‹ Un Médecin au Service de l'HistoireChapitre 5 sur 23 · A MON PRÉSIDENT DE THÈSE · texte numérisé non relu

A MON PRÉSIDENT DE THÈSE

Moxsieur LE Proresseur LAIGNEL-LAVASTINE

Professeur de Clinique des maladies mentales et de l’encéphale Membre de l’Académie de Médecine Officier de la Légion d'honneur

Qui m'a fait l'honneur d’accepter la pré-= sidence de cette thèse.

| | htips://archive.org/d etails /A4 0152 004 0097 :

Avant-propos.

« Le journalisme mène à tout, à condition d’en sortir », prétend un adage connu. A la lecture du livre de Cabanès intitulé, Les Évadés de la Médecine, on serait tenté d'appliquer cette formule à la science d'Hippocrate. Nombreux sont les personnages notoires, célèbres même, qui après avoir étudié la médecine ne

l’exercèrent que peu ou pas du tout et dirigèrent leur

activité dans une voie toute différente. Les arts, la

littérature, les sciences, la politique recueillirent ceux que la médecine ne retint pas. La plupart de ces transfuges gardèrent toutefois un excellent souvenir de leur première vocation, et, au cours de leur vie, se complurent à rappeler leur titre de « Docteur ».

Bien qu'ayant peu pratiqué — il conserva cependant jusqu’en ses dernières années sa charge de Médecin de la Préfecture — Augustin Cabanès ne saurait être considéré comme un « évadé ». Si son nom est peutêtre plus connu en Histoire qu’en Médecine, c’est qu'il a presque exclusivement choisi sa clientèle non parmi les vivants mais dans les familles royales et les

célébrités du passé.

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Ce médecin, qui fut tout à la fois un scientifique, un artiste, un lettré, sut parfaitement harmoniser ses multiples dons au profit de l'Histoire.

C'est la vie de Cabanès, plus particulièrement sa méthode médico-historique et son œuvre que nous

nous proposons d'étudier.

Biographie d' Augustin Cabanès

Augustin Cabanès naquit le 28 avril 1862 à Gourdon dans le Lot. Son père, pharmacien dans cette ville,'était de vieille souche quercynoise. Sa famille de bonne bourgeoisie était connue dans la contrée. Depuis plusieurs générations l’officine de pharmacie passait de père en fils. L'histoire locale mentionne cependant le nom d’un ascendant de Cabanès, homme de lettres.

Augustin Cabanès commença ses études au Collège de Gourdon, puis son père l’envoya terminer son enseignement secondaire au Lycée de Cahors. Reçu bachelier, 1l vint à Paris s'inscrire à la Faculté de Pharmacie. Sa vive intelligence et sa grande puissance de travail lui permirent de passer brillamment ses examens et le concours de l'Internat en pharmacie des Hôpitaux de Paris.

Dans les salles de garde, dont par la suite il rapporta de piquantes anecdotes en un livre amusant, il se lia d'amitié avec plusieurs internes en médecine.

Son esprit curieux, avide de s’instruire, fut très vite

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