MARIAGE
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UN MARIAGE EXTRAVAGANT 321 mon nom igulièrement timide.
1sez-vous quMune, qu'elle craint
l'essayer d ut aussi dé
na
ace dans voträi la contemple, com NE in sourire à moitié ’an rôles sont Changés, ni val Kritière hautaine, fière de sa naissance et de son ui de sa mérelRte, et l'obscur artiste et le pauvre soldat de fortune é assez long 10m. C'est à lui de commander età elle d’ jamais des {Quelle piteuse mine, pour avoit riant. Est-ce que v
prenant fort-bien ses pensées, dissimulé court sur ses lèvres.
à ce qu’il paraît. Co n'est plus
e Ramenez >jl , it e .
c'est toute LÉ S'il en était ainsi. »
ant mon bon a
se Je sans inquiétude, ee e D de questions. Nou Seulement, soyez certaine d’
» à la gagne ie adra retrouver sa patrie, érité est troll laisse tomber sur son é robable pou iur est peint, et garde un
s et non de une chose: c’est qu'il sa mère, et vous. »
paule son visage, où le
silence éloquent. Ils resainsi, trop profondément heureux pour pouvoir
sur le cop" Contemplant cette sombre soirée et écoutant en RS bruit monotone de cette pluie d’été.
ans son Am Comment retournerons-nous à l'Abbaye si ce te “est cette HE! dit à La fin Fr ance, sortant de sa réverie.
la ne Pa pas. Les éclairs ne brillent plus A NARIAGE SXTRAVAGANT
mps
. France, vous me reconduirez au village par un spla
paré, et, en l’annonçant, Mme Mathews regarde à
que dans le lointain. Dans deux heures d'ici, ma chè nencé À se
kil, encore sé mont:
lujours, m ks dernières «Nous at it France’ er
dide coucher de soleil. En‘attendant, nous avons maison à visiter, un lunch à mangér, et ma foi!i désirerais bien que votre vieille femme de charges dépêchât un peu: Cela peut paraitre peu romanesque mademoiselle Forrester, mais.
— Mais vous n’avez pas dîné et yous mourez defaim
res, les interrompten riant France. Voici Mme Mathewsqul. leries Le vient nous annoncer que notre repas est prêt. » Ets! Comr Mme Mathews, avec un air des plus respectab] krtais ce ma sous son bonnet de veuve et son ample robe de si avant la noire, fait son entrée. Effectivement, lelunch est pin aise tué
trisinement, ls méfaits, lle et de le |
une ténacité extraordinaire le visage de l'étrang qu’elle a devant elle. | El se souvient de son jeune maïtre comme sidl
| ais, Cela me :
l'avait vu la veille, et personne ñe peut mieux qu'lS - Êtes-vous être frappé de la ressemblance qui existe entre Loc? interrog ley et lui. Ce sont ses yeux, son expression, et jé triste mar qu'à. sa façon de rejeter en arrière son épaisse y beauté, : velure. Son maître serait-il de retour? Cela ne pe positions qu pas être ; sans cela, bien certainement, France le s l, aboutir à u rait. Et pourtant, et pourtant la gouvernante ne pit a jeunes: détacher de lui ses yeux fascinés. in nom inca Elle les sert à table. C’est un petit repas fort g & enchaîné, : Malgré les joies délirantes de l'amour, tous di ous le di font honneur aux mets substantiels qu’on leur du triste ma sente, Locksley à réellement faim; amour ail - Le monde: mais enlevé l’appétit à un homme en ue sal He dire de
Franceest heureuse de le voir manger. Puis, -
r heureuse, aëhevé, ils s’en vont bras dessus, bras dessous, 1 lont, Si vous les appartements. 466 de mêm
‘La prédiction de Locksley relative aû temps à "R Lcidémie?
