‹ Un médecin philosophe au XVIe siècleChapitre 20 sur 345 · FERNEL ENSEIGNE LA PHILOSOPHIE · texte numérisé non relu

FERNEL ENSEIGNE LA PHILOSOPHIE

amis sur celle qu'ils lui conseillaient d'embrasser. Il tergiversail, se demandant s'ilse consacrerait à la théologie, aux mathématiques, à la Jurisprudence ou à la médecine:

ce qui est à son honneur, c'est qu'il envisageait moins les j avantages de chaque profession que les dispositions par- L a qu'il pouvait y apporter. Rien dans ses études antérieures ne le prédisposait à la théologie. Son carac- {, tère méditatif et renfermé, son amour de la retraite et de la solitude, peut-être aussi une certaine timidité natu-

relle jointe à quelque difficulté d’élocution ne le dési-" gnaient pas pour le barreau ou la magistrature. Comme il il cherchait ainsi sa voie, il reçut une lettre de son père, k qui, trouvant ses études bien onéreuses, lui déclarait

qu'il avait d’autres enfants à pourvoir, et Île mettait dans « l'alternative de revenir au pays, ou de se suflire désor- {4 mais par lui-même. f

Fernel n'était guère disposé, comme on pense bien, à ;

abandonner des occupations qui le passionnaient el le V milieu savant où il vivait pour aller s'enterrer dans un 1 village ; il se décida à accepter les offres qu’on lui avait i faites, et nous le trouvons en 1526 faisant un cours den philosophie dans ce même collège de Sainte-Barbe dont il avait été l’un des plus brillants élèves. Quel qu'ait pu. tl

être le succès de ce cours, il n’en reste aucune trace écrite.

moyen de se procurer le vivre et le couvert, car, en ce, temps-là même, il se livrait avec plus d’ardeur que jamais à l'étude des mathématiques, et publiait son premier ouvrage, intitulé Monalosphærium, qu'il date de. Sainte-Barbe ! : « Parisiis, apud celebratissimum divæ

1. «J. Fernelii ambianatis Monalosphærium partibus constans quatuor." « Prima generalis horarii et stucturam ac usum in exquisitam monalos- « phærii cognitionem præmittit. Secunda, mobilium solemnitatum critiCo-"

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