OUVRAGES DE MATHÉMATIQUES
Quoi qu'il en soit, son titre de docteur ne le détermina pas encore à exercer la médecine. I est remarquable que cet homme, qui devait se placer au premier rang des médecins de son temps, et devenir après sa mort l’oracle de la science médicale, ne s’engagea dans la carrière qu'après toutes sortes d'hésitations, et comme contraint et forcé. Son goût pour la philosophie et surtout pour les mathématiques paraît avoir primé longtemps sa vocation médicale. Ce qui le prouve, c'est que, pendant le temps même qu'il se préparait au doctorat, 1l avait publié deux ouvrages de mathématiques. L'un, le « Traité des proportions », n'offre que peu d'intérêt !. Il n'en est pas de même de l’autre, qui est une « Théorie du Monde * ». Il s’y trouve beaucoup de rêveries astrologiques, étrangement mêlées à des notions scientifiques très exactes; mais le livre mérite surtout d’être mentionné parce que c’est là que se trouve rapportée l'expérience célèbre que
plus libéralement autour de lui. Goulin, qui écrit en 1775, trouve la chose toute naturelle : « Il y a longtemps, dit-il, que l'usage tolère ou permet « d'acheter le premier lieu. » (Ouv. cité, p. 295, note.)
4. « J. Fernelii ambianatis de proportionibus libri duo. Prior, qui « de simplici proportione est, et magnitudinum et numerorum tum sim- « plicium tum fractorum rationes edocet. Posterior, ipsas proportiones « comparat, earumque rationes colligit (Parisiis, ex æd. Sim. Colinæi, « 1528). »
2. « J. Fernelii ambianatis Cosmotheoria libros duos complexa. Prior « mundi totius formam et compositionem, ejus subinde partium, quæ ele- « menta et cœlestia sunt corpora, situs et magnitudines : orbium tandem « motus quosvis solerter refert. Posterior ex motibus, siderum loca et « passiones disquirit : interspersis documentis haud pænitendum aditum « ad astronomicas tabulas suppeditantibus. Hæcque sejunctim tandem « expedite præbet planemethodium. Cuique capiti, perbrevia demonstra- « tionum loco, adjecra sunt scholia (Parisiis, ex æd. Sim. Colinæi, 1528). » La dédicace est adressée à Jean III, roi de Portugal, sans doute par honneur pour Govéa, et datée : « Ex alma Parisiorum Academia, pridie « nonas februarias 1528. »
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