‹ Un médecin philosophe au XVIe siècleChapitre 46 sur 345 · ÀS NÉCESSITÉ DE LA PHILOSOPHIE POUR LA MÉDECINE · texte numérisé non relu

ÀS NÉCESSITÉ DE LA PHILOSOPHIE POUR LA MÉDECINE

« qualités occultes arrivent à point pour parer à toutes « les objections; chaque chose a sa place marquée « d'avance, tout s’harmonise avec une régularité, une « symétrie parfaite !. »

Lorsque M. Raynaud écrivait ces lignes, il avait en vue la médecine du xvne siècle, et particulièrement le grand ouvrage de Riolan ”. Elles ne s'appliqueraient pas moins exactement à celui de Fernel. Son livre forme un ensemble si bien lié, un tout d’une unité si rigoureuse, que cela même nous met en défiance. La science de la nature et de l'homme offretrop de complexités, d'incertitudes et de lacunes pour trouver son expression fidèle dans un édifice si harmonieusement combiné, et où rien ne manque. On se dit instinctivement qu'il y a là trop de logique, trop d'art. Mais, précisément à cause de ce caractère d'unité, factice si l'on veut, mais évidente, il faut se garder de croire que les théories métaphysiques des médecins dogmatiques sont sans lien nécessaire avec leur pathologie ou leur thérapeutique. En réalité, chez Fernel comme chez tous les médecins de son temps, les spéculations abstraites sont l'introduction indispensable aux études et aux connaissances pratiques. Ïl admet bien que la guérison des maladies et la conservation de la santé sont le but dernier de la médecine; mais il ne croit pas que ce but puisse être atteint sans qu'on ait solidement posé par avance les principes philosophiques. Il faut voir de quel ton Riolan ? et surtout Guy-Patn ‘ traitent les

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