‹ Un médecin philosophe au XVIe siècleChapitre 59 sur 345 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

La méthode. — L'étude des anciens et l’idée de progrès. — L'autorité de Galien. — Fernel plus conciliateur que novateur. — Il se sert surtout de la méthode déductive. — L'idée de finalité. — Tendances à la fois

théoriques et positives de Fernel.

Les questions de méthode ont pris, dans la science et dans la philosophie contemporaines, une telle importance, qu'il est nécessaire de jeter un coup d'œil d'ensemble sur celle qu'a suivie Fernel, avant d'entrer dans le délal de ses théories.

Dans son Épitre dédicatoire adressée à Henri IT, 1l nous renseigne lui-même sur le but qu'il s'est proposé en composantses ouvrages. Voyant que la médecine antique était bien déchue de sa splendeur, et que d’ailleurs, elle ne suffisait plus aux temps modernes, 1l à résolu « d'en éclairer et d’en affermir les dogmes par une « science plus complète et par un plus grand nombre « d'observations ! ». Le dessein est nettement marqué : 1l n'a pas voulu exposer d’une façon complète la médecine de l'antiquité, ni même concilier entre eux les écrivains grecs, latins et arabes. Les historiens de la médecine qui voient en lui un éclectique lui donnent un qualificatif qu'il n'aurait pas accepté volontiers. Ce qu'il voulait faire, c'est mettre la science antique au courant de la science actuelle, en corrigeant ses erreurs, en réparant ses OMISSIONS, en l’enrichissant d'arguments nouveaux et d'observations inédites. Il est revenu trop souvent là-dessus pour qu'on

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