CHAPITRE WIT
L’Âme sensitive. — Ses facultés et ses organes. — Les esprits. — La
perception extérieure. — Les sens externes. — Les sens internes. —
Le sens commun. — La mémoire. — L'imagination.
L'âme sensitive, comme on le sait déjà, est constituée par les facultés qui sont dévolues aux seuls animaux. Principe de la vie animale, elle est simple dans son essence, elle n'est point divisée en parties comme le corps. Cependant, ses fonctions sont multiples : c'est grâce à elle que l'animal entre en relation avec le monde extérieur par les sens ; c'est grâce à elle qu'il se meut, qu'il compare les objets, qu'il imagine, qu'il se souvient. Comment expliquer que des effets aussi différents soient dus à une cause identique ? La théorie des facultés a été imaginée pour répondre à cette question. La cause prenuère esl unique, mais elle se sert de divers instruments : de là la diversité des résultats. (restrlammème méthode que Fernel a appliquée pour l'âme végétative, qui va lui servir à classer les facultés de l'âme sensilive. Autant il découvrira de catégories de phénomènes, autant il admettra de facultés. Sur la légitimité de cette méthode, il n'a jamais professé aucun doute : elle a pour lui la valeur d'un dogme : « Unde quum si discretæ sint « horum munerum gestiones, ut possint singulæ seorsum « atque separalim consistere, neque unaquapiam concila « sit necesse alias continuo proferri, aut una pereunte