‘ UN MARIAGE EXTRAVAGANT 328 d'ici, ma cher nencé à se réaliser, Le oiel se
el s’est enfin éclairci. Le $opar un split, encore caché derrière un v
oile de nuages, va bien nous avons Mt se montrer dans tout son éclat; la pluie tombe , et ma foi! ; lnjours, mais plus douce
menf; on voit que ce sont e de charge dernières gouttes. L’orage louche à sa fin. u romanesque
Nous aurons pour rentrer un tem it France’en parcourant la longue aourez defaimiires, les salons, la bibl
e Mathewsquleries de tableaux. Que est prél. »
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> de l’étrang est de m’asseoir: auprès | ang-froid, je ne le pour-
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France le sa n artiste obscur, >rnante ne M Peut vous donner e d'un regard vous repas fort # Le mondé vous dira, ur, tous de que vous n'avez fait qu'on leurp tri : | amour a-+ll Le Monde ne me dira jamais cela dewx fois. Pour- : bonne SR me dire de ces chose
7 s Je vous aime; àvee-vous + | ARE ieuTouse, sans vous je suis malheureuse, cela dessous, SEE (nt, Si vous avez été enchaîné à première vue, il
…. Mt de même de moi. Vous rappelez-voiis ce jour . aû ternps OR cidémn ie | | ;
| amour, COM du présent Son heur ami. Elle le mémoire le repoussées F léguée dans « J'ai un réponse à ce que nous q tonnaissiez :
Combien de et celle-ci ? :
— $i je me rappelle le jour où je vous ai vue pour la première fois? Comment pourraif-je l'oublier?
— Terry Dennison vous montra du doigt. Je vous vis debout, à distance, grand, sérieux, noble... Oh!.ne riez ‘pas, il n’y a rien de risible là dedans, et c'est moi, et non päs Lady Dynely, qui ai envoyé Terry. vous chercher pour vous présenter. Après cela, je ne comprends pas très-bien moi-même comment, mais j'ai passé la moitié de mon temps à vous chercher. Au Parc, l'événement de notre promenade était pour moi votre rapide salut. Aux réceptions, aux soirées, par tout où j'avais chance de vous retrouver, j'avais pri l'habitude de guetter la porte avec inquiétude jusqu'à
votre arrivée. Et lorsque nous dûmes quitter Londres met k et que Lady Dynely vous prèssa de venir avec nou: mages pi Fe et de fairemon portrait, et que: vous finîtes par ] AL M le so sentir, je... » s ie se dessin Elle s’interrompit tout à coup à détourna son gra ixrcevoir à cieux visage en rougissant. REX Ro | « Continuez, dit Locksley. LTÉE Lu Fe — Non,-monsieur, je n’en dirai pas davantag free J'en ai trop dit déjà. Je connais l'insatiable a Pa 0 des hommes. Mais ne parlons plus du triste martl de t ie que j’ai fait, de tout ce que je donne et du peu quej rm DE reçois; je vous possède au moins, et je n’en der pes ll pas davantage à Dieu. » me Fos 11 se fit alors un ilence qui dura quelque ten, re ns Ils regardaient les portraits des Carylls morts dep à e longtemps, mais ils ne les voyaient pas. * ne a « Ainsi, vous me prenez à l'aveuglette, dit enl ent gra -Locksley d’une voix encore peu assurée. Vous nel s chcaûre demandez rien sur les quarante années qui sont ‘8 “ pi si ,
rière moi! Vous me donnez votre amour, vous-Hér sans une question sur ce qu'a été ma vie. Mont
ÿ ai Vue pour oublier?
. Je vous vis le... Oh!.16 ans, et C'esl
nment, mais chercher. Au
ait pour moi
F UN MARIAGE EXTRAVAGANT 325 anour, Comment pourfez-vous dire que je suis digne du présent que je reçois? »
son heureux visage pâlit à cette question de son ani. Elle le regarde et €en ce moment reviennent à sa mémoire les paroles d'Ériÿ ces insinuations, d’abord repoussées par elle, au sujet V’une épouse Coupable reléguée dans une sombre retraite.
