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tratif n'était pas trop dispendieux et si nous ne dépassions pas d’une inanière alarmante les prévisions faites par les pères de la confédération quant à l'administration de cette province.
Il peut être bon, M. l’Orateur, de jeter un coup d'œil en arrière et de relire ce que disaient sur ce sujet, quelanes-uns des auteurs de la confédération.
Ainsi, lors débats sur la Confédération, en réponse à des libéraux qui étaient d'opinion que les Provinces n'étaient pas traitées assez libéralement, et que cela nous conduirait à la taxe directe ou l’Union Législative, sir Hector Langevin disait :
‘“ Le Bas-Canada aura un revenu de près de #1,500,000 et le surplus de son revenu sur ses dépenses, d’après les calculs du ministre des finances, sera de $209,000.
Mais, d’un autre côté, l’on doit eomprendre qu’il y a une foule de ces revenus qui augmenteront avec le temps, en sorte que le surplus du revenu sur les dépenses sera toujours considérable.
Les chiffres que j'ai donnés sont très importants, parce qu’ils montrent que le Bas-Canada aura un revenu réel, sous la nouvelle constitution— un revenu qui n'est pas calculé sur l'augmentation probable et les progrès futurs du pays, mais sur le revenu actuel—de près de #$1,500,000 pour faire face aux dépenses locales.
Et, cependant, en face de ces chif-
fres, qui sont basés sur les faits les |
plus évidents, les honorables membres viennent parler de taxes directes.
Ils veulent seulement effrayer le pays ; mais celui-ci comprendra que cette taxe directe ne peut pas arriver avec ie surplus de revenus que nous aurons. Elle arrivera sile Bas-Canada fait des extravagances et dépenses plus que ses moyens, mais pas autrement.
Le Bas-Canada aura un revenu suffsant pour faire face à toutes ces dépenses, pourvu qu'’ii xe fasse pas comme celui qui, ayant £400 de revenu, dépenserait £1,000 par année...”
Sir Alex. Galtdisait : “Que le revenu
de toute la province du Carada permettait de disposer de $1,043,015.
Il faut admettre qu'il y aura eu gaspillage si celles portées au compte d'administration du haut et du bas Canada, excèdent ce montant, et à un tel état de choses, le peuple saura trouver un prompt remède.” Maintenant, sommes-nous en posi tion de dire que nous avons rempli l'intention de ceux qui nous ont donné noire constitution.
Notre dépense annuelle est rendue à près de:#4,500,000 et nos déficits qui s'accumulent chaque année ont pour effet d'augmenter graduellement la dette provinciale qui est actuellement en chiffres ronds: de $33,500,000, Le gouvernement actuel a réussi à gonfler le revenu en faisant de grandes ventes des limites à bois des terres de la couronne et en prélevant des impôts. Effrayé par la clameur populaire, il à déjà été obligé d'abandonner une partie de son système de taxation, celle qui frappait plus spécialement le commerce.
Quant aux terres de la couronne, c'est notre domaine national, c'est notre capital qui disparait chaque jour et dont nous mettons le produit au compte du revenu. Mais ce domaine national finira par disparaître.
Il est donc temps de nous arrêter, d'adopter un système administratif plus simple et moins dispendieux.
Afin de capter les suffrages populaires, les ministres actuels se prononçaient contre les impôts et les emprunts. Aussitôt installés au pouvoir, ils ont manqué à leurs engagements.
Ils ont créé des impôts onéreux et ils ont fait des emprunts à des conditions telles qu’un de leurs collègues a dû protester en sortant du cabinet.
Le premier ministre voudrait sans doute abolir lestaxes. Comment ferat-il donc pour payer ses déficits ?
Puis le système d'emprunts, qui # été introduit dans ce pays, par le partl conservateur, devra avoir une fin C'est ce que disait l’hon. M. Hal dans son discours sur le budget, le 2 mai 1892 : ‘ Mon prédécesseur, disait:
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fonds en fidéi-commis, mais il faut s'arrêter pour la raison que la Province ne peut plus recourir à d’autres emprunts.”
Nos dépenses totales dépassent de $821,000 celles de la province d'Ontario, quoique cette dernière province ait une population beaucoup plus considérable,
L'honorable député de Wolfe a dit que le gouvernement de la province de Québec donnait beaucoup plus aux municipalités qu'Ontario. J’ai eu quelques statistiques et je constate que sur certains services impor-
Québec.
Ainsi pour l’Instruction publique :
Ontario donne : $684,559 et Québec $371,260.
Pour la colonisation :
Ontario $116,879 et Québec $86,- COO.
Charités :
Ontario $182,692 et Québec #$43,-
Ilme semble, M. l’Orateur, que nous devrions tous nous donner la main : afin de sauver cette province que nous a«iaons et de remettre sur un pied raisonnable l'administration des affaires.
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