‹ Un mauvais coucheur comedie vaudeville en un acteChapitre 21 sur 30 · SCÈNE X · texte numérisé non relu

SCÈNE X

NARSOUF.

Un amoureux ! j’en étais sûr!

JOLICLERC.

Et jo crois môme que (le son côté...

Rarsûuf.

Allons donc 1 «

JOLICLERC.

'Connaissez-vous ce collier ?

NARSOUF.

Le sien !

JOLICLERC.

Qu’est-ce que vous voulez... ello a de ça, cette enfant!... Ce n’est pas comme vous... et, dans un bon mouvement, elle a cru devoir ajouter ceci à vos vingt-cinq francs... c’est gentil, hein?... c’est même trop gentil !... tenez, reprenez... (il lui donne le collier.) en attendant le mariage, car vous nous mari rez !

NARSOUF.

Vous marier !...

JOLICLERC.

Et pourquoi pas... je suis sans le sou, c’est vrai.

Ce n'est pas ça.

JOLICLERC.

Mais j’ai de bons bras... pas mal d’intelligence... une platine à toute épreuve... et un amour...

NARSOUF.

Qu’est-cc que ça me fait tout ça... vous seriez riche commo un schah I

JOLICLERC.

Un chat ?

NARSOUF.

De Perse.

JOLICLERC.

Ah !

NARSOUF.

Vous seriez brave, comme saint Michel...

JOLICLERC.

Mon palron.

NARSOUF.

Et amoureux comme Abeitlard...

JOLICLERC.

Pas mon patron, celui-là.

Que je vous dirais encore : Passez au large.

JOLICLERC.

C’est un mot de factionnaire, ça.

NARSOUF.

Je m’en sers.

JOLICLERC.

Vous m’en voulez donc bien !

NARSOUF.

Moi... non... pas plus qu’à un autre... et même... vous avez quelque chose de cassant et de décidé... qui me va assez... mais, c’est un parti pris... une résolution inébranlable... tant que je serai vivant... ma fille restera fille.

JOLICI.ERC.

Alors... il faudra vous tuer.

NARSOUF.

Hein?

JOI.JCLERC.

Ça me sera pénible... parce que de mon côté... vrai... vous avez quelque chose de bizarre et d’étrange qui m’avait séduit ! vous n’étes pas un beau père commun, vous... une soupe aux choux de beau-père... j’aurais aimé ça... N’importe... il faudra me résoudre à vous faire remonter vers les cieux.

NARSOUF.

Vraiment... vous voulez.

JOUCLP.RC.

Oui, j’v tiens; et du moment qu’une idée s’est logée dans la caboche de Michel Joliclerc.’

NARSOUF.

Comment avez-vous dit? (il tire de sa poche la carte que lui a donnée Baptiste.)

JOLICI.ERC.

Michel Joliclerc... c’est mon nom...

NARSOUF.

Ah bah !... alors, vous êtes le neveu du capitaine Vieuxbec ?

JOLICLERC.

D’autant plus que c’est mon oncle.

NARSOUF.

Mon propriétaire.

JOLICLERC.

Ah!

NARSOUF.

Enchanté, monsieur... Tout-à-l’heure, son homme d’affaires m’a adressé à vous.

JOLICLERC.

Dans quel but?

Pour traiter de l'achat de cette maison... Voilà quinze ans que je la guigne, monsieur, que je la couve... je tiens à y laisser mes os... C’est une manie, si vous voulez, un tic... mais j’y tiens...

JOLICLERC.

Pourquoi me dites- vous cela?... Adressez-vous à mon oncle.

* Narfouf, Joliclerc.

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