‹ Un Neveu, s'il vous plait folievaudeville en un acte de MM. Albéric Second et Emile PagèsChapitre 4 sur 29 · UN NEVEU. S’IL VOUS PLAIT · texte numérisé non relu

UN NEVEU. S’IL VOUS PLAIT

Ainsi donc j’auriii pcrda treize mois de mon existence à contempler les beaux yeux de votre nièce, pour qu’ils me fiassent devant le nez ! plus souvent.,.

* N 'espérez pas que je pâtisse,

Plus long temps de votre dédain;

Fol de Fricard faut qu’ça finisse,

J' suis un homme cuit si dés demain.

De votre niée’ je u 'obtiens pris la main.

Mon sang fermente dans uia tète.

Mon cour est brûlant comme un four;

.1* rte sens capabi’ de falr’ quelque houlette,

Car, voyez-vous. Je suis pétri d’amour.

Eu vérité, j’suis, etc.

LEBLANC

C’est comme si vous chantiez. J’ai trouvé pour ma nièce quelque chose de très avantageux, eu égard à la fortune : M. Polydorc Cagnolei, de Falaise.

FRICARD.

Maquignon de malheur, va !

LEBLANC

Oseriez-vous me menacer ?

FRICARD.

L’avenir vous l’ a ppre n dra, oncle intempestif...

LEBLANC, furieux.

Intempestif!...

FRICARD, â Zéphirine.

Le mot est juste. (A Leblanc, qui parait s'impatienter.) Calmez- vous, maquignon, je m’en vais.

Ata : Vu k>m>iar fou» faire un lablrau.

Puisque Je n’espére plus rien.

Pulsqu’cnfin il faut que je sorte J’obéis; mais, sachez- le bien.

Pour moi la secousse est trop forte.

Je sens ma tète sc déranger...

. ZÉPHIRINE, La».

Parc* qu’il reste célibataire Sa létc serait en danger...

On voit plus souvent le contraire.

LEBLANC, conduisant Fricard.

Je m’importe peu de vos phrases... que disje? j’en ris beaucoup dans le fond de moimême... FRICARD. '

Rira bien qui rira le dernier, je ne vous dis que ça... (Il sort.)

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