‹ Un million de bouffonneries, ou, Le blagorama françaisChapitre 38 sur 63 · RÉCLAME · texte numérisé non relu

RÉCLAME

* Une affaire assez piquante, et qui doit soulever une question de droit assez curieuse en matière d^iovention de trésor, va être soumise aux tribunaux. On se rappelle qu'il y a quelques semaines des statues (d'un grand prix, comme toujours) ont été découvertes dans les fouilles de Tancien monastère de Saint-Antoine, converti aujourd'hui en un immense magasin de nouveautés. Jusque-là, cet établissement avait pour enseigne les Deux Vignerons; mais voici que les bons Parisiens se pressent autour des décombres, échafaudages et matériaux, et livrent chaque jour, pour ainsi dire, bataille aux ouvriers pour apercevoir le moindre bras, le plus petit chapeau de cardinal. L'idée vint aux nouveaux chefs de rétablissement de disposer leurs trouvailles de manière à satisfaire la curiosité des amateurs, et de prendre pour enseigne aux Moines de Saint- Antoine. Tableaux,

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prospectus, factures, tout est dtspésH ea conséquence ; déjà les portes du oionsslère sont ouvertes ; mais arrive le pro|Nriétairt de la maison , qui prétend avoir le droit d'enlever ces statues, qu'il appelle un trésor, et veut détruire le talisman qui doit amener tout Paris. Les locataires résistent, en soutenant que la maison entière leur a été louée sans aucune exception, et que le propriétaire ne peut rien distraire de ce qui s'y trouve. Nous tiendrons nos lecteurs au courant de la suite de ce débat.

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