‹ Un mod`ele pour chaque jour de l'année (volume 2)Chapitre 44 sur 59 · III. Terreur des hérétiques · texte numérisé non relu

III. Terreur des hérétiques

SAINT PIERRE, Prince des Afôtres

29 juin.

Saint Pierre, le prince des Apôtres, le chef visible de l'Eglise, le roc inébranlable et la base de la religion, la colonne de la vérité, enfin le vicaire ou le remplaçant de Jésus-Christ, dans tout ce qui regarde l'administration spirituelle du monde, se nommait Simon avant sa vocation à l'apostolat. 11 était fils de Jonas et frère de saint André. Il habita d'abord à Bethsaïde en Galilée, près du lac de Génésareth. Il se maria et se fixa ensuite à Capharnaiim, où demeurait sa belle-mère. André l'y suivit, et ils continuèrent leurs profession de pêcheurs. Quand saint Jean-Baptisle parut, ils s'attachèrent à lui, et devinrent ses disciples. Or, un jour, Jean-Baptiste voyant venir Jésus-Christ, s'écria : « Voici l'Agneau de Dieu. » André l'ayant entendu s'attacha au Sauveur, et son premier soin fut d'annoncer à son frère qu'il avait trouvé le Messie. Et il le conduisit vers Jésus. Or Jésus ayant fixé ses regards sur Simon, lui dit: « Tu es Simon, fils de Jonas; tu seras appelé Céphas, ce qui veut dire Pierre, roc inébranlable. » il. 21

Puis il le laissa retourner à ses filets. De retour chez lui, Simon gagna toute sa maison à Jésus-Christ.Vers la fin de cette même année, Jésus, marchant le long de la mer de Galilée, vit Simon et André occupés à pêcher, et il leur dit : « Suivez-moi et je vous ferai pêcheurs d'hommes. » Aussitôt il abandonnèrent leurs filets et le suivirent. Plus loin, Jésus vit deux autres frères dans une barque, Jacques et Jean, fils de Zébédée, qui raccommodaient leurs filets, et il les appela. Ils le suivirent aussi sans hésitation, et Jésus vint, à Gapharnaum dans la maison de Simon et d'André La belle-mère de Simon était au lit malade ; Jésus s'approchant d'elle, la prit par la main et commanda à la maladie de la quitter; aussitôt elle se leva et se mit à les servir.

Le lendemain, Jésus alla dans les villes et les villages d'alentour, et parcourntla Galilée, enseignant dans les sinagogues, et guérissant parmi le peuple tous les malades et les infirmes. Le bruit de ces prodiges se répandit par toute la Syrie, et de tous les pays on accourait en foule pour le voir et l'entendre. Étant près du lac de Génésareth, il vit deux barques dont l'une appartenait à Simon. Il monta dans cette barque, s'y assit. De là il enseigna la multitude. Quand il eut cessé de parler, il dit à Simon : « Avancez en pleine eau, et jetez vos filets pour pêcher. » Simon lui répondit : « Maître, nous avons travaillé toute la nuit sans rien prendre; mais sur votre parole, je jetterai le filet. » Ses compagnons l'imitèrent, et ils prirent une si grande quantité de poissons que leurs filets se rompaient. Simon-Pierre fut saisi d'épouvante ainsi que ceux qui avaient vu

POU! CHAQUE JOUR DE l.'\ ••

cette pêche miraculeuse, mais Jésus dil à Pin craignez point. » Dès ce moment ils quitteront tout et le suivirent.

Pierre répondit parfaitement à sa vocation; on le vit toujours plein de zèle pour Jésus-Christ et trine, et rempli d'ardeur pour faire connaître l'un et l'autre. Aussi devint-il spécialement l'objet des attentions de son divin Maître. Quand Pierre lui demanda d'aller à lui en marchant sur les eaux, Jésus lui en accorda la grâce pour récompenser son ardent amour. Te Sauteur venait de parler sur l'institution de la Sainte Eucharistie et sur l'obligation de manger sa chair sacrée, et de boire son sang précieux. De là plusieurs de ses disciples s'éloignèrent en murmurant et ne marchèrent plus avec lui. Jésus dit donc aux douze : I Voulez-vous aussi vous en aller? » Simon- Pierre lui répondit : « Seigneur à qui irions-nous? Vous avez les paroles de la vie éternelle. » A la Transfiguration sur le Thabor il s'écria dans un transport d'amour : « Il nous est bon d'être ici... » Un autre jour, en allant de Bethasïde à Césarée de Philippe, Jésus demandaà ses disciples : « Que dit-on du Fils de l'homme? b Ils lui répondirent : « Les uns disent que vous êtes Jean-Baptiste; les autres Élie ; les aul Jérémie ou l'un des prophètes. » « Et vous, leur dit Jésus, que dites-vous que je suis?» Pierre lui répondit : «Vous êtes le Chri>t, Le iils du Dieu vivant. Et Jésus lui repartit : «Vous êtes bien heureux, Simon, fils de Jean ; car ce n'est point la chair et le sang qui | vous l'ont révélé, mais mon Père qui est dan- le ciel. Et moi aussi je dis que vuus ôle> Pie: iv, 61 IV cette pierre je bâtirai mon Église et les portes d< 1'

