‹ Un ménage en villeChapitre 31 sur 55 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

CHENEVIÈRE

Alors, nous la rencontrerons, laisse-moi faire.

JULIETTE^ entrant *.

Pourquoi donc courez-vous si vite, mon oncle?

VAUBERJNIER, embarrassé.

Ah! figure-toi que... (ayant trouvé) je viens d'avoir une peur! je croyais avoir perdu ma tabatière... celle à laquelle je tiens le plus!

JULIETTE, soupçonnant.

Est-ce qu'elle vous vient du roi de Prusse!

CHENEVIÈRE, a part. Pas assez fort pour Juliette...

VAUBERNIER

Ah! à propos, Chenevière... j'ai décidé votre femnie à m'accompagner... nous allons vous entendre plaider... tant pis!

CHENEVIÈRE

Bravo! (Tirant sa montre) mais il n'est que temps! je vais partir avec vous.

JULIETTE, furetant ça et là.

Vraiment ?

CHENEVIÈRE

Oui, oui.

VAUBERNIER, bas.

Eh bien! et cette dame?

CHENEVIÈRE

Marcel la fera sortir. (ll va prendre ses gants et son chapeau sur un meuble au fond.)

* Vaubcrnicr, Juliellc, Chenevière, Marcel.

o4 UN MÉNAGE EN VILLE.

VAUBERNIER, à part.

Pauvre Juliette! comme sa police est bien faite.

MARCEL, à part *.

Je suis sur les épines.

JULIETTE, qui a trouvé la lettre et qui y a jeté les yeux. Qu'est-ce que cela veut dire. (EUe cache la lettre.) CHENEVIÈRE, tout prêt.

Partons- nous?

JULIETTE

Me voilàj mon ami.

CHENEVIÈRE, après un mouvement, étonné.

Ali! mon oncle, Camille doit être chez vous, nous la prendrons en passant. (En remontant il regarde à la fenêtre.)

JULIETTE, à part.

Quelle est cette femme! oh! je le saurai.

CHENEVIÈRE

La voiture est en bas, vite, vite!... partons, (a pan.) Gomment va-t-il s'en tirer !

VAUBERNIER, en sortnnt.

C'est fini, je ne pourrai jamais m'habituer à vivre comme ça, non, non, non, non! (Tous disparaissent.)

Page 1