Vous avez flance en été bien cruel de me dire ces choses quand de tout l temps vous avez été engagé vis-À-vis d’elle. » | : | Elle éclata alors pour la première fois et, cachant > chagril, D D figure dans ses mains, elle sanglota fiévreuse- | Elle se DD ont. Er 1 in et dis « Pourquaiêtes-vous venu icif… pourquoi vous ë-459 : vous fait aimer de moi f.. comment avez-vous pu me Le het- tromper ainsi? Je sais que je n’étais pas digne de grille de Vous; mais j'étais heureuse avant votre venue. he: eaupilie Rs he vant qu'il — Vous auriez épousé M. Dennison et vous auriez | Ë t blancie jours vécu heureuse. Est-ce Là ce que vous alliez à ef; ui fl dire, mademoiselle Higgins? »

I était debout devant elle, les bras croisés, avec \, el vous. un ricanemen{ sur les lgvres qui gâtait étrangement

ste :8a beauté.

-.« Terry a plaidé sa cause ce matin, à ce que je vois, poursuivit-il, en médisant.de moi. La reconnaissance la plus commune ‘de la part d’un homme qui tient tot des bontés de ma mère aurait dû, à défaut d’aut chose, lui imposer silence; mais la reconnaissance est une vertu surannée. Puisque vous êtes si prompte 4 vous laisser influencer par lui, ce serait dommage de vous enlever à son amour. Voici sa bague ; Laissez-moi la remettre à votre doigt, et oubliez toutes les sottiss que je vous ai débitées hier soir. »” | Elle jeta un cri aigu comme un enfant qu’on frappe. Ce cri eut un résultat inattendu. ‘En l’entendant, toute son irritation tomba; il la prit et la serra sy son Cœur dans une chaleureuse étreinte. | « Je né vous laisserai jamais m’échapper, dit-il, je le jure. Vous serez ma femme et non une autre. Vow êtes à moi, à moi seul, et je vots réclame comme mm bien. Je nie toutes les médisances de Dennison, toute sans exception. Je.ne suis pas engagé envers Mile For. rester ni envers aucune autre femme au monde qu vous. Mile Forrester n’a pas plus envie de m'épouser que moi de me marier avec elle. Tous ces projets ont été. formés par ma mère et sa tutrice; elles ont fait cette convention entre elles, mais je ne veux paë la raifier, C’est vous.que j'aime, c’est vous dont je veux faire ma femme. Où est votre père? Dans son cahinet ?.. Eh bier,. j'irai lui parler une bonne fois #, mettre un terme à tous les doutes. »

Il s’'avança alors vers la maison, märchant à grands pas, et fier, hautain, élégant, il fut admis dans le sanctuaire particulier de M. Higgins. En quelque courtes paroles dites sur un ton quelque peu arrogint et autoritaire. il exposx l’objet de sa visite. Il aimait

sa fille Crystal et désirait en faire ‘sa femme. Apr

la il s’assit joir le vicai:

bit, et repot rda avec ef «Mafille!..

kr, Lord Dy ible!…

— Et pourq emander ? in — Parce qu

jouser Crystal]

une chose se son! Mon.

Sun meilleur Né nous conna Île; c’est un + je ne redonter le et dé la me Et vous cra f ellleusement = Non: non, « S0yez pas si -p:

MEVOici Je le

En — ER —

e que je vois, CONnaÏSsany qui tient toùt faut d’autri naissance est

si prompte à dommage de 3 Laissez-moi s Les sottises

u’on frappe.

l’entendant, la serra sur

er, dit-il, je autre. Vo

UN MARIAGE È RAVAGANT 269

el il s’assit et regarda le prêtre. S'il s'attendait à ur le vicaire de Starling ébl@ui de l’honnéur qu'il loi faisait, il fut désappointé.

M. Higgins fut bien stupéfai hit, et repoussant ses lunettes sur. son front, il rearda avec effarement le jeune prétendant.

«Ma fille! Ma fille Crystal! Vous voulez l’épouer, Lord Dynely?... Oh! impossible! C'est im posible!.…

— Et pourquoi impossible; mander ? interrogea-t-il a

, littéralement stupé-

monsieur, puis-je vous le

— Parce que, Dieu me pardonne! elle est bien trop ane pour se marier, Parce que, lôrsqu’elle aura deux uirois ans de plus, elle doit épouser Terry Dennim. Cela a été une chose entendue toujours. toubus... que Christabel devait épo

vec hauteur, avec colère. .

user Terry. à. d comme mon MR — Et puis-je vous demander encore, monsieur Higson, toutes Ms reprit Lord Dy nely, plusirrité et plus hautain, si rs Mile For- MU me préférez Dennison ? : :

moñde qu Li. là... ne vous fâchez Pas, mon jeune mon- > m'épouser MU ne vous fâchez Pas. Dieu me pardon ne Vous... . projets ont 'user Crystal ! Sur Mon honneur, je n’aj jamais pensé Ho les ont fait ue chose died able, Jamais Vous préférer Den- Hs eux paë a Msn. Mon Dieu! au point de vue mondain, vous f ont je veux * Un meilleur parti certainemen { Mais à 1n autre + s son cabi- ie 1oUS Connaïissons Terry, il est presque de da fa ne fois 4e; c'est un bon 8arçon, oh! un trèshon garçon, d je ne redouterais pas de confier às4 garée ms fil. nt à grands Me et dé la mettre SOUS sa pr#tection | ñ is dans le Et vous Craignez de la mettre sous la miennes dit JE . quelque Mftilleusement Éric, pâle de côlère. ft 1 arrogänt Non; hon, 6e n’est: pas cela non plus, four fñeu, SA . Il aimait RE "00ez pas “prompt é tirer des conclusions, foule | # me. Aps" Oici Je le COnpais mieux que je ge vous cm > &

. et j'ai pleine confiance en lui, et d’ailleurs cela

à toujours été entendu. Crissy n’a pas le droit de

mper Terry. Et puis il y a votre cousine, non, elle - n’est pas votre comsine..… mais c'est tout comme, Je

? ra eux parier, comme de juste, de Mile France Forrester,

— Eh bien, monsieur, demande le jeune Lord exas-\ péré, qu’est ce que Mlle France Forrester a à faire en

"tout ceci?

