L'ÉTUDE DES ANCIENS
puisse conserver le moindre doute sur ses intentions. Comment a-t-il rempli ce programme ? Sans trancher la question d'avance, on peut dire dès à présent que ses additions à la médecine des anciens se réduisent à fort peu de chose : il a été leur disciple beaucoup plus qu'il ne veut bien le dire, beaucoup plus peut-être qu'il ne le croyait lui-même.
D'ailleurs, ce qu'il ajoute immédiatement permet déjà
de le prévoir. Une fois son dessein formé d'écrire un traité complet de Médecine, comment a-t-il procédé ?
J'ai étudié, » nous dit-il, « les opinions des anciens, et Jai lu tout ce qu'ils nous ont laissé sur la philosophie et la médecine : et non seulement Jai voulu connaître ce qui est purement théorique et abstrait, mais encore ce que les meilleurs des Grecs, des Latins et des Arabes ont trouvé de plus certain et de plus utile à la pratique de l’art médical. J'ai recueilli tout cela, et denarfaitun corps. Lorsqu'il y a eu matière à discus- Sion, j'ai dit franchement mon avis; Je ne me suis pas assujetti à un seul auteur, afin d'éviter toute présomption et toute chance d'erreur. Ainsi, j'ai tranché beaucoup de différends, levé beaucoup d'incerüitudes, éclairei des obscurités, dévoilé des secrets, ajouté un grand nombre de nouveautés Jusqu'ici incomprises : je me suis servi pour cela de raisons, d'arguments, de démonstrations, de témoignages, de preuves. Au reste, Jai cherché partout à garder une Jusle mesure entre une abondance exagérée de mots qui accable le lecteur. et une concision excessive qui le laisse en suspens. J'ai tâché de suivre à la fois l'expérience et la raison.
et d'indiquer une voie courte d’abord pour savoir,
ensuite pour agir et pour guérir !. »