LA VOLONTÉ
«€ pendu ? Sielle est un désir, si par conséquent elle est « engagée dans les liens du corps, comment l'individu « moral est-1l responsable d'actions qu'il a subies, et non « point faites? Comment d'ailleurs s'expliquer le rapport «€ inlime entre deux facullés si opposées dont l’une vient « du dehors, l’autre du dedans, et qui des deux n’en fait CqUIUNnEr En)
Toutes ces objections portent également contre la théorie de la volonté dans Fernel. Son insuflisance est mème bien plus manifeste, parce que, au lieu d’être, comme chez Aristole, éparse dans plusieurs passages, elle est condensée en un court résumé. Comment Fernel peut-il concilier l’épithète de libre qu'il donne à la volonté avec le caractère qu'il lui attribue de choisir toujours le bien ? « La volonté libre, dit-il, conduite par « l'opinion de quelque bien, en délibère, et choisit ce qui « est bon et utile ?. » Et plus loin : « Nous recher- « chons une chose de propos délibéré, si elle nous parait «€ bonne et utile ; nous la fuyons au contraire lorsqu'elle « nous semble mauvaise *. » Bien plus, ici encore intervient la distinction déjà signalée entre la volonté simple, analogue à l'instinct, et la volonté éclairée par la raison *. La première peut faillir. Quant à la seconde, elle