ACTE DEUXIÈME
le lui fournirais pas, et je n'euF nlors que des sourires... Ah! je l'avoue! j'ai éié fauFse ce jour-là... Dame! écoutez donc... (S'animant.) une femme ne renonce pas comme cela à l'homme auquel elle a donné sa vie! Quand il me quitta (avec fierté), j'étais redevenue sa Louise d'autrefois! et il me disait : « je t'aime, » e^ il me disait : « à demain ! »
CHENE VI ÈRE
Oui, oui... on dit à demain, mais...
LOUISE, revenant.
C'est l'oncle de Marcel, n'est-ce pas^ qui s'oppose à ce mariage!
CHENEVIÈRE
Eh! mon Dieu. .
LOUISE
Il rêve sans doute pour son fils d'adoption une riche alliance!... et moi. . dame! je n'ai rier ... c'est vrai... mais je suis bien économe, allez... bien raisonnable!
CHENEVIÈRE, Irés-ému, à part.
Pauvre fille! (Furieux.) Oh! ce Marcel! que les cinq cent mille diables l'emportent!... Comment tout cela finira-t-il? LOUISE, qui écoutait.
Ah! mon ami !
Quoi donc?
CHENEVIERE.
LOUISE
Je reconnais son pas... C'est Marcel ! j'en suis sûre... tenez!
(Marcel parait au fond; Louise se jette dans ses bras*.) LOUISE.
Te Noilà enfin!
MARCEL, à part.
Louise ici 1 Marcel, Louise, Chenevière.
LOUISE
Méchant! comme tu m'as fait souffrir!
CHENEVIÈRE, écootaot à son tour.
Chut !... moi aussi je reconnais un pas, c'est celui de M. Vaubernier.
MARCEL, effrayé.
Mon oncle est ici?
CHEJJEVIÈRE.
Oui, et il ne faut pas qu'il vous voie; Louise, entrez là un moment, vite! vite!,., (il la fait entrer à gauche.)