‹ Un notaire à marier comédievaudeville en trois actesChapitre 8 sur 45 · SCÈNE XX · texte numérisé non relu

SCÈNE XX

desruel, étant son manteau qu'il jette sur uni chaise prés du bureau, et paraissant en costume de paillasse. — Calment. Les aimables gamins I... voilà pourtant comme j'étais il y a

trois mois... avant d'acheter l’étude du père Buzonvllle... mais maintenant, c’est différent... je sms devenu un homme séri.ux I I Regardant son costume.) Pas dans ce moment... je rentre du bal masqué... Dieu ! l ai-je aimé le bal masqué I... quand j’étais clerc !... et ma foi ! un notaire qui commence, ça ressemble beaucoup à un clerc qui Suit... et je suis en train de finir, voilà I {Il fait un geste de lai tnaigué.) Mais cela ne m’empêche pas d’exercer honorablement ma profession... je pince de la cravate blanche de huit heures du malin à sept heures du soir, et j’entreprends Jo contrat de mariage et le testament avec la plus grande propreté... en manchettes 1 (Par réflexion.) Tiens I si pétais mon paillasse... (Il commence à défaire quelques boulons.) On parle vaguement do me marier... monsieur Buzonville surtout, mon prédécesseur... je lui dois ma charge, et il ne serait pas fâché de palper une dot , le vieux cancre !... quant à moi. Je ne suis pas pressé... je la passe assez douce... et puis, quoique notaire, j’ai un sentiment dans le cœur... Lucile, la pupille de madame de Lussang... dix sept ans... un ange de candeur... malheureusement, elle est encore en pension... mais je l’attendrai ! Ohl oui, )o l’attendrai... pas en paillasse, par exemple I (Voix de Buzonville (fan# la coufijsc à gauche.) buzonvillb, en dehors.

C’est an abus ! un pillage !

DESRUEL.

Quel est ce bruit ?

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