— Il y a que vous êtes engagé envers elle; ou du

moins on me l’a dit.

— En ce Cas, monsieur Higgins, c on Vous à dit ui mensonge, réplique Lord Dynely, trop fortement do miné par la colère et l’exaspération pour bien savoir æ qu'il dit; je n’ai jamais été engagé vis-à-vis de France Forrester, ni d'aucune autre personne. Dois-je con. clure de tout cela que vous refusez de m’accepter pour

mari de votre fille?

— Oh! ma foi, dit M. Higgins troublé, je ne sais que dire, c’est certain. Vous m’avez pris tellement à

l’improviste… appartenant à Terry. »

Je l’avais toujours considérée comme

Les choses en venaient à un point qui dépassai tout ce que Lord Dynely pouvait supporter. Il se leva exaspéré au delà de toute expression.

« Non, non, dit le vicaire suppliant, attendez w

moment, mylord. Que dit

aime, je suppose ?

Christabel?.. Elle vous

Elle me fait cet honneur, monsieur Higgins.

C’est une union brillante pour elle, et pourtant, ajoute-til la voix troublée, je crois qu’elle eût ét

plus beureuse mariée à.

— Monsieur Higgins, vous m'insuitez! je ne ven pas vous écouter plus longtemps. Adieu.

-— Je vousdemande pardon, Lord Dynely. Je nain pa

eu l’inten:

tal le dési je n’ai plu obteniez ] r'entreror rait comm les recevoi et vous au:

basse, avec gret, — j'a Lord Dy:

sinclina et décider. I] ; dépit de m laiseuses ‘de M. Higgi parles räyo, son âme éta « C’est u:

homme, bie dant j'ai peu qui brisent 1 que je brise mariage pou:

aimé Terry.

Lord Dyne Terry, accou.

treille. I1 s’a brillaient la € Eh bien, YOus connaiss Marier avec ( Pasf J'ai un

Vivez: mais:

h & à : © ux MARIAGE re 0071 ailleurs cela

eu l'intention de vous insülter, croyez-le bien. Si Cryse le droit de tal le désire et si vous le ésirez, éh bien. eh bien. Fig 16, NON; ele je n’ai plus rien à dire. Seulement il faut que vous 4 ou % Corne. Jef obteniez le consentement de voire: mère. Mes filles RUES e Forresier. D treront Jamais dans une famille qui les cohsidére- À e Lord exas-\ rt e

rait comme au-dessous les recevoir. Obtenez le el vous aurez le mien.

a à faireen

elle; ou du basse, avec un hochement ‘de tête exprimant le re- je 1 — gret, — j'aurais préféré que ce fût Terry. »

us à dit u Lord Dynely, pâle de fierté révott

rtement do

sinclina et sorti

jen Savoir ce is de France Dois-je conccepter pour

>, je ne sai tellement à érée. comme

son âme était pleine-de vag

ues et timides regrets.

€ C'est un beau jeune

homme, un Superbe jeune homme, bien né, bien élevé, titré et riche, et cependant j'ai peur de lui. Ce sont ces brillants jeunes gens qui brisent le cœur de leurs femmes aussi facilement que je brise le tuyau de ma Pipe. Ce sera un grand dé mariage pour une de mes filles, mais j'aurais mieux aimé Terry. »

Lord Dynely, en sortant, se trouva face à face avec Terry, accoudé contre le

ui dépassait r. Il se leva

attendez un . Elle voi

| porche sur lequel rampe la fi iggins. treille. Il s’arrêté et le regarda &vec des yeux où et pourtant brillaient la colère êt le défi.

elle et él € Eh bien, mon cher. dit-il avec un rire insolent, fr “Ms connaissez la nouvelle sans doute? … Je vais. me ; je ne veu

marier avec Crystal. Félicitez-moi,-ne le voulez-vous + Rs! J'ai un peu braconné sur Vos terres, vous Je ALU, FR à TS mauva

; Ha chère pétite a le mauvais goût de me | HR

préférer à vous, qu’y faire? Tous les moyens sont

parler, es > YEUX,

Il va pour s’en aller avant que Terry n’ait mais il conserve son expression de défi dans dans sa voix et dans son rire.

« Pouvez-vous me dire où je la trouverai, Terry! Ah! je l’aperçois ‘-bas dans le bosquet de verdure. , N'ayez donc: pas l’air si farouche, mon cher cama- | rade ; vous cônnaissez le proverbe qui a toujours eu cours depuis le commencement du monde et qui

dit :

bons en amour comme en guerre. » :

On prendrait le plus puissant, Et on garderait qui l’on pourrait. ».

Son rire moqueur recommença, tandis qu'ayant allumé une cigarette, il sé mit à arpenter l’allée pour rejoindre Crystal.

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