‹ Un médecin philosophe au XVIe siècleChapitre 13 sur 345 · ELLE N'A AUCUNE AUTORITÉ · texte numérisé non relu

ELLE N'A AUCUNE AUTORITÉ

La Faculté de Médecine de Paris possède vingt-quatre volumes de Commentaires manuscrits, qui renferment toute son histoire, depuis 1395 jusqu'en 1786. C'est dans ces registres que les cent quatre-vingt-quatorze dovens qui se sont succédé à sa tête ont mentionné les événements arrivés sous leur décanat !. Antoine Dufour, qui était doyen en 1558, ne manqua pas d'indiquer sur le registre la mort de Fernel. Voiei ce qu'on y lit : « Die «€ aprilis 1558, magno ordinis nostni et totius Galliæ detri- « mento, obüt clarissimus ac doctissimus vir Joannes « Fernelus, Regis Primarius medicus, in cujus locum « suffectus est vir eruditissimus et prudentia spectatissi- « mus, Joannes Capellanus ?. » Comme onle voit, 1l n'est nullement question de l’âge de Fernel. Lorsque, en octobre 1558, Antoine Dufour eut pour successeur François Brigard, 1l arrêta le compte de sa gestion, vingtsix pages plus loin, sur le recto d'un feuillet dont le verso demeura en blanc.

En 1650, Guy-Patin, élu doyen, eut, en cette qualité, les registres à sa disposition. Il professait, comme on le sait, la plus vive admiration pour Fernel. Il jugea bon de lui consacrer une courte oraison funèbre, et se crul le droit de l'inscrire, dans le volume de 1558, sur la page blanche qui restait après le compte d’Ant. Dufour.

Voici dans son entier ce morceau, qui est d’une belle latinité : « Magister Joannes Fernelius, Claromontanus « Bellovacensis, Christianissimi Gallorum regis Henrie11T, «€ medieus primarius, omnium a Galeno medicorum præs- « tantissimus et scientissimus, Homo summo suo jure € Gallicus Hippocrates dictus, vir bono publico ad omnia

4. Corlieu, L'ancienne Faculté de Médecine de Paris (Paris, Adr. Delahaye, 1871),p:4155:

2, Commentaires de la Faculté de Médecine, vol, 7.

Page 1