« J'ai une histoire à vous raconter, lui dit-il en réponse à ce regard inquiet. Vous” l'entendrez avant je nous quittions cette maison. II faut que vous “nnaissiez ma vie comme je la connais moi-même. Combien de pièces aVons-nous encore à voir? A qui sicelle-ci? » |
— C’est. c'était la chambre de Gordon Caryll. » Ils s'arrêtent sur le seuil. Le soleil a enfin percé les nuages -et remplit la chambre deses rayons ambrés. La pluie a entièrement cessé, un magnifique arc-enciel se dessine'‘dans le ciel azuré que leur regard peut . æercevoir à travers la haute fenêtre. :
{ Rien n'a été touché, dit France doucemeñit ; touls choses sont restées Comme il les a laissées. »
Livres, tableaux : pipes, cravaches, armes, même #s pantouffles et son bonnet étaient près du lit.
Is entrèrent. Ia jeune fille est frappée de l'étrange “pression du visage de Locksley en considérant touls ces choses. Elle ne Comprend pas, mais ces sou pfus informes et vagues flottent encore dans son sprit. Ils ne touchent À rien, ils examinent tous ces jets que le soleil dore. Les livres dans leurs rayons, ks belles gravures de chiens et de chevaux richenent encadrées, les romans, français, les pipes de FSI pays, les armes blanches de tous les peuples, Ürks, cimeterres, épées, poignards. La chaude robe de chambre, fanée et ternie, jetée sur le dos d’une
7 de regret. ] Pauvre Gordon! pauvre garcon! Brave, . généreux, noble, aïmé de tous!Et penser qu'il devrai payer une erreur d’une longue existence de solitnde
chaise, tout est comme Gordon Carylil l’a PES ilya dix-neuf ans.
On quitte cette chambre pour entrer dans celle qui l’avoisine. C'était le petit salon de Mme Caryll à cette époque déjà si éloignée dont le souvenir se retrouve partout. C’est là, dans cette pièce, que dans une soiré d’août comme celle-oi, À la chute du jour, elle se tenait droite et fière lorsqu'elle chassa pour toujours son fils unique de sa présence. Le soleil couchant.jnondait tous les objets de sa lumière comme aujourd'hui: le siége sur lequel elle avait coutume de s'asseoir, « table à ouvrage et sa boîte de travail, son piano dans l’encoignure, à.côté la portière. de l’oratoire, et audessus de la cheminée l’unique tableau que renfermi! la chambre, la face tournée au mur. -
« C’est un portrait de Gordon Caryll, » murmure
France d’une voix sourde, car, quelque chose dans
l’attitude de son compagnon l'impressionne vivement. Elle le retourna de la sorte dans cette cruelle soiré où elle le bannit de sa présence; il est LOUQurs resté depuis.
—, Retro à » tonne Locksley d’un ton Li Elle monte sur un siége et retourne le portrait, Il est couvert de poussière ; les araignées ont tissé leurs toiles partout. Elle cherche du regard autour d’elleet, apercevant un linge, elle l’essuie, et la jeune et belle figure du dernier maître de Caryllynne lui sourit et core au soleil couchant. | « N’était-il pas beau? interroge-t-elle avec un actent
et d'exill» | ; Elle regarde de nouveau son amant, et s'arrête toit
dcoup….. U physionom elle était pe du jeune hc qui la conte
Elle voit ne peuvent meure imm visage roug
Il voit q hi souriant ur le visag:
« Mon ar suis Gordon
a laissé il ya
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s'arrête tout
UN MARIAGE EXTRAVAGANT Der
icoup… Une expression d’égarement se peint sur sa physionomie. Elle descend de la chaiselsur laquelle ele était perchée et ses regards se portent:du portrait du jeune homme souriant au visage animé de l’homme quila contemple avec gravité.
Elle voit enfin: ni les années, ni le hâle, ni la barbe me peuvent plus la tromper. Elle pousse un cri et demeure immobile, sans souffle, les mains jointes, son rage rougissant et pâlissant tour À tour.
Il voit qu’il est reconnu et il se tourne vers elle, ki souriant avec ce souriregque le peintre a reproduit ur le visage du jeune homme. :
« Mon amie, dit-il, vous me reconnaissez enfin. Je suis Gordon CarylI] 1...»