‹ Un médecin philosophe au XVIe siècleChapitre 72 sur 345 · Molière, Le malade imaginaire, act. IT, sc. vr · texte numérisé non relu

Molière, Le malade imaginaire, act. IT, sc. vr

2. Galien avait vu sur l'éléphant un petit os en forme de lyre, qui se trouve dans la cloison du cœur (Adm. anat., 1. 7, ch. x); il lui a donné le nom d'os incorruptible. Il en a affirmé l'existence dans le cœur des animaux et dans le cœur humain, bien qu’il ne s’y rencontre rien de

pareil. Il a usé en cette circonstance de son procédé d'induction ordi- :

naire en concluant des animaux à l’homme ; car il parait démontré que Galien n’a jamais disséqué de cadavres humains. (V. Daremberg, Hist. des sciences médicales, t. I, p. 210.) C'est Vésale le premier qui à démontré que cet os n'existe pas (De humani corporis fabrica, 1.1, ch. 20).

Sur ce point comme dans toute son anatomie, Fernel se borne à rapporter les affirmations de Galien, sans dire s’il les a vérifiées ou non. « .…Quædam animantes, ut cervi, ut damæ, os tanquam radicem aut « basin gerunt : quod scribit Galenus reliquis quoque omnibus inveniri,

Page 1