SC£ME I
LUCILE, MADAME DE LUSSANG; UN Domestique; puis DE LUSSANG.
(Madame de Lussang entre parle fond auec Lucife, porte du milieu).
madame de LCS5ANC, à un domestique qui pose une banquette à droite.
Baptiste, vous placerez aussi des banquoltes dans le petit salon... on y dansera.
(Le domestiqua sort par la porte du fond à gauche .)
DE lussang, en dehors.
Qne personne no touche au buffet... jo me charge dn buffet. (Il entre tres-effari par la droite. — Alt caritonnmlc. ) El qu'on me prévienne quand on apportera lo pâté de Strasbourg... (Aur daines.) Gemment! mesdames, pas encore coûtées?... à quoi songez-vous donc?
Lt'ClLE.
Oh ! nous avons lo temps
MADAME DE LUSSANG.
Il n’esl qno huit heures... nous attendons le coilTcur.
DE LUSSANG.
Co que je vous recommande, c’est d’être belles... (Madame de Lussang remonte. — Il passe près de Lucile.) Toi surtout, mon enfant...
LtJCTLE.
Moi! pourquoi?
DE LUSSANG.
Parce que... une demoiselle qui a 17 ans... eh ! eh I qui saîL? au milieu d'un bal... il so trouva souvent un prétendu... madame de lussang, redescendant et à demi-voix.
Mon ami...
DE LUSSANG.
Oui... c’est vrai... co n’esl pas lo moment... nous en recauserons plus tard...
lucile, à part . ' ,
Un prétendu! (/faut.) Avez-vous envoyé une invitation à M. Dc-üuel?
DE LUSSANG.
Mon notaire I parbleu t
MADAME DR LUSSANG.
Je vous annonce aussi un nouvel invité...
DE LUsSANG.
Qui ça?
MADAME DP. LUSSANG.
Votre sergent major... M. de Champignol...
DR LUSSANG.
C’est une excellente idée! je lui raconterai comme quoi m‘r tant fait couper les cheveux...
MADAME DE LUSSANG.
Ja lo recommande à toutes vos bonnes grâces.
DR Ll’SSANG.
Soyez tranquille! jo lui ferai goûter mes foies gras... si U tefoi» ils arrivent... car non n’arrive aujourd'hui... ni les | tés... ni les coiffeurs... c'est très grave!... et notez que les , Chois me manquent aussi !...
MADAME DE LUSSANG.
Les anchois?...
DE LUSSANG.
Oui... il se passe sur cette salaison quelque chose d’extra»
dinaire... Vous aile* <*hez un marchand... von* lui demande» des anchois... savez-vous ce qu’il prend?... un coUeretl...
Lear . k et madame de lussang, riant.
Comment! un coUerctf
DE LUSSANG.
C'est comme j'ai l'honneur do vous le dire.
le domestique rentrant par le fond à gauche.
Madame... il est arrivé.
de lussang, uiuemenf.
Mon pâté?
LE DOMESTIQUE
Non, monsieur. — Le cdTfTonr do madarno. ( Il remonte à droite, et reste au deuxieme plan.)
madame DE LtssANG, allant à Lucile.
Allons, Lucile.
LUCILE
Voilà, ma marraine. (A'part). Un prétendu! sorait-ce M. Des ruel?
DE Ll’SSANC.
Pas de pâté! c’est extrêmement grave, celai...