FACULTÉS NATURELLE, ANIMALE, VITALE
même des organes atteints de paralysie : ils ne meurent pas, donc ils gardent la faculté vitale et la faculté naturelle ; mais 1ls ne sentent plus, donc la faculté animale à disparu. Ces exemples prouvent que la sensibilité (ou la facullé animale) peut être anéantie, alors que les autres fonctions subsistent. En voici qui montrent que la disparition de la faculté naturelle n’entraine pas nécessairement celle des deux autres. Lorsqu'une partie du corps s'atrophie, c'est la nutrition qui est absente où insuffisante, mais les autres fonctions existent toujours. Il peut même arriver que, dans un organe ainsi atteint, la sensibilité vienne elle-même à disparaître. Cependant, l'organe vit encore, d'une vie très amoindrie 1l est vrai, mais enfin il vit; la putréfaction, signe infaillible de la mort, ny apparaît pas. Il faut donc que quelque chose le fasse vivre. Ce quelque chose, c'est la faculté vitale, dont l'existence indépendante est démontrée par ses effets propres. Enfin, cette faculté vitale peut à son tour être atteinte sans que la facullé naturelle et la faculté animale en soulfrent. Lorsqu'un malade est en proie à une fièvre pestlentelle, à des douleurs cardiaques, à des évanouissements, lorsque son pouls est faible et irréoulier, n'est-il pas évident que la vie est compromise dans sa source même, dans la facullé vitale ?
Il résulte de tous ces faits que, chez les animaux supérieurs, On conslale trois groupes distinets de phénomènes, auxquels président autant de facultés spéciales. Leur indépendance réciproque est mise en lumière par ce fat que, ordinairement coexislantes, elles ne le sont pas nécessairement. On peut concevoir en théorie, et l’on observe en pratique, dans nombre de cas accidentels, que la lésion ou l'abolition de l’une d'elles n’entraîne pas de modification essentielle dans les deux autres. La santé