SCÈNE IV
Je croyais m'enteodre quelque peu à interpréter les songes. Mais ceux-ci ne ressemblent à aucun autre. Une divinité vous a certainement visitée cette nuit.
PROGLA.
Hélas ) elle m'a révélé la mort prochaine de ce juste.
PBRSIDE.
Dites plutôt : les dangers qui le menacent, et qu'elle vous invite à détourner.
PROGLA.
Quel est ce tumulte dans la rue?
PBRsiDB, à la fenêtre.
C'est une troupe de gens qui passent, portant des armes et des lanternes... Ha I au milieu d'eux est enchaîné le jeune Galiléen. . .
PROGLA.
Grands dieux! s'il doit périr, ne permettez pas que son sang soit sur nous t Donnez, donnez à mon époux le courage de résister jusques à la mort, aux instances, aux menaces de ces hommes de sang !
PERSIDE
Que les dieux vous entendent et vous exaucent!
PROGLA.
Quelle heure est-il ?
PBRSIDE.
Je vois apparaître à l'Orient les premières lueurs de l'aurore... Elles sont rouges comme le sang... Quel affreux nuage pèse sur Jérusalem ! On le dirait prêt à détruire la ville! Il est sillonné d'éclairs livides sans roulement de tonnerre.