‹ Un médecin philosophe au XVIe siècleChapitre 9 sur 345 · V.-de Beauvillé, ouvr. cité, t. III, p · texte numérisé non relu

V.-de Beauvillé, ouvr. cité, t. III, p

+ Id., ibid., p: 216.

nd, ‘id, p. 218.

fe DATES DIVERSES ASSIGNÉES À SA NAISSANCE

a quitté Montdidier pour aller s'établir à Clermont de

1509. Son fils était certainement né à cette époque, mais il était encore enfant. C'est à Clermont qu'il a commencé ses études, qu'il a passé son adolescence et sa JEUNES Il est donc probable qu il n’a gardé de Montdidier qu un souvenir assez vague, Comme d un pays où 1l n avait pas vécu, et auquel rien ne le ratlachait. Plancy, sachant

qu il avait été élevé à Clermont, et que son père y était

mort, a dû naturellement croire que Clermont était son pays d’origine.

La contestation n'est pas moindre en ce qui concerne la date de sa naissance. Iei encore 1l est im possible de

s’en rapporter au Lexte de Plancy. tel qu'il est imprimé. dans toutes les éditions, car il s’y trouve une contradic-. tion manifeste. Au moment où, par la mort de Louis de.

Bourges, Fernel devint premier médecin du roi, Plancy nous apprend qu'il était dans sa soixantième année. Annum tunc ille quidem agebat ætatis suæ circiter seæagesimum. » Or, Louis de Bourges mourut en décembre

1536. Fernel n’exerça les fonctions de premier médeeim

qu'un an environ, puisqu'il mourut le 26 avril 1558. Après avoir raconté sa maladie, Plancy écrit : « ...ut eum

decimo octavo die nobis immatura mors sustulerit € anno ætatis suæ sepluagesimo secundo, Christi 1557 1 Il faut donc choisir entre ces deux versions inconciliables.

Si Fernel avait soivante-douze ans à sa mort, 1l était né

en 1486. S'il n'était que dans sa sotxantiéme année, il

1. Il faut lire 1558. Ce qui le prouve, outre l'examen du texte même, c'est le distiqué numérique rapporté par Scévole de Sainte-Marthe, et qui figure en tête de presque toutes les éditions. Comme le remarque

Goulin, il figure dans celle qui fut donnée en 1567 par Plancy. Le total

donne bien 1558, et l'erreur n’est pas du fait de Plancy. « ConlVge FerneLIVs rapta perCVLsVS VT aVLæ, Vt LVCIs satVr, Vt noMlnls, InterlIt. »

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