JE SUIS GORDON CARYLL
« Restez! »
Ce seul mot prononcé, tout dans leurs. deux exi
tences étdit changé pour toujours. Rien qu’un mot, deux bras vigoureux la pressent tendrément : pour première fois, les lèvres d’un homme touchent : lèvres. Pour son bonheur ou pour son malheur, € appartient désormais pour la vie À Locksley.
Les moments passent; moments ou heures, c'e
exactement la même chose pour ces deux êtres ha reux. Au dehors la pluie tombe toujours à torrents au dedans le soleil brille et une chambre du via manoir sombre est devenue un paradis. Ils sont
côte à côte, son’ bras serre sa taille, sa tête s’inclin
vers elle tandis qu'il lui raconte comment. -depuis-l premier moment où il l’a vue À l’Académie, il l’a ai mée, comment il a lutté énergiquement contre cé
Fr
mou’, et cor w faible qu m, il s’est re omise à Loi nt il avait
intenant, € ks, il la tie ur toujours Elle écoute :
ne a disparu ris te, rad ours rester e « Mais que omment oser Welle a amen:
a l'outrecui Be et de lui.
htrice de Rom — Je ne sais bent ou ne di ment à faire
ipouse pas Lx lance soit b | nely »/je sui:
selle n’a au r mes actions ile époque.
Hessus du sie la vous pla ire le monde e — Cela veut d ko Ga que
ni
— Si vous le
UN MARIAGE EXTRAVAGANT RE à re
mour, et comment, malgré ses efforts, il s’est trouvé jus faible que jamais; comment, en dépit de sa raiin, il s’est rendu là, pensant tout le temps qu’elle était omise à Lord Dynely, et comment le matin seuleent il avait résolu de partir et de ne plus la revoir.
intenant, comme tout cela ressemble à un conte de , il la tient, à lui, entièrement, pleinement à lui ur toujours. VOA
Elle écoute ; sa fière tête est baissée, toute sa morea disparu, sa charmante figure est rougissante, uriante, radieuse de bonheur. Que ne peut-elle tours rester et écouter ainsi !
« Mais que dira Lady Dynely? demande Locksley. mment oserai-je aller lui dire que le pauvre artiste q'elle à amené ici pour faire le portrait de sa protégée a l'outrecuidance de devenir amoureux de son mo- Meet de lui déclarer sa passion? Et que dira votre ntrice de Rome, Mme Caryll ?
—Je ne sais pas s’il nous importe beaucoup qu’elles sent ou ne disent pas quelque chose. Je tiens certaiment à faire plaisir à Mme Caryll; mais dès que je tpouse pas Lord Dynely, je ne pense pas que sa résance soit bien difficile à vaincre. Quant à Lady mely, je suis pour le moment confiée à ses Soins ; iselle n’a aucun droit de contrôle d’aucune espèce r mes actions. Je serai majeure dans deux ans, et à ile époque. — elle regarde l’ardent visage qui est Hiessus du sien toujours en riant, — à cette époque, cela vous plaît, peu nous importera ce que pourra ire le monde entier.
— Cela veut dire que vous serez ma femme. France, “® cela que vous voulez dire? dois-je le croire? it-je espérer qu’un jour vous serez à moi ?
— Si vous le désirez. En attendant, je suppose
que vous renoncerez à vos idées de courir part — don 1 n’importe où hors du monde, et que vous vous di — Gorda derez à rester ici comme un mortel raisonnable M Une expr faire cette copie de mon portrait pour la chère et bon
Mme Carylil? | k |
— Je ferai tout ce que vous ordonnerez; je fedièrement ir mille copies ; je resterai ici et j'affronterai unrégimel «C'est vc de tuteurs s’il le faut, dussé-je être flétri commeniyadans len coureur de dots et un aventurier. Coureur de dotsififui, comme m'appelleront, ét ils croiront que je le suis. l'espère.
— Non pas devant moi au moins, répond Fradlf — Et pou levant fièrément sa magnifique tête. Personne, Mi - Parce ( même parmi mes plus proches et parmi ceux qui it toujours. é sont le plus chers, ne parlera mal de vous et restes encoré, mon ami. Pour ce qui est de la fortune, j'espère qui étre mon vous ne trouverez pas mauvais que je restitue à Go&.…. >» don Caryll, sil revient à un moment quelconque, toi Ici un sour l’héritage que sa mère melègue. Je le garde uniqu <Eh bien, ment en dépôt, et qu’il apparaisse demain ou duiiMrieuse viva trente ans, je le lui rendrai. » — De vous
Locksley rit. Mimposs
« Moi le trouver mauvais et m’y opposer! NoMMij étais com] assurément! Cependant j'espère qu’il ne viendra pit deviendra
— Monsieur Locksley! : fentouré de
— Je ne veux plus vous répondre sous ce nom. J'éMrience dang ai un autre, quoique l’idée ne paraisse pas vous en dt vous cédan venue, … 4 D LOVEN ET
— Quel est ce nom? J'ai vu au bas de votre table@tun homme, G. Locksley. Quel nom est-ce? George, GodefofNuvait être w Geoffrey ?.. Quoi Rauié de die
— Aucun de ceux-là. Mon nom est... » ve vieux et
Les yeux bruns ét lumineux de la jeune fn» étaient levés vers lui. s s'arrêta.
