‹ Un million de bouffonneries, ou, Le blagorama françaisChapitre 19 sur 63 · DIX-HUITIÈME SÉANCE · texte numérisé non relu

DIX-HUITIÈME SÉANCE

M. Kemen ayant été reconnu l'autre jour sous les habits du berger Tityre, s'est déguisé en Mélibée.

Vu l'urgence, la Société des Puffistes est restée en permanence. M. Kernen semble affstissé sous le poids des travaux qui i'ac« câblent. C'est que jamais le puff en France n'a été si pullulant, !>i envahissaut depuis quehuHparticiUier$ (très connus dans Paris) se prétendent les restaurateurs de l'an-

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nonce. Comme si ce n*étail pas asseï de maltraiter cette pauvre langue française ik raison de 40 fr. par an.

M. Kernen monte à la tribune, improvise •et soupire le discours suivant :

Mes pichouns, mes cérin,

Quand z'ai fondé la Soeiété du Pu/f pour Texploitation du béolisme national, quand vous vous êtes ralliés à mon panace blanc, iroun dé Diéou! une pensée philanthropique, morale, elle inondait nos curs d'hommes. (Oui! oui!) Nous étions mus alors par le •désir de servir notre pays de France, que le ptt/f, cet héritage que nous tenons de l'Angleterre, il menaçait d'envahir:

M. GiLLOT. Je demande la parole.

M. Kbrnbn. Ze vais te la donner sitôt que 2*aurai Uni. Ze continue.

Eh bien, le croirez-vons? le puff il nous déborde plus que zamais, et en réitérant, comme disent ces gueux d'huissiers (rires) nous avons voulu l'extinction du puffisroe, cetle autre mendicité qui afQize notre belle patrie depuis que l'entenle cordiale de la

France et de l'Angleterre elle nous permet de danser la polka avec tous les peuples du globe. (Sensation,)

Grâce à cette entente cordiale, troun dé l'air ! gr&ce à la marine à vapeur, grâce aux cemins de fer, le pufT il a envahi nos çaumières, nos palais, nos industries, nos zoumaux, bagasse!

Lorsque le choléra anglais, qu'où désigne sous le nom de pufp, il s*inocula cez nous ^ grand orchestre, deux hommes de couraze et de talent ils se sont associés en disant à cette contation : Tu n'iras pas plus loin!

Ces deux hommes dont ze parle, c'est moi, d'abord, et Gillot ensuite. Hélas! de* puis dix ans bientôt, Gillot et moi nous avons combattu contre des moulins à vent; nous n'avons été que les Don Quissottede la çose ; la France elle était dézà pourrie zusqu il la moelle, tant l'Angleterre elle avait déteint sur elle.

M. Mattbt, dentiste. A la question ! à la question!

M. Kbrnbn. Z'y arrive. Le Zoumal des Débats, l'Opinion, le Constitutionnel, cef

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