MOTION MARCHAND
‘ Que depuis l’origine de la Confédération Canadienne, jusqu’au 30 juin 1574, les comptes publics de cette Province se sont suldés par des surplus annuels, pour la plupart très considérables, et qu’à cette dernière date cette province était, non-seulement sans dette, mais qu’au moyen de ces surplus successifs, elle avait accumulé une épargne d’un million einquante et un mille piastres ;
Que depuis cette dernière époque, le gouvernement de cette province inaugura une nouvelle ère financière par l’encouragement, au moyen de subsides, de la construction de nombreux réseaux de chemins de fer et par l’entreprise de divers autres tra vaux publics considérables et dispendieux ;
Que cette politique, jugée néces saire pour le développement des ressources de cette province, a été continuée depuis var les différents gouvernements qui se sont succédé ;
Que pendant cette période la Législature, dans le but d’encourager des améliorations et des entreprises locales de tous genres, a voté avec largesse deso ‘ ci rombreux; ,
Que la mêne igeise a présidé à
l'administration du service public dans toutes ses branches ;
Qu'il a résulté de cette politique des déficits annuels et l’accumulation d’une dette publique dont le service des intérêts absorbe déjà la plus forte partie des revenus ordinaires de cette.
Province et empêche le rétablissement de notre condition financière sur dés bases solides :
Que sans vouloir critiquer les motifs qui ont inspiré nos hommes publics dans la poursuite de cette politique, cette Chambre constate que le moment est venu d’en interrompre le cours dans l'intérêt de notre autonomie provinciale et du maintien de nos institutions locales ;
Que pour cet objet, il æst urgent de mettre une fin immédiate à toutes les dépenses publiques, soit au compte capital soit au compte du revenu, qui ne sont pas absolgment essentielles à notre progrès ; d’adopter, sans plus de retard, dans toutes les branches du service public, une politique de retranchement et de rigoureuse économie, et d’examiner 1 4 les rouages compliqués et dispendieux de notre organisation provinciale ne peuvent utilement se modifier de
manière à en simplifier le fonctionné:
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ment et à en diminuer la dépense, sans porter atteinte à la position de notre province dans la confédération canadisnne ;
Qu'une réforme de cette importance ne peut s'opérer efficacement sans le concours des deux part': olitiques qui se partagent l'opinion «lans cette législature ;
Qu'’à cette fin un comité de onze membres de eette Chambre soit nommé avec instruction d'étudier avec calme et patriotisme la situation du pays et rechercher, sans esprit de parti, les remèdes à apporter à la situation actuelle et les réformes à opérer, de manière à assurer la permanence de notre équilibre financier, sans recourir aux impôts ;
Que ce comité aitle pouvoir d’envoyer quérir personnes et papiers et qu'il reçoive instruction de faire rapport a cette Chambre de temps à autre.