« Eh bien? “aient entr'ou
ourir partout — Mon nom est Gordon.
vous vous à — Gordon! » TE
isonnable etR Une expression inquiète assombrit un mRoment son Chère et bon visage, son regard ardent et plein d'intelh : eñce était | frésur lui; mais il le supporta avec un sourire Singunerez : airement imperturbable.
rai unrégimal < C'est votre prénom de prédilection, je le sais. 11 létri commeulya dans le monde d’autres Gordon que Gordon Caryll, eur de dotsifqui, Comme je l’ai déjà dit, ne reviendra jamais, je uis. l'espère. |
répond Fran — Et pourquoi? |
Personne, di — Parce que je suis mortellement jaloux de lui. II ni ceux qui ni Wujours- été votre héros, de votre propre” aveu, il vous et reste l'est encore, et je sens dans mon cœur qu’il est destiné Le, j'espère qi être mon rival. Sans cela j'aurais pu être tenté restitue à GoMRe... » |
é elconque, Ii un sourire et une pause provocante. garde uniqu@i (Eh bien, de quoif.… interroge-t-elle avec cette im-
main ou dufXrieuse vivacité qui est un de ses charmes principaux. . — De vous le retrouver. Cela ne doit pas être une lâche impossible. Je pense queje pourrais l’accomplir opposer! NdMij'étais complétement assuré que votre hér
os du passé
e viendra pa deviendra pas votre idole de l'avenir. Le ramener kientouré de son prestige romanesque serait une ex-
s ce nom. J'éMrience dangereuse. J'avais pris mon parti de la fuite as vous enét vous cédant à Lord Dynely. Mais vous céder main-
mant à M. Gordon Caryll, ma foi non, je ne suis votre tablaNin homme, je ne pourrais le faire. Lord Dynely
re, Godefirait être un rival redoutable avec sa jeunesse et sa kauté de dieu de la Grèce; mais Gordon Caryll doit » e vieux et fané, comme moi. Être évincé par
jeune “fem Lie à ; .
[s'arrêta France croisait les mains, ses lèvres “ient entr’ouvertes, ses grands veux dilatés.
« Monsieur Locksley !.. |
— Gordon. Gordon! je vous ai dit mon nom. Misulièremer — Gordon, soit. Pensez-vous. pensez-vous Lt qu'el vous pouvez le retrouver? wrraient lu:
— Caryll? Mon Dieu, oui. Je puis l'essayer dndt visage moins. J'oserais même dire qu’il est tout aussi dé st désag: reux de revenir que. vous l’êtes de le voir de retourMpééférence e Seulement, France, dites-moi, ajoute-t-il en la serai elle, elle es davantage contre son cœur, dites-moi que lorsqu'oit avis, que j l'aura retrouvé, il ne prendra jamais place or voté la contem cœur entre vous et moi. un sourire à — Ni Gordon Caryll ni personne au ds n'aurd rûles sont ce pouvoir. Je vous appartiens. Je désire son retou titière hau uniquement pour son bonheur, pour celui de sa mére, et l'obscx pour le mien. Il a assez souffert, il a été assez wi sn0m. C’est temps proscrit pour un fait qui’ ne fut jamais des «Quelle pite part une faute, mais bien un malheur... pour avoid riant. Est aimé non pas sagement, mais trop bien. Ramenez-eli7 2 Cinq mi - monsieur Locksley, si vous le pouvez, c’est tout dir ordonné d! qui me manque pour Dune maintenant mon bons mains de heur. » iras de son :
Le nom de son amant, Gordon, ne venait pas encoNt"! » Son re facilement à ses lèvres. . Hoi, c'est 1 « C’est une étrange coïncidence, pensait-elle, qui Sans inqui ressemble à l’héritier exilé de Caryllynne et qu Ê question porte le même nom. » Seulement, Un vague et obscur soupçôn commence à la gagnera retrou c’est plutôt l'ombre d’un doute, car la vérité est troll lisse tom franchement invraisemblable, trop improbable poulie "ur est pein: . qu’on puisse même y songer. ainsi, trop] « Il en sait plus qu’il ne veut en diresur le comp" Contempl] de Gordon Caryll, » se dit-elle. rence lo bru Et ses beaux yeux cherchent à lire de: son ! Comment ret, La brave et énergique France ‘Forrester est cote ü ot! dit à la fs Cela ne fe