II. Le nôtre doit lui ressembler
POUR CHAQUE JOUR DE l'aNNÉE 205
SALNTE GERTRUDE, Vierge 15 novembre.
Sainte Gertrude, issue d'une famille illustre de la Haute-Saxe, était sœur de sainte Mecthilde. On la mit à l'âge de cinq ans chez les Bénédictines de Rodersdorff, où elle consacra sa virginité et sa personne à Notre-Seigneur Jésus-Christ. Depuis ce temps, tout à fait étrangère aux choses de ce monde, et uniquement adonnée à la vertu, elle mena un genre de vie tout céleste. On lui avait appris le latin qu'elle parlait et écrivait parfaitement bien. En 1294, elle prit l'habit religieux et fît profession dans le même monastère. Dès lors elle s'appliqua à l'étude de la sainte Écriture, de la théologie scolastique et mystique, et en découvrit les plus beaux secrets ; son étude favorite fut cependant celle de la perfection, la contemplation des mystères et la prière. Ses plus chères délices étaient de méditer sur la Sainte Eucharistie et sur la passion de Jésus-Ghriat. Cette dévotion fut si agréable au divin Sauveur, qu'il accorda à Gertrude le don des larmes et grava spirituellement dans le cœur de cette illustre vierge les stigmates de ses plaies.
Parvenue à l'âge de trente ans, Gertrude fut élue abbesse du monastère de Rodersdorff ; mais l'année suivante, elle se retira avec ses religieuses dans celui de Heldorf. Pendant les quarante ans de cette charge, elle déploya tant de charité, de prudence et de régularité, que le monastère paraissait le séjour de la perfection rehgieuse. A la pratique de l'obéis- IV. 12
général. On n'entendait dans la ville métropolitaine que pleurs et gémissements, et ces douloureuses paroles : Le Saint estmort^ le Saint est mortl! !
Réflexions pratiques.
Saint Véran ne s'est pas seulement occupé de sa propre sanctification, mais il a travaillé sans relâche au salut des âmes. Ce n'est pas seulement aux ministres de Jésus-Christ qu'il est ordonné de défricher la vig ne du Seigneur, mais d'après la sainte Écriture tout chrétien est responsable du salut de son prochain. Chacun est obligé, selon ses moyens et les circonstances, de contribuer au bien spirituel de ses frères, tantôt par l'exemple de ses vertus, tantôt parla douceur de ses avis et la force de sa charité. Oh ! que d'âmes de moins pour l'enfer et de plus pour le Ciel, si le précepte de la charité fraternelle était mieux compris. L'ai-je moi-même toujours bien compris et bien pratiqué? Que répondent mes actes? Mon Dieu ! donnez-moi le courage d'observer le précepte qui doit marcher à la tête de tous les autres.
Plan de méditation,
I. Quel a été le zèle de saint Véran à travailler à sa sanctification et au salut des autres.