SES CONSÉQUENCES
une abstraction, n1 une qualité occulte, comme le voulaient les Arabes, mais une manière d’être essentiellement relative et individuelle. Il déclare que la diversité des tempéraments est infinie, et que la notion d'un tempérament particulier peut être gravement modifiée par la comparaison avec d’autres êtres de la même espèce ou d'espèces différentes !. Il sait que le même tempérament, chaud en soi ou relativement à un autre, est froid par rapport à un troisième. Enfin, 1l professe que c’est à l'observation directe qu'il faut avoir recours pour le connaître, et que les sens sont les instruments naturels de l'observation. Il a dans la valeur de la connaissance sensible une confiance absolue, ét fait une profession de foi nettement sensualiste : « Quidquid enim « animo Cernimus, idomne originem traætil a senstbus… « Sublalis sensibus, qui quasi fundamenta sunt scientia- € rum, nihil jam relinquetur, unde sumi possit demons- « trationis exordium *?. »
Mais, à côté de ces vues exactes de la réalité, combien d'hypothèses que l'expérience n’est pas appelée à vérifier, et qui n’ont d'autre origine que les nécessités logiques de la déduction! Comme il existe quatre éléments, &{ faut qu'il y ait quatre humeurs. L'observation n'en montre que trois, n'importe ; l’atrabile, que nul n’a jamais vue, est admise sans discussion. — Puisque tous les corps sont constitués par la combinaison des éléments, et qu'un ou: deux y prédominent, #/ faut que chaque objet ait son tempérament défini. De là cette énumération fantaisiste de médicaments chauds, froids, ete. Le citron sera froid, le poivre et la moutarde seront chauds, la violette et la
1APhusiol.d.3-ehrav p.069:
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