fer ne prévaudront point contre elle; et je vous donnerai la clef du royaume des Gieux; et tout ce que vous délierez sur la terre sera délié dans les Cieux. » Ces paroles admirables étaient une grande prédiction qui devait se réaliser lorsque Jésus serait sur le point de quitter la terre. Pierre signale en toute occasion son zèle et son attachement à son Maître : il ne peut se résoudre à voir Jésus lui laver les pieds ; il tire l'épée pour le défendre contre ceux qui viennent se saisir de sa personne pour le conduire au tribunal des Pontifes.

Quand Jésus annonça à tous ses disciples qu'il allait être livré à ses ennemis, et que ses disciples l'abandonneraient, Pierre, toujours plein de zèle pour son Maître, assura qu'il mourrait pour lui s'il le fallait, plutôt que de lui être infidèle ; et que quand même tous les autres l'abandonneraient, pour lui, il ne le quitterait jamais. Mais, ô faiblesse ! ô fragilité humaine! Pierre a le malheur de le renier jusqu'à trois fois à la parole d'une simple servante. Un seul regard de son Maître le fait rentrer en lui-même; il reconnaît la grandeur de sa faute et il verse des larmes qui ne cessent de couler que le jour de sa mort.

Le jour de la résurrection du Seigneur, un Ange chargea les saintes femmes de dire à Pierre et aux autres disciples que le Maître était ressuscité, et qu'il les précéderait en Galilée. A cette nouvelle Pierre est un des premiers à courir au sépulcre ; et le Sauveur pour lui montrer qu'il avait oublié sa faute daigna le favoriser d'une apparition particulière.

Dans une de ses nombreuses apparitions, il se montra à Simon-Pierre, à Thomas, et au iils de Zébédée,

POUR CDAQUI JOUH DB l'an*.

sur la mer de Tibériade, e1 leur commanda do jeter dans la mer leurs filet>. Pierre, sur sa parole, monta

dans la barque, renouvela la pCchc miraculé l Jésus voulut lui faire effacer son triple reniement par une triple profession d'amour; il lui dit : « Simon, lils de Jean, m'aimez-vous plus que ceux-ci? — Oui, Seigneur, lui répondit Pierre; vous savez que je vous aime. » Jésus lui dit : « Paissez mes agneaux. » — 11 lui dit une seconde fois : « Simon, fils de Jean, m'aimes-vous? — Pierre lui répondit : o Oui, Seigneur, vous savez que je vous aime. » Jésus lui dit : « Paissez mes agneaux. » — Il lui demanda pour la troisième fois : « Simon, fils de Jean, m'aimez-vous? » — Il lui répondit : « Seigneur, vous connaissez toutes choses, vous savez que je vous aime. » Jésus lui dit : «Paissez mes brebis. » C'est alors que Pierre est définitivement établi le pasteur suprême de l'unique troupeau de Jésus-Christ. Aussi, une fois le Sauveur monté au ciel, voyons-nous Pierre, le remplacer en toutes choses, agissant en tout comme le chef et le souverain Pasteur, c'est lui qui propose aux Apôtres, enfermés dans le Cénacle, l'élection d'un Apôtre à la place de Judas ; et dès qu'il a reçu le Saint-Esprit au jour de la Pentecôte, il proche hautement dans la ville de Jérusalem, la gloire et la résurrection de son Maître, et par son premier discours il convertit trois mille hommes. Il a le don des langues, et est entendu à la fois de vingt nations différentes. Il rencontre, à la porte du temple, un pauvre qui dès le sein de sa mère était perclus de ses jambes. Je nai ni or, ni aryeitt, lui dit-il, ?nais ce que fai, je vous le donne, au nom de Jésus de Mazarethy

levez-vous et marchez. Après ce miracle, Pierre parle une seconde fois aux Juifs, et par ce second discours il convertit à la foi, cinq mille personnes. Il est maltraité par les chefs de la Synagogue et il souffre avec joie. Les fidèles viennent en foule mettre leurs richesses à ses pieds : Saphire et Ananie, pour avoir voulu le tromper, et mentir au Saint-Esprit, tombent morts à ses pieds, frappés d'un coup terrible de la puissance divine. Les miracles se multiplient sous sa main : Dans la ville de Lydde, Pierre guérit un paralytique, nommé Enée, étendu depuis huit ans sur son grabat. — A Joppé, il ressuscite une pieuse veuve, morte depuis plus de deux jours. Partout son ombre guérit les malades.

