‹ Un modèle pour chaque jour de l'année (volume 2)Chapitre 66 sur 67 · NOTRE-DAME DES SEPT-DOULEURS · texte numérisé non relu

NOTRE-DAME DES SEPT-DOULEURS

Troisième dimanche de septembre.

L'Église après avoir célébré la fête de la Compassion de la Sainte Vierge, le vendredi de la semaine de la Passion, a institué celle de Notre-Dame des Sept- Douleurs, qu'elle solennise le troisième dimanche de septembre. Cette fête a pour but de nous rappeler le martyre de Marie.

Le saint vieillard Siméon ayant contemplé et pressé contre son cœur l'Enfant-Dieu, au temple de Jérusalem, prédit qu'un glaive de douleur traverserait le cœur si aimant de Marie, Cette prédiction du saint vieillard ne tarda pas à se réaliser. Depuis ce moment, en effet, sept circonstances plongèrent comme sept glaives de douleur dans le cœur si pur de Marie et la couronnèrent Reine des martyrs.

La première qu'elle ressentit fut à l'occasion de la prédiction de Siméon lui annonçant les souffrances et la mort de son Fils.

La deuxième fut l'obligation de se sauver en Egypte, pour se soustraire à la persécution du cruel Hérode, qui cherchait son Fils pour le faire mourir.

La troisième fut lorsque, au temps de Pâques, elle perdit à son retour Jésus, son divin Fils, et le pleura trois jours.

La quatrième douleur de Marie fut de le rencontrer, portant une pesante croix sur ses épaules et montant au Calvaire pour être crucifié.

La cinquième fut de voir ce Fils bien-aimé élevé m. 29

sur une croix, tandis que son sang ruisselait de toutes les parties de son corps.

La sixième fut de recevoir entre ses bras le corps inanimé et percé d'une lance du Sauveur Jésus, lorsqu'il fut détaché de la croix.

La septième et dernière douleur de la Sainte Vierge fut de voir le corps de son divin Fils enfermé dans le sépulcre.

Cette fête s'appelle encore la fête de Notre-Damede-Pitié, et ce mot exprime bien le sentiment qui devait être au cœur de cette âme abîmée dans la douleur à la vue des souffrances de Jésus-Christ, et qui doit être au cœur des fidèles, à la pensée du martyre de Marie.

Réflexions pratiques.

Contemplons, dans les bras de Marie, l'Homme- . Dieu, mort pour nous et crucifié pour nos iniquités. Compatissons aux douleurs excessives de cette mère désolée. Joignons nos larmes aux siennes et détestons nos péchés qui, ayant fait mourir son Fils, ont été la cause de son martyre. Prions la Reine des martyrs de nous obtenir du Sauveur les grâces nécessaires pour profiter de ses exemples et imiter ses vertus quand il lui plaira de nous faire part de ses humiliations, de ses douleurs et de sa croix ; et en la priant, travaillons à former en nous ces admirables vertus.

Plan de méditationc

1. Objet de la douleur de Marie : lo un Fils bienaimé qui est crucifié ; 2o un Fils qui est Dieu.

II. Nature de cette douleur : 1° douleur intérieure ; 2° douleur extérieure.

Autre plan.

Page 1