‹ Un ménage parisien, drame en deux actesChapitre 21 sur 38 · ACTE IK SCÈNE ÏII · texte numérisé non relu

ACTE IK SCÈNE ÏII

DERVILLY.

Je me rappellerai longtemps ce trait-là. JULES, un peu piqué.

Monsieur...

CÉCILE, bas, le calmant.

Monsieur Jules...

JULES, bas.

C'est qu'aussi il a toujours son air goguenard. MADEMOISELLE PRÉVAL, qui parlait bas à

Dervilly.

Très bien... Alors vous ne mettrez nul obstacle à son bonheur! vous lui accorderez la main de votre nièce I

DERVILLY.

Refuser quelque chose à monsieur Jules après ce qu'il a fait pour moi ; j'aurais bien mauvaise grâce !

MADEMOISELLE PRÉVAL

Ah! monsieur, que de bonté!... {bas à Jules.) Remerciez donc aussi!... vous voyez qu'il consent!...

JDLES.

Monsieur, je suis pénétré...

DERVILLY.

Trop bon... en vérité... J'en causerai avec ma femme ! . . . Mais où donc est-elle, cette chère amie ? J'aurais désiré...

MADEMOISELLE PRÉVAL, à parf.

Ah!. ..enfin. ..c'estfortheu^eux...(/la^t^) Peutêtre vous attend-elle!

/ DERVILLY.

Vbus croyez ?

CÉCILE

Mon oncle... si vous le voulez, j'irai la prévenir...

DERVILLY.

Volontiers. Dites-lui (avec intention, en regardant Jules et mademoiselle Préval.) que j'aurais à l'entretenir sur-le-champ d'affaires importantes... très importantes.

CÉCILE

Bien... Ahl... la voici!

[Madame Dervilly parait à la -porte de gauche et s'avance lentement.)

MADEMOISELLE PRÉVAL, allant à elle.

Eh! bonjour, ma chère Clémentine. J'étais venue, ainsi que monsieur Jules, pour causer un moment avec vous, {plus bas.) Et puis j'ai tant de choses à vous demander... car ce mystère... ce mari qui tombe du ciel... Je ne vous tiens pas quitte...

DERVILLY, s'approchant.

Chère amie...

MADAME DERVILLY, trcssaillanl.

Monsieur... pardon... j'ignorais...

MADEMOISELLE PRÉVAL

Eh bien!... à tantôt... je vous reverrai...

MADAME DERVILLY, Vivemcnt.

Tantôt... pourquoi donc? Restez...

MADEMOISELLE PRÉVAL

Monsieur Dervilly a aussi à vous parler... rester plus longtemps serait d'une indiscrétion... (à madame Dervilly.) A tantôt donc, ma chère. JULES, à Dervilly.

Je puis donc espérer, monsieur, que rien ne s'opposera à mon mariage?

DERVILLY.

Je vous le répète, mon cher, il ne dépendra pas de moi...

JULES

Ah! monsieur... {à madame Dervilly.) Madame, vous l'avez entendu?... mademoiselle Cécile.*.

MADEMOISELLE PRÉVAL

C'est bien... mais venez... Cécile, votre bras... {saluant Dervilly.) Monsieur... (à part.) C'est qu'il est fort bel homme, vraiment... mais froid... Ah ! Dieu! {à Cécile.) Venez, venez.

{Elle prend le bras de Cécile et sort. Jules les suit.)

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