OPPORTUNITÉ DE CETTE DÉMARCHE
Maintonant, prétendra-t-on que ma A Proposition n'a pas actuellement sa pion d'être ; que notre condition
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financière est tellement rétablie qu'il n’y a plus rien à réformer ?
Je ne le crois pas.
Tant que nos dépenses excèderont nos ravenus, il restera toujours quelque chose et beaucoup à faire ; et rappelous-nous, en outre, que lors même qu’elles ne feraient que s’équilibrer, la situation ne serait pas encore suflisante, car pour refaire par:
faitement notre situation, il faudrait pourvoir à l'extinction graduelle des six derniers emprunts, s’élevant à plus de $15,000,000 pour l’amortisse.
ment desquels aucun fonds n’a été institué.
SAINE POLITIQUE FINAN- CIERE
La vieille superstition qui faisait croire qu’une dette publique est un bienfait public, n'existe plus. Dans tous les Etats-Unis, les mesvres les plus énergiques ont été adoptées pour empêcher l'augmentation de la dette publique et pour en assurer l'amortissement.
Les constitutions de pas moins de douze Etats contiennent des disposi.
tions qui empêchent les Législatures d’encourir aucune dette sans qu’il soit en même teiups pourvu à son remboursement. Daus dix autres Etuts, aucune loi, autorisant un emprunt, ne peut être adoptée sans avoir été d’abord approuvée par un vote de la majorité des électeurs Dans plusieurs Etats aussi il y a des dispositions cons.
titutionnelles pour l'imposition d’une taxe spéciale, destinée à combler immédiatement tous les déticits dans le Budget. Des restrictions ont été également imposées aux municipalités pour les empêcher de s’endetter. Cependant, quand nous venons à comparer la condition de ces Etats et celle de notre province, nous découvrons combien elles diffèrent à notre détriment et nous devons être alarmés de l'étendue des engagements que nous avons contractés.
Celui des Etats-Unis qui apparemment est chargé de la plus forte dette est le Massachusett, laquelle