‹ Un négociant de Besançon; comédie en un acteChapitre 3 sur 16 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

DOLORÈS, GONGEPCION, LE MILITAIRE, puis LA BONNE.

Dolorès etConcepcion travaillent à des ouvrages de tapisserie. Il est deux heures de l'après-midi. On n'a pas encore enlevé les tasses de café.

DOLORÈS

Alors, Alfred, puisque tu as la permission de minuit, tu peux revenir dîner ce soir. Tu n'as pas besoin d'être avant minuit à la caserne de la Pépinière.

LE MILITAIRE^ timidement.

Bien, ma tante.

DOLORÈS

Si ça t'ennuie, ne reviens pas.

LE MILITAIRE

Ça ne m'ennuie pas, ma tante.

DOLORÊS.

Moi, je trouve qu'il vaut mieux que tu dînes ici que d'aller t'abîmer l'estomac dans de mauvais restaurants J'ai encore reçu hier une lettre de Bayonne, ta mère me recommande de bien te soigner. — Il faut que je lui écrive aujourd'hui. Je vais lui dire de venir quelque temps ici, aussitôt que mademoiselle Concepcion retournera en Espagne, (un temps.) N'est-ce pas que c'est une gentille personne, cette demoiselle?... Oh! tu peux parler, elle ne comprend pas un mot de français.

LE MILITAIRE

C'est une personne que tu as connue en Espagne ?

DOLORÈS

Je l'ai connue à Badajoz, où j'ai habité vingt ans, quand ton pauvre oncle y était consul de France... (a Concepcion.) Mi sobriuo preguuta si no nos anociamos.

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