LEBLANC, ZÉPHYRINE
LEBLANC
Enfin, nous voilà seuls... Mc pardonnerezvous, ma Zéphyrinc. de ne pas vous avoir encore demandé des nouvelles de cette petite santé? — Pas ma! ; et la vôtre. — Pour ce qui est de moi, je continue à fleurir au physique et à dépérir au moral. zépiiyrine.
Qu’avez-vous doue qui vous tracasse ?
zéphirine.
F.h! messieurs!... qu'y a-t-il donc?
LEBLANC, à Fricard.
Pas de gros mots devant eette femme , c’est ma fiancée, (a Zéphyrinc.) Rassoirez-vous, ma colombe, et dissipez toute frayeur.
ZÉPHYRINK.
Mais, je yc suis pas eilrayéc , je vous assure...
LEBLANC
Vous dissimulez, Zépknine, vous êtes très, émue, et cela se conçoit... mais votre Narcisse ne court pas le plus petit danger.
fricard.
Vieux fon!...
LEBLANC, à Zéphyrinc.
Ne faites pas atleiiüon. Ce jeune homme voudrais me précipiter hors des gonds , mais il n’y parviendra pas. Ne tremblez donc pas ainsi ; je vous réitère que je suis calme, très calme...
ZÉPIIYIIINE.
Mon Dieu! M. Leblanc... mais je ne tremble, ni ne suis émue.
LEBLANC
Ah! bah!., au fait c’est possible... mais vous auriez pu l’étre... (A lrkard») Eh bien ! vous êtes encore là? fricard.
Oui, tyran... Ah! vous pensiez m'effrayer par vos grands airs... minute! Vous me refusez votre nièce... très bien, vous en avez le droit», mais moi, je la veux, et je l'aurai, en dépit de vous et du rit al , oh ! Dieu ! que vous me préférez ; en déjMt jd’elle-mèine, s'il le faut !
zÊPIlvniNt, à Leblanc.
Vous congédiez M. Fr ica ni... un jeune homme charmant...
LEBLANC
Ce qui me tracasse ? mais c’est vous, toujours vous, rien que vous !
ZÉPIlVniNE.
Monsieur... de grâce...
LEBLANC
De la pudeur!., très bien, je vénère la pudeur ; aussi ne présupposé-je point 1 avoir outragée. Seulement, je vous ferai observer que, grâce à tous vos retards, je souffre infiniment plus que Saint Laurent sur son gril.
ZÉPIIYIIINE.
Mais aussi, mettez-vous à ma place... voyez une faible fejtuue... ignorante des usages du monde, sur le point de sacrifier sa liberté, de se donner un maître. D’un autre côté, je sais bien que vous êtes un parti avantageux, et comme je Je désirais...
LEBLANC
Ah ! vous me faites rougir.
ZÉPIIYIIINE»
Vous avez un nom...
cuü wfc.;
Narcisse Leblanc... pour vous servir.
Huît mille francs de rente.,..
l’as toutrà-faii, je n’en ai que cinq à vous of- | frir. zê ru y ni ne.
. Ah ! vous pensez bien que je n’uüache aucune importance à très détails matériels. (A part.) Rien ((lie cinq mille francs!
iKjiiiiyJtii nom tohANC.
vous n’avez pas votre pareille à tlix lieues à la «œ» ronde...