Il parcourt la Judée pour annoncer aux Juifs le royaume de Dieu. Il est mis en prison par les ordres d'Hérode, et il est miraculeusement délivré par un ange. Il préside au premier concile de Jérusalem, où il décide que les Gentils qui embrassent le christianisme, ne doivent point être assujettis à la loi de la Circoncision. Après avoir fondé l'Église d'Antioche où il resta sept ans, il alla à Rome et fit de cette ville le centre de la religion chrétienne. Ce fut là qu'li confondit Simon le magicien. Ce séducteur avait promis, qu'à un jour indiqué, il s'élèverait dans les airs. En effet, au jour convenu, soutenu par la puissance des démons, il s'élève vers les cieux, voulant ainsi imiter l'Ascension du Sauveur. Mais Pierre, pour détromper un peuple crédule, prie, et aussitôt le magicien tombe de tout son poids et se brise les jambes dans sa chute. Quelques jours après, il meurt de honte et de désespoir. — Le saint Apôtre opérait

TOUR CHAQUl FOUI DE ï.'ann

do trop nombreuses conversions pour que L'enfei déchaînât point sa rage contre lui. Il fut bientôt saisi et réuni à Paul dans la prison Mamertin<'. Pierre délivré de sa prison par ses gardes converti! sort de Rome sur les instantes prières des fidèles. Au moment où il met le pied sur le seuil de la porte, il voit Jésus-Christ entrer par la même porte. Le saint Apôtre lui demande : « Seigneur, où allezvous ! — Je vais à Rome pour être .crucifié de nouveau. » L'Apôtre comprit ce langage, il vit que Dieu agréait son sacrifice. Il retourna sur ses pas, se remit de lui-même entre les mains des persécuteurs, qui le crucifièrent ; seulement il obtint d'être attaché la tête en bas, se jugeant indigne de mourir comme son divin Maître. Il avait siégé vingt-cinq ans à Rome. Son martyr, ainsi que celui de saint Paul, eut lieu le 29 juin de l'an 60.

Réflexions pratiques.

Notre-Seigneur demande a Pierre : « M'aimezvous ? » Le chef des Apôtres interrogé deux fois encore de la même manière répond : « Oui, Seigneur, vous savez que je vous aime. » Cet amour exprimé par des paroles est manifesté par des actes. Les larmes qui coulent de ses yeux après sa chute, son zèle et ses prédications à travers mille dangers, les souffrances et la mort qu'il endure pour Jésus- Christ en sont une preuve saisissante.

Si Jésus-Christ nous demandait ainsi qu'à Pierre : « M'aimez-vous?)) pourrions-nous répondre comme cet apôtre : Seigneur, vous savez que je vous aime! Nos œuvres ne nous démentiraient-elles pas? Que faisons-

nous pour Dieu? Le servons-nous fidèlement! Accomplissons-nous en tout sa volonté sainte ? Évitons-nous le péché qui l'outrage? Pleurons-nous nos fautes passées? Qu'avons-nous souflert, que souffrons-nous, que voulons-nous souffrir pour Jésus- Christ? Sommes-nous disposés à verser notre sang pour son amour. Que répond cet arrêt dans le service du Seigneur à la moindre difficulté?... Cependant sans l'amour de Dieu nous ne pouvons qu'être anathématisés à ses yeux. Aimons-le donc, réchauffons nos cœurs; conjurons l'Apôtre de nous obtenir ce don de l'amour.

Plan de méditation.

Foi de saint Pierre : 1° foi généreuse : Ecce nos reliquimus omnia; 2° foi pratique démontrée par tous les actes de sa vie.

COMMÉMORAISON de SAINT PAUL, Apôtre

30 juin.

Saint Paul, dont le nom était Saul, naquit à Tarse en Cilicie, deux ans après la naissance de Notre-Seigneur. Il était Juif et de la tribu de Benjamin. Son père, un des principaux habitants de la ville, le fit élever d'après les principes de la secte pharisienne. Il l'envoya à Jérusalem et lui donna pour maître le célèbre docteur Gamaliel qui l'instruisit dans la lo de Moïse et dans la manière de l'observer. Ardent ennemi des chrétiens, il consentit au martyre de

