‹ Un ménage en villeChapitre 2 sur 55 · VAUBERNIER, NANETTE · texte numérisé non relu

VAUBERNIER, NANETTE

VAUBERNIER, allant à la pendule.

Bienlôi otize heures, et elle ne vient pas... comprends-tu cela, Nanette ?

NANETTE

Ma foi, non, monsieur.

VAUBERNIER

C'est pourtant aujourd'hui mon jour... Une demi-heure de retard! c'est extraordinaire; son mari n'est peut-être pas sorti à cheval ce matin comme d'habitude ?

NANETTE

Peut-être.

VAUBERNIER

Peut-être aussi Juliette srra-t-elle arrivée cliez Camille au nioment où elle allait partir.

NANETTE

Encore. — Que voulez-vous, monsieur, vous déjeunerez >ans elle.

VAUBERNIER

Déjeuner sans Camille? un jeudi! Allons donc!... Esl-ce que je pourrais manger si elle n'était pas là, en face de moi?... Ah ! voilà toute ma journée gâtée ! Que le diable emporte M. Marcel ! que le diable emporte Juliette 1

NANETTE, à la fenêtre.

Monsieur, monsieur, n'en\oyez personne au diable, voilà voire chère nièce qui arrive.

VAUBERNIER, jOyeux.

Tu en es bien sûre?

NANETTE

Oui, oui... et tenez, je l'entends! la voilà! (La porte du fond s'ouvre, et Camille parait.)

Page 1