‹ Un médecin philosophe au XVIe siècleChapitre 14 sur 345 · LES TEXTES DE GUY-PATIN · texte numérisé non relu

LES TEXTES DE GUY-PATIN

« natus; Philosophus et Medicus acutissimus et solertissi- « mus Scholæ medicæ Parisiensis singulare lumen et decus « eximium, elegantioris medicinæ a domita et profligata «€ Pœnorum barbarie Auctor purissimus, summo humanæ « gentis detrimento, maximo totius Galliæ luctu, æterno «€ omnium bonorum mœærore, moritur Parisüs die 26 A pri- « lis, anno Christi Salvatoris 1558, ætalis 52, immortali « vita dignissimus. Jacetin æde Deo sacra sub invocatione € Divi Jacobi de Macello, juxta chorum. Quiescat in pace « vir innocentissimus, eloquentissimus ac eruditissimus. « Tib1 vero, Lector, adveniat quod ei optaveris. Quantum scire hominem divina potentia vellet Ostendit terris, Ferneliumque dedit.

« Moœrens ac dolens vivasque lacry mas profundens, in « tanti archiatri, popularis sul, memoriam, mortalitatis « memor, quasi Justa e1 persolvens, scribebat die Mer- « curl 1% Jun, anno 1651, Guido Paun Bellovacus, « Doctor Medicus Parisiensis et saluberrimæ Facultatis « Decanus, post annos à morte Joannis Fernelii 93 !. »

Cest Guy-Patn lui-même, comme on le voit, qui inscrivit de sa propre autorité sur le registre que Fernel était mort à cinquante-deux ans. EL c’est ce même registre qu'il n'hésite pas à alléguer comme une preuve décisive. Son témoignage est frappé de nullité radicale. D'autre part, celui de l’épitaphe est douteux. La date de 1506 ne saurait donc être acceptée, d'autant plus qu'elle est en contradiction formelle avec le récit de Plancey et avec les deux chiffres donnés par lui. L'un ces de deux chiffres doit être le vrai; c’est entre eux qu'il faut choi- Sir. Fernel avait-il, à sa mort, soixante-deux ans, ou soixante-douze ans? Il parait démontré que ce dernier

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