‹ Un ménage parisien, drame en deux actesChapitre 33 sur 38 · SCÈNE XII · texte numérisé non relu

SCÈNE XII

DERVILLY, MADAME DERVILLY.

MADAME DERVILLY, QUI a entendu 164, derniers mots et s'élance de sa chambre.

Il compte sur vous... dans une heure!... Que signifie ce regard?... Ah! je devine... vous vous battez...

DERVILLY, froidement.

Oui, madame... et à cause de vous.

MADAME DERVILLY.

De moi !

DERVILLY.

Quel autre sujet de querelle pourrais -je avoir avec monsieur Olivier ?

MADAME DCRVILLY.

Ainsi, je suis la seule cause... C'est bien seulement pour moi que ce combat...

DERVILLY.

Oui, madame... * -

MADAME DERVILLY.

Dieu soit loué!... car alors il n'aura pas lieu.., Non, c'est impossible... Et pourquoi?... qu'ai -je fait?... Oh! je le jure devant Dieu... vos soupçons, monsieur, sont injustes...

DERVILLY, s'animant.

Monsieur Olivier ne vous aime pas?... il ne venait pas ici marchander mon honneur?,..

Non, monsieur... non... Jusqu'ici, hélas ! votre honneur n'a été compromis que par vous, et monsieur Olivier venait vous offrir les moyens de le sauver...

DERVILLY.

A quelle condition?...

MADAME DERVILLY.

A une seule... {Mouvement de Dervilly. Elle se hâte de poursuivre.) qui ne concernait que mon repos, que j'ai pu écouter sans rougir, et que vous pourriez accepter sans honte.

DERVILLY.

C'est possible; mais il est trop tard maintenant.

MADAME DERVILLY.

Trop tard, mon Dieu î... Mais quelles preuves faut-il vous donner?

DERVILLY.

/ C'est inutile... je vous crois, et je n'aurais peut-être pas insisté si monsieur Olivier eût montré la même retenue avec moi. Mais il m'a fait en-

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