POUR CHAQUE JOUB Dl L*A«H

saint Etienne et il gardait les vêtem- intfl de ceux qui lapidaient le saint diacre. Envoyé à Damas pour aider à persécuter les chrétiens, il fut, dans sa route, environné d'une lumière éclatante et jeté à terre. Jésus lui reprocha de le persécuter. Paul se soumit. Devenu aveugle, il fut conduit à Damas, où Ananie lui rendit la vue et le baptisa. Alors Paul commença à prêcher hautement Jésus- Christ. Les Juifs irrités voulurent le faire mourir, mais il leur échappa, les chrétiens l'ayant descendu dans une corbeille par les créneaux des remparts. Il retourna à Jérusalem, où saint Barnabe le présenta aux Apôtres : mais il fut encore obligé d'en sortir pour éviter la persécution des Juifs, qui ne pouvaient lui pardonner d'avoir abandonné leur parti, et de s'être déclaré contre la synagogue, après avoir été un de ses plus ardents défenseurs. 11 alla à Césarée, et de là à Tarse, où saint Barnabe le vint prendre pour le mener prêcher l'évangile à Antioche. Il y avait trois ans que Paul et Barnabe travaillaient avec de grands succès dans cette ville lorsqu'ils reçurent l'ordre d'aller prêcher successivement dans un grand nombre de pays. Ce fut avant son départ que saint Paul reçut le titre d'Apôtre des nations. Il s'embarqua pour Chypre. Cette île avait pour gouverneur le proconsul Sergius-Paulus, homme sage et droit qui eût volonliers embrassé la religion chrétienne, si un insigne magicien nommé Elymas, ne l'en eût détourné. Saint Paul animé d'un saint zèle contre ce fourbe : « Scélérat, lui dit-il, tu veux empêcher les hommes de bien de voir la lumière ; tu seras privé loi-même de voir pour un temps la lu-

mière du soleil. » A l'instant Elymas fut frappé d'aveuglement. Ce miracle émut le proconsul qui se convertit aussitôt. C'est en mémoire du disciple qu'il venait de gagnera Jésus-Christ que Saul prit le nom de cet homme et s'appela Paul.

Paul commença de nouvelles missions où il opéra un grand nombre de conversions. A Philippes il fut arrêté par l'ordre des magistrats, flagellé, puis incarcéré. Comme il était en prison, pendant la nuit, il se fit un tremblement déterre qui ouvrit les portes de la prison ; les fers des prisonniers se brisèrent, tous les détenus prirent la fuite ; mais Paul resta, et voyant que le geôlier, qui était chargé de lui, était prêt à se tuer de désespoir, il lui parla, le convertit et le baptisa.

À Thessalonique, il prêcha dans la synagogue, et fit beaucoup de chrétiens, auxquels il conseilla de vivre du travail de leurs mains, pour n'être à charge à personne, ainsi qu'il en usait lui-même, s'occupant à faire des tentes qu'il vendait pour le service des troupes.

A Athènes, il prêcha dans l'Aréopage et convertit un sénateur, nommé Denis. 11 fit aussi plusieurs conversions à Corinthe, à Éphèse, et dans d'autres villes, où il établit des églises nombreuses. — En Troade il ressuscita un mort.

Paul fut mis plusieurs fois en prison, et l'on voit dans ses lettres le détail de ses souffrances et de travaux. On peut dire que ce grand apôtre s'est peint Lui-même dans ses écrits. On y voit l'élévation uo suu esprit et La fermeté de bon caractère, son zèle pour la religion, son amour pour Dieu et pour

POUB CHAQUE JOUR DK I.'.WNI '. ! :{71

ses frères, sa charité pour les pauvres, sa mortification, son désintéressement, sa bonté, sa douceur, M patience.

Ce saint souffrit le martyre à Rome avec saint Pierre. Comme il était citoyen romain on ne lui lit point subir le supplice de la croix qui était le supplice des esclaves; mais on lui trancha la tôte. Ceci arriva le 29 juin de l'année 65 de Jésus-Chribt.

Réflexions pratiques.

La grâce prévint saint Paul, elle le chercha dans ses égarements, elle le pressa, elle en fut victorieuse; d'un grand pécheur elle fit un grand saint, un grand apôtre. Remercions Dieu de ce qu'il nous a soufferts dans nos désordres, de ce qu'il nous en a retirés par sa grâce. Aimons-le de tout notre cœur, et soyons-lui d'autant plus fidèles et attachés que nous lui avons été rebelles.

Saint Paul, s'étant donné à Notre-Seigneur, n'a aimé que lui, et il l'a aimé éminemment; il n'a travaillé que pour lui et pour sa gloire; il l'a prêché avec zèle; il a souffert des persécutions horribles, des tourments cruels, les chaînes et la mort pour son honneur et pour son Evangile. Si nous ne pouvons pas faire autant que ce grand apôtre, faisons pour Jésus-Christ ce que nous pouvons avec sa grâce, il acceptera nos bons désirs; il récompensera nos travaux. Notre couronne est déjà préparée, si nous lui sommes fidèles jusqu'à la mort. Quel plus pressant motif pour nous engager aie servir.

Plan de méditation.

Saint Paul après sa conversion a donné son cœur: 1° tout entier à Jésus-Christ; 2° tout entier au prochain pour l'amour de Jésus-Christ.

rouu CHAQUE jour di: l'